20.07.2009

Indispensable


James blunt : You're beauteful

 

J'écouterai,
Longtemps, le murmure de ta voix déposé sur le mouvement de tes lèvres,
Mon œil fixé sur le ciel où la lune immaculée nous raconte ce "Nous" qui déjà s'en va,
A la hauteur de ce soleil qui me rendait si belle,
Et qui dans le tapis du ciel,

Fait chavirer les autres astres constellés.


Je regarderai,
Fixées dans l'ombre,
Les nouvelles étoiles,
De cette voute sans lune,
Comme le gel en hiver,
Se fixe sur les ramures,
De mes branches au ciel dépouillées de feuillures.

Déjà j'ai froid.
Mon langage se mure,
Crispé dans le bleu de mes doigts.
J'ai froid.



Claude Chatron-Colliet ©2009

14.05.2009

L'Art et le Développement Durable

 

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©Photographie CLASS

 



 

 

Projet du Lycée Colbert de Reims

L'ART ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE

 

 

De la Pierre à l'écran :

 

L’art, avec le langage et la technique, est un domaine des cultures qui distingue l’homme des autres espèces.

 

Comme le langage, l’Art n’est qu’un support qui permet de véhiculer des pensées qui le précèdent. Il s’agit donc d’une méta représentation où tout porte à croire que la pensée et les images mentales conditionnent le langage écrit, sculpté, dessiné et non l’inverse, car il présuppose en dehors du sens esthétique, du désir de création. L’homme est alors apte à produire des représentations mentales par exemple, l’objet doit être conçu mentalement avant d’être réalisé, et s’intègre dans un processus dépendant d’un mécanisme cognitif à forger des « images mentales » que l’on nomme idées.

On pourrait alors se poser la question comment est apparue cette fonction très spécifique de l’être humain sinon sa prédisposition et sa capacité à anticiper, à se projeter dans l’avenir et à émettre des idées et des hypothèses qu’il sélectionne en vue d’élaborer un Projet.

 

Cette aptitude cognitive comme l’anticipation, présuppose une « niche culturelle ».

Empruntée à la biologie évolutive, la niche culturelle désigne l’ensemble des transformations que les organismes font subir à leur environnement. Elle s’inscrit chez l’homme dans le cadre de la planification et de l’organisation vers le but recherché. Cette niche pourrait être l’équivalent d’un système dans lequel la partie la plus intéressante serait comme toujours la notion de « feed-back » c'est-à-dire « la remise en question constante de l’idée ou de l’objectif projeté, permettant une évolution dynamique de la pensée et des solutions aux problématiques soulevées. Ainsi surviennent les concepts comme le concept de l’hiver qui induit la nécessité de mettre en place à la fois la chasse en vue de s’alimenter et de faire des provisions, mais aussi de pourvoir aux peaux pour se protéger du froid ou encore de tirer la graisse pour voir dans les cavernes et encore imaginer des histoires et préfigurer des Peintures rupestres racontant le monde intérieur qui les accompagne[1]. C’est ainsi que naît le symbolisme, un langage à système d’icônes ou de mimes. En effet ce langage appartenant aussi bien à l’art qu’à l’écrit, permet des interrelations qui libère l’utilisateur des buts liés aux conditions présentes, il fait appel à l’imaginaire en sélectionnant à la fois l’architecture et le sens du mot ou du graphe, ou encore de l’image par laquelle est avertie le receveur, permettant d’instruire les membres d’un groupe et d’entreprendre des actions collectives.

 

Ainsi on assiste à la naissance du mème dont je vous ai déjà largement parlé au cours de mes conférences, le même est la conjonction du mot « gène » et « même » qui distingue une identité culturelle de base : « l’idée ». Les mèmes[2] se condensent se combinent, se concurrencent et se reproduisent à l’identique. Ils véhiculent les conceptions comme la morale, la religion, les recettes de cuisine…Et ce créant une culture adaptative à son environnement de façon à pouvoir varier et diversifier et permettre une continuité aux différentes séquences. On a donc une organisation modulaire de l’esprit humain qui dépend de « modules ». Ces modules sont dits d’apprentissages qui ne sont pas préformés à l’avance mais qui évoluent en épigénèse sous l’impact d’ « inputs » (stimulations visuelles, olfactives et autres sentiments et sensations…). Cette modularité de l’esprit humain permet conjointement la stabilité des cultures et des variations, mais aussi de faire un parallèle avec l’évolution de tous les systèmes existants qu’ils soient de forme simple ou complexe en particulier la similitude avec l’évolution de la génétique et la cybernétique, dans l’émergence, le changement, la diversité. On parle donc de coévolution.

 

 

Nous avons vu que l’art de la préhistoire est un support de mémoire[3]. L’écrit y est encore absent toutefois l’art permet de conserver ce qui sans lui tomberait dans l’oubli. On y trouve des figurations réalistes d’animaux sous la forme de bestiaires, mais on y trouve aussi des graphismes abstraits. Nous n’avons pas encore trouvé la clef qui permettait l’exploitation de tous ces signes afin de leur donner la valeur sémiologique qu’ils véhiculent ainsi que les procédés des métonymies qui permet de reconnaître la crinière d’un animal préfiguré. Il est difficile voire impossible de pénétrer dans un système de représentation qui ne correspond pas au notre sans guide et sans représentant pour nous initier à la connaissance. Cette codification symbolique ne nous est pas connue et ne rentre pas dans notre champ d’acculturation d’autant plus qu’il semblerait que quelques membres uniquement aient accès à ce savoir disparu et soient formé à la codification et au déchiffrement. Une élite serait seule apte à comprendre le support de mémoire, son sens, et sa compréhension. Cela présuppose que l’on ait déjà à faire à une société bien organisée, comprenant une hiérarchie tribale avancée.

 

 



[1] La vie extérieure est fort peu représentée. Les premiers hommes avaient pour nourriture des bouquetins et autres mammifères de petite taille dont on a retrouvé les ossuaires. Cependant ce sont des bestiaires d’animaux que l’on imagine féériques qui sont représentés en particulier à Lascaux. Bisons, chevaux…

[2] R Dawkins La gène égoïste 1976

[3] Préhistoire et fondement de l’humanité par Claude Chatron-Colliet

 

 

Etude de la photographie :

Symbolique :

La Roue, la pensée, l'envol, l'unité, la rose, la connaissance, l'or de l'alchimiste.

 

 

 

 

06.05.2009

Revue Littéraire Culturelle d'Albanie LE PELEGRIN


Cher Nase Jani et l'équipe du Pellegrin,

 

En ce jour du 4 mai 2009, j'ai eu la grande émotion de recevoir de Grèce la revue dans laquelle vous avez choisi trois  de mes poésies afin de les publier dans votre Magazine International. Je ne saurai vous dire l'émotion que j'ai ressentit lors de cette lecture, de l'excellente traduction de Vasil Qesari, ainsi que du travail réalisé pour la mise en page aussi bien sur le recueil que sur le site.  J'ai beaucoup  de fierté à faire partie de vos auteurs et suis très honorée des quatre pages que vous m'avez consacrées. Je vous souhaite aux travers de mes simples mots, la réussite et je félicite l'ensemble des écrivains qui font parti de cet ouvrage de grande qualité et d'une grande profondeur culturelle.

 

Je vous envoie mes voeux les plus chers de réussite.

 

Claudia

Le PELLEGRIN




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Chers lecteurs du Pelegrin,

 

Je suis très honorée d’avoir été invitée par Vasil Qesari  et l’équipe du Pelegrin à  publier mes poésies dans votre magnifique magazine littéraire.

J’ai découvert l’Albanie en allant en Grèce pour la première fois en 1976. Passionnée d’histoire autour de la « Mare Nostrum », je m’intéressais aux fouilles archéologiques menées par Léon Rey et l’italien Luigi Ugolini à la recherche d’antiquités de l’époque gréco-romaine dans les anciennes cités de Bouthrôtos et de Phoiniké. Plus tard, les fouilles ont eu pour objet de révéler  et d’expliciter les fondements de votre magnifique Pays et d’affirmer son identité au travers de l’Art.

Et c’est bien au travers de l’art, la culture, la musique et les danse que le pays se caractérise comme unité flamboyante.

 

Dès 1590 la littérature se révèle par les quatrains en octosyllabe de Budi,  et Bogdani  décrira l’universel qui m’attache tant dans son œuvre  Krijimi i rruzullimit  et  je passe de nombreux auteurs jusqu’à Ismaïl Kadaré que j’ai eu le grand bonheur et l’immense honneur de rencontrer en ce mois fleuri de mai à l’occasion du colloque International en littérature comparée à la Faculté de Nanterre à Paris qui eut lieu le 29 mai de cette année en compagnie de votre Ambassadeur son excellence Ylljet Aliçka  représentant votre peuple en France. A cette occasion j’ai eu grande joie à  rencontrer certains de vos compatriotes tous épris du génie de l’écrivain merveilleux qu'est Ismaïl Kadaré, en particulier mon très cher ami Vasil Qesari journaliste reporter à FR3 Bordeaux, Alexandre Zotos professeur universitaire à la faculté de saint Etienne, Yzeri Ilir  Professeur à l’université d’Elbassan, Dashnor Kokonozi journaliste, Todorushi Ornella ‘doctorante à la faculté de Nanterre…et Madame Gely organisatrice de cette rencontre internationale.

 

Vous êtes les fils et filles de l’aigle emplis de loyauté et de courage, descendants des Indo-Européens, baignés dans le mythe grec dont vous êtes en partie origine et vecteur j’aime votre pays de mer et de montagnes et vous envoie mon plus beau sourire.

© Claude Chatron-Colliet pour les lecteurs du Pelegrin Revue Culturelle littéraire des écrivains Albanais Exilés. 2008

 

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PELEGRIN

Claude Chatron-Colliet en 1961 et remporte son premier prix de poésie à l’âge de 11 ans. A la fois, écrivain, poète, photographe ses thématiques humanistes s’orientent autour de l’Amour, la tolérance, la solidarité, la liberté.

Auteur de deux romans la Garon «  un livre pour les belles âmes » dira Dominique Autié Chevalier des Arts et des Lettres de la langue Française publié en 2006 aux Éditions Thélès et Samsarah dont la publication est prévue au dernier trimestre 2008 (Thélès). La romancière n’a cessé de plaider contre la violence, l’hégémonie, la xénophobie et d’élever les valeurs humaines et identitaires à la coexistence. Son recueil de poésies et photographies intitulé l« Femme de Lumière » est la pure expression de sa personnalité au travers du message poétique, une allégorie du « Beau » aux noces de la terre et du ciel.

SACRE/KURORËZIM





Sacre


Si les pas de tes rêves te portaient par hasard en ce jour,
Au pied de ma maison, et que ton âme cicatrisée se recueille quelques instants,
Là,
Dans le souffle des fleurs à l’orbe de mon cœur qui bat, tout doucement. Juste à Être,
Un instant,
Un seul souffle,
Un seul battement.
Ta tête sur ma poitrine,
Mes lèvres sur ton front.
Caresser chaque ligne d’une infinie douceur,
Dans un enlacement d’âmes jusqu’aux barrières du temps.
Il nous faudra plus de mille ans.
Je te dirais avec mes yeux,
La profondeur du lac dans lequel tout est pardon,
Je te dirai avec mes mains le délicat contour de ton visage où chaque sillon de ta douleur est comblé de ma compassion.
Mes lèvres sur ta bouche et s’élever en Amour de la plus belle façon,
A la hauteur des sentiments célestes que chaque être devrait connaître Dans une folle passion,
De mes chevilles à tes yeux,
De tes mains à mes mains,
De tes lèvres à mon corps,
De tes yeux à mon cœur,
Posés là,
Dans le creux de ma main,
Au plus prés de mon cœur,
Fermer
Mes paupières lourdes de tous les sillons de mer,
Nourrie d’avoir gouté,
Une fois dans ma vie à ce Divin nectar que d’être Aimée,
Amoureusement d’une aussi belle et ardente façon.

Chaque fois que je fermerai les yeux et jusqu’à mon dernier souffle,
Je verrai des méharées,
D’où naissent des oiseaux nimbés d’Or
Épris de mer et de vent,
Qui volent vers de nouveaux voyages
Le cœur léger d’avoir vécus ce seul instant.


Claude Chatron-Colliet©2008
Femme de Lumière




Pour Le Magazine Littéraire et Culturel D'Albanie

Le Pelegrin


KURORËZIM


Në se një ditë hapat e ëndrrave të tua rastësisht do të sjellin
Poshtë shtëpisë sime e zemra jote plagë aty do ndalet për një çast,
Atje,
Mes erës së luleve, në botën e zemrës sime që troket butësisht,
Për të qenë
Së bashku,
Qoftë edhe për një çast,
Për një psherëtimë,
Për një rrahje zemre,
Kokën mbështetur mbi timin gjoks,
Buzët e mia mbi tendin ballë,
Mes përkëdheljesh ëmbëlsisht pa fund,
Në bashkim shpirtrash gjer në barrierat e kohëve,
Qe s’do na mjaftonin as për njëmijë vjet.
E unë do flisja me gjuhen e syve të mi,
Këtyre liqejve të thellë që falin gjithmonë,
Do flisja me gjuhën e duarve të mia delikate rreth fytyrës tende,
Ku çdo rrudhe dhimbje është mbushur plot me dashurinë time.
Me buzët e mia në gojën tende dashurinë do ta shprehja bukurisht,
Në lartësi ndjenjash qiellore që çdo krijesë njerëzore do ketë njohur,
Me të çmendurin pasion,
Nga thellësitë e trupit drejt syve të tu,
Nga duart e mia në të tuat duar,
Nga buzët e tua në trupin tim,
Nga sytë e tu në zemrën time.

Dhe me të ëmblat duar mbyllmë lehtë,
Të rëndat qepalla nga hullitë e detrave,
Që të lumtura për të vetmen herë në timen jetë,
Thithen nektarin Hyjnor të jem e Dashuruar,
Kaq thellësisht me të bukuren të zjarrtën mënyrë.

Dhe sa herë që do mbyll sytë e gjer në fundmen frymë,
Para meje do shfaqen karvanë beduinësh,
Prej të cilëve zogj të praruar do fluturojnë
Drejt detit e erërave,
Duke shkuar drejt brigjesh të reja,
Zemerlehtë se kanë jetuar,
Qoftë dhe një të vetëm çast.

Traduction De Vasil Qesari

 

Mon Aube - AGIMI IM

Mon Aube


Au fond, mon aube,
Si tu voulais partir loin de moi,
Je te comprendrais,
Je ne retiendrais pas.
Même si mon âme me brûle,
Que mon cœur se vide,
Et que je m’évapore.

Au fond mon aube,
Si tu étais loin de moi,
Je te comprendrais,
Je ne te retiendrais pas.

Tes pas seront à jamais dans les miens,
Ancrés,
Profondément,
Par cette étreinte qui nous lie,
Cet enlacement d’âmes.

Si le silence t’oppresse,
Je chanterai pour toi et où que tu sois, tu m’entendras.

Si le manque te dévore,
Je serai dans un rayon d’or
Au lever du soleil,
Pour que tu t’émerveilles encore,
De mon amour pour toi.

Si la faim te tenaille,
Je répandrais des semailles,
D’où je ferai germer les plus belles moissons,
En toutes saisons.

Si le froid te glace,
Parce que tu me chasses,
Et que tu t’arraches,
Je te réchaufferai de mon Amour ardent.
Avec compassion,
Dans le soleil et dans le vent.
Dans le flot d’un ruban.

Si la soif te déshydrate,
Et que ta peau se craque
Je ferai jaillir des Lacs,
Au milieu des déserts,
Où tu te désespères.

A chaque pas, que tu seras loin de moi,
Je poserai à tes pieds,
Des brassées de jasmin,
Pour te remémorer mon parfum
Et apaiser ton cœur.

Ainsi mon Aube,
Je serai toujours là,
Invisible, absolue, immuable.
Dans la nuit des temps.

Mais pour l’instant,
Garde le silence,
La nuit s’en va flottante,
Laissant darder les premiers rayons au colophon céleste,
Aux pétales de roses blanches, aux profondeurs sans fin.
La cité des nuages dévoile son ciel d’azur,
Viens lover ton âme tout contre moi,
Sous l’alcôve céleste,
Là où brûle la source,
Dont la froide pâleur,
Inonde le monde d’Amour intense.

Laissons nous porter par les vagues.
Jusqu’à demain...


Claude Chatron-Colliet© 2007

Traduction en Albanais pour le magazine de Littérature International "Pellegrin" Grèce par Vasil Qesari

AGIMI IM

Në fund të fundit
Agimi im,
Në se ti do ikësh larg prej meje,
Unë do të kuptoj,
Nuk do të ndaloj,
Dhe pse shpirti më digjet,
E zemra më fiket
E unë avulloj.

Në fund të fundit,
Agimi im,
Në se ti larg meje je,
Unë do të kuptoj,
Nuk do të ndaloj.

Hapat e tu në të miat do jenë,
Mbi njëra tjetrën,
Me lidhjen që na mban,
Me pleksje shpirtrash.
E në se heshtja të pushton,
Për ty do të këndoj,
Kudo që të jesh,
Dhe ti do më dëgjosh.

Në se mungesa ime
Përbrenda të gërryen,
Rreze ari do bëhem,
Kur dielli të çelë,
Qe ti afër të ndjesh,
Dashurinë time për ty.

Në se uria do të zërë,
Fara përreth do të hedh
E grunjëra do valëviten,
Përherë në çdo sezon.

Ne se ftoma do të ngrijë
Nga që ti më s’më do,
E nga zemra më ke hequr,
Me dashurinë time zjarr,
Me timin të zjarrtë pasion,
Diell e fllad do të bie
Dhe një të ngrohtë ruban.

Ne se etja do të thajë
E trupi do të mpaket
Liqej të freskët do bie,
Në shkretëtirën pa fund,
Ku ti etjen do shuash ...

Kudo që të jesh larg meje,
Në gjurmët e këmbeve të tua,
Do vë tufa lulesh jasemin,
Për të sjellë parfumin tim,
E zemrën plot ngashërim.

Kështu Agimi im,
Me ty gjithmonë do jem,
E padukshme e palëvizur,
Në netët e çdo kohe.

Por tani,
Ruaj heshtjen,
Nata rrjedh si lumë
E pas sjell të parat rreze veshur me celofan,
Me petale të bardha trëndafilash në qiejt pa fund.
Bota e reve ikën e qielli i kaltër po çel,
Hajde vure zemrën pranë timit kraharor.
Aty në hapësirën qiellore,
Atje ku digjet burimi,
Në zbehtësinë e ftohtë,
Mbushur plot me timen dashuri.

Le ti lemë dallgët të harbohen
Gjer në të nesërmen ditë ...

Claude Chatron-Colliet © 2008

Shqipëroi nga frëngjishtja: Vasil Qesari

Voyages - TË UDHËTOSH

Tu voulais me parler d’un voyage ?
A me lire, à m’entendre, à me dire.
Ce que dans mes mots,
Je trace,
D’infini,
De l’infime à l’incommensurable,
Qui je suis, comment je suis dans la soif, d’où je viens ?
D’entendre, de caresser, et de boire jusqu’à la lie,
Cette terre inconnue,
Qui abreuve, enrichit et lie,
Les épis de blés,
Sur des terres desséchées.

Vivre, intensément chaque instant de ce manque,
Presque jusqu’à l’agonie,
Et moi, d’implorer chaque jour,
L’aube de mes ciels,
D’un rayon de miel et de fils d’arcs en ciel,

Tu voulais me parler d’un voyage ?
A regarder le matin l’astre du jour s’élever
Au colophon des plus hauts sommets,
Marcher dans les neiges rosées, des cerisiers japonais,
Traverser l’Amazonie et dormir tendrement dans la canopée,
Voir le char du soleil s'enfoncer dans le ciel,
Contempler du Mont Athos, le bleu infini coupé de voiles immaculées,
Qui me serviront de robes pour mes ailes blanches,
Prêtes à s’envoler.

Me prendre dans tes bras pour me faire danser,
Marcher les pieds nus sous les oliviers,
Traverser les déserts dans des méharées,
Glisser sous des cascades glacées.

Et moi dans mes larmes d’eau douce et mes larmes salées,
J’ai fait tous ces voyages, juste en t’écoutant parler,

Sur mes ailes
Sans ne plus rien penser
Qu’aux couleurs de l’arc en ciel.
Et au Grand Teinturier .

Je rêve à Itaka,


Traduction en Albanais pour le magazine international littéraire Le Pelegrin par Vasil Qesari avec toute ma reconnaissance.

TË UDHËTOSH

Ti doje të më flisje për udhëtime ?
Të më lexoje, të më dëgjoje, të më thoshe
Pikërisht për atë që prej kohesh,
Trasenë ja kam hapur gjer në infinit.
Ti doje të dije kush jam, prej nga vij ?
Të dëgjoje, të përkëdhelje e të jetoje,
Gjer në dehje këtë tokë të panjohur
E cila ngroh e mban thellë në gji,
Kallinjtë e grurit nga fara e gjer në korrje.

Doje të jetosh, fort të ndjesh çdo çast në jetë,
Furishëm e thellë gjer në agoni.
E unë, pranë teje çdo ditë,
Të ndjeja agimet e qiejve,
Rrezet e arta e ylberet verbues.

Ti doje të më flisje për një udhëtim ?
Mëngjeseve të shihja yllin e agimit,
Zbardhjen e majave të larta,
Të ecja në dëborë trëndafilash,
E mes qershizash japoneze,
Amazonën ta kaloja mespërmes
E natën të flija paq në një kasolle,
E në të gdhire që andej diellin
Të shihja fuqiplotë në hapësirë.
Të shkoja në malin Athos,
Prej andej të kundroja blunë e pafund,
Prerë nga vela varkash virgjëresha,
Me to të veshja të bardhët krahë,
E udhën ta vazhdoja në fluturim.

E ti të më rrëmbeje në të tuat krahë,
Për të vallëzuar këmbëzbathur nenë ullinj,
Për të përshkruar shkretëtira e oaze
E pastaj udhën për të vazhduar,
Drejt kaskadash akujsh të ngrirë.

E unë mes lotësh uji të ëmbël përzier me kripë,
I bëra gjithë këto udhëtime
Teksa për to ti më flisje.

Me krahët e mia fluturuese,
Pa menduar për gjë tjetër,
Veç për ngjyrat e ylberit,
Dhe për një të Madh Pikturist.
Dhe ëndërrova:
ITAKËN



Claude Chatron-Colliet ©Avril 2008

Shqipëroi nga frëngjishtja: Vasil Qesari

 

 

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Réunion de travail
Vasil Qesari Journaliste  FR3 Aquitaine  traducteur en langue Albanaise et Claude Chatron-Colliet Poète Ecrivain Photographe
Colloque Interational de lecture et Poésie comparée sur l'auteur Nobélisable Albanais : Ismaïl Kadaré
Facultée de Nanterre
Paris 2008

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Ismaïl Kadaré
Portrait par Claude Chatron-Colliet
©CLASS

 

 

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22.04.2009

ALHAMDOULILLAH



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ALHAMDOULILLAH



Les jardins sont remplis de jasmin,
Alhamdoulillah !
Le rossignol chante tout au bord du ruisseau,
Alhamdoulillah !
Nul autre que l’esprit ne contient le secret,
Des rubans qui se nouent dans les aubes naissantes,
Les frémissements de la brise,
Lorsqu’elle frôle mes cheveux épis de blé,
Alhamdoulillah !
Wâlayâ nourriture de mon cœur,
Muette dans le chemin du silence,
Ma joie,
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Contemple,
Le tissage du ciel,
La broderie des mers,
Le blond du désert,
Jardins rieurs et embaumés, Mes déserts,
Mes palmeraies…
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Au dessous de moi,
Les terrasses du ciel,
Les armoiries de feu quand le soleil se couche,
La perpétuation de la vie dans le lever du jour,
Le premier cri dans la première douleur !
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
L’amour sans connaissance est ténèbres,
Plus grande est la douleur,
Plus mon âme mène l’assaut avec ardeur,
A toute vie,
Car il est sans fin et sans commencement,
Unique et incrée.
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Tu boiras l’eau de la souffrance,
Et allumera le feu avec le bois du désir,
Ton âme éprise d’Amour chantera et dansera l’Aube de tous les matins du jour
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah
Générosité de ton don,
Les jardins sont remplis de jasmin,
Je pose mon oreille contre ta bouche,
Pour que tes lèvres me glissent,
Le secret de ton cœur dans les battements de mon âme,
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah
Je m’en vais vers ma source,
Soupirs et tremblements au cœur,
Je ne possède rien,
Sinon l’espérance,
Car tu es en toi-même, en tout lieu en toutes choses,
Dans les sonorités de la harpe de mon cœur.
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Comme un parchemin non écrit,
Une ombre dans l’eau vivante,
Écrivit un traité sur la vie,
La source jaillissante,
De compassion le remplit,
Et toutes les choses ont resplendit,
Irradiant en elles ce qu’elles avaient reçu :

La forme donnée par l’ombre,
Le fond alloué à l’âme capable d’intelligence,
L’esthétique offerte par l’Amour.

Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Et je m’en vais,
Dans ma forêt parfumée de lys blancs,
Entendre le silence,
En suivant mon berger,
Me fondre dans le baiser,
De la terre et son eau, et, du ciel de son feu,
M’émerveiller de l’enfant qui prend le sein,
A connaître.
Et de toutes les beautés qu’engendre ce monde,
Et de toutes les souffrances,
Quand je l’inspire et qu’il m’aspire,
J’ouvre mes yeux d’aveugle dans les ténèbres,
Je n’y vois que la Lumière.
..ALHAMDOULILLAH !


Nour el Yaquine
© Claude Chatron-Colliet


ALHAMDOULILLAH



The gardens are filled with jasmine,
Alhamdoulillah!
The nightingale sings at the edge of the creek,
Alhamdoulillah!
No one but the mind holds the key,
Ribbons that are formed in the blades emerging
The tremors of the breeze,
When my hair frôle wheat,
Alhamdoulillah!
Wâlayâ food of my heart,
Silent in the path of silence,
My joy
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Contemplates,
The weaving of the sky,
The embroidery of the seas,
The blond desert
External gardens and embalmed, My desert
My palm ...
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Below me
The terraces of heaven,
The arms fire when the sun goes down,
The perpetuation of life in the dawn,
The first cry in the first pain!
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Love without knowledge is darkness,
The greater the pain,
Plus my soul leads the attack with vigor,
A whole life,
Because it is without end and without beginning,
Unique and uncreated.
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
You drink water from the suffering,
And ignite the fire with wood of desire,
Loving your soul to sing Love and the Dawn of every morning of the day
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah
Generosity of your donation,
The gardens are filled with jasmine,
I put my ear against thy mouth,
For me your lips slipping,
The secret of your heart beating in my soul,
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah
I go to my source,
Sighs and trembling to the heart,
I do nothing,
If not hope,
Because you are yourself, at any place in all things
In the sound of the harp of my heart.
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
As a parchment unwritten,
A shadow in the water alive,
Wrote a treatise on life,
The spring,
Compassion fills,
And all things shines,
Radiating in them that they had received:

The form given by the shadow,
The funds allocated to the soul capable of intelligence,
The aesthetics offered by Love.

Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
And I am going,
In my forest of fragrant white lilies,
Hear the silence
Following my shepherd,
I melt into the kiss,
Of land and water, and sky light,
Marvel of the child takes the breast,
A known.
And all the beauties qu'engendre this world
And of all the suffering,
When I inspire and m'aspire,
I open my eyes for the blind in darkness,
I do not see the Light.
ALHAMDOULILLAH ..!


Nour el Yaquina

14.04.2009

UNIS



Unis comme deux gouttes composées d’eau et de sel,





Amoureuses,

Enlacées,

Quand l’une compose l’autre, l’autre se décompose,

De deux il n’en restait plus qu’une,

Flottant dans l’irréel,



Une étreinte,

Où chacun s’imprègne l’une de l’autre

Alcôves aux parfums,

Lys aux brassées de jasmin,

Bois aux douceurs de mousse,

Merveilleuse tiédeur qui pénètre les veines,

Dans le bain d’une force vivante,

Elle danse un pied sur chaque étoile,

Elle a des ailes d’ange,

Tandis qu’il se fond, se dissolve,

Toujours plus profondément,

Plongé la douceur enveloppante,

De son soleil,

Unis comme une goutte composée d’eau et de sel.





Claude Chatron-Colliet©

ITAKA
Fille de la mer


United composed as two drops of water and salt,





Love,

Enlacées,

When one makes up the other, the other breaks,

Two it remained one,

Floating in the unreal,



An embrace,

Where everyone gets one of the other

Alcoves to perfumes,

Lys brewed with jasmine,

Sweet wood to foam,

Wonderful warmth that enters the veins,

In the bath of a living force,

She danced a foot on each star,

It has angel wings,

While it melts, dissolves,

Ever more deeply,

Plunged softness enveloping

From its sun,

United as a drop made of water and salt.





Claude-Chatron Colliet ©

ITAKA
Daughter of the Sea

07.04.2009

Le jardin de poésie de Lebsaira et de Biskra

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La Muse présente ses petits élèves du collège de Lebsaira en Algérie :

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Pour cette année scolaire 2009/2010, la nouveauté est que les élèves du collège LEBSAIRA Fatma de la ville de BISKRA en ALGERIE ont repris le flambeau de ce BLOGG "Le journal du collégien" . Ils n'ont qu'une seule idée en tête: terminer ce que les élèves du collège SALEM Bouzidi d'OUMACHE ont commencé et surtout redonner plus d'éclat à la beauté de ce jardin de poésie.


Je suis jalouse

Je suis jalouse de toutes les choses

Je suis jalouse et je m’en fous

Je suis jalouse du soleil, je suis jalouse

De toutes ses merveilles et je m’en fous

Je suis jalouse de la rivière

De ses pierres et de son eau et je m’en fous

Je suis jalouse de la nuit, je suis jalouse

Je suis jalouse du jour, je suis jalouse

De toutes les filles, je suis jalouse et je m’en fous

Je suis jalouse de toutes les choses

Je suis jalouse te je m’en fous.

TABET Romaissa 4°AM/6

 



 Le labyrinthe 
 
 Dans ce labyrinthe 
 Là où les âmes perdues errent sans fin. 
 Dans ce labyrinthe 
 Là où la peur et la nostalgie nous guettent. 
 Sans aucun espoir de trouver la sortie 
 Nous sommes condamnés d’errer à jamais. 
 

 

Les sentiments de l’amour

Plusieurs gens pensent que l’amour n’est pas important

Je dis le contraire mais avec des conditions

Il fortifie les relations

Il améliore les émotions

Il unifie les enfants et les parents

Il assemble les descendants

Et je pense que j’ai vraiment raison.

Bettira Roufaïda, 4°AM/6

 

 

Dans ma tête, il y a un rêve

Un rêve que personne ne peut réaliser

Ni moi, ni toi

Ni la sorcière, ni le sorcier

Ni le diable, ni la bonne fée

S’ils ont déjà existé

S’ils ont les pouvoirs de les exaucer

Mon rêve est d’être une étoile

Quand mes yeux sont fermés.

TABET Romaissa 4°AM/6

 

A chacun son camp

A chacun sa destinée

Comme un long chemin

Du début à la fin

Comme de la naissance jusqu’à la mort

Comme le jour et la nuit

Et quand notre chemin atteindra sa fin

On saura ce qui se passera.

BOUCETTA Lotfi 1ère AM/7

 

Dans le jardin de mon cœur
Tu ne trouves que la joie
Avec mes frères et mes sœurs
La vie est belle je le dis à haute voix
Tu ne trouves que le bonheur
Tu ne trouves que les couleurs
J'ai un choix
Dans ma vie tu ne trouves que la joie
Je suis une étoile parmi les milliers de cette planète
Je ne suis qu'une élève honnête
Je n'admets pas la démission
Tant que mon cœur est comme un papillon.

BOUZIDI Nadia, 4ème AM6

Il y a dans le jardin de mon cœur
Un bouquet de fleurs
Avec une magnifique odeur
Il y a dans le jardin de mon cœur
Des oiseaux qui volent dans le bleu ciel
Leur couleur est comme le miel
Ils chantent bonne année
Ils chantent bonne santé.
MOKRANE Sadika, 1ère AM6
Je suis une fille sage et studieuse
J'aime la vie silencieuse
Je souhaite le bien-être dans une vie heureuse
Dans le jardin de mon cœur
Je ramasse les fleurs
Elles ont de belles couleurs.
TAOURARIT Radia, 1ère AM6
Dans le jardin de mon coeur
Je plante les fleurs de la joie
J'arrache les plantes du malheur
Et je cueille ces fleurs chaque mois
Je passe ce temps a compter les heures
Et je ne les garde pas pour moi
Tabet Romaissa 4°AM/6

 

 

Assez de violence
Assez de silence
Nous ne sommes pas d'accord avec la sentence
La blessure de Gaza saigne
Et elle a besoin d'être soignée
Où sont les arabes et leur unité?
Et où est leur dignité ?
Il faut se réveiller du sommeil
Il faut ouvrir les oreilles
Pour dire à haute voix
Le silence des arabes se répète plusieurs fois
Assez de discours parce que la vie de Gaza se termine jour après jour

Le Dieu est avec Palestine

M. Bounab


 

'' L'islam '' est notre glaive
Parce que le paradis est notre rêve
Nous sommes fiers d'être musulmans
Et nous louons le dieu chaque moment
Le '' Coran '' est un miracle immense
L'islam est la religion de la paix
L'islam est la clé de la liberté
Il faut comprendre la réalité
Pour augmenter la volonté
Levez l'étendard de l'islam
Qui a vénéré la femme.

BOUNAB Meriem, Oumache

 

 

 

Enya Sweet November


MOI AUSSI



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© Class Photo

MOI AUSSI.

Ne le dis pas, ne l'entends pas, je n'ai pas le droit de te le dire, je ne veux pas que tu le saches.

Ferme tes yeux,
Tu n'a rien entendu,
Tu n'as rien espéré,
N'espère rien,
Je ne suis pas libre,
Mes pieds sont enchaînés,
Ma bouche bâillonnée,
Mes ailes sont brisées,
Mon coeur un cimetière,
Où les tombes alignées,
Ne me donnent pas la liberté,
Morte je suis,
Et tout ce que je ferai,
Et tout ce que je dirai,
Je mourrai plus encore,
Et je tomberai,
Dans un puits sans fond,
pour l'éternité
Parce que tu m'aimes
Parce que tu m'aimais
Et parce qu'à jamais nos cœurs sont scellés.
Par un serment dans le souffle du vent.

Pourquoi moi ?

Ne me dit pas que tu m'aimes,
Je ne suis pas libre,
libre de mon passé,
Libre de mon avenir,
Mon cœur est enfermé,
Comme un oiseau dans une cage,
Et je l'ai fermé à clef,
Et j'ai jeté le mot aimer,
Il a roulé dans l'eau
Je l'avais cachée, et tu l'as trouvée.
Je suis perdue,
Et mes larmes coulent,
Oublie moi,
Parce que je ne peux pas t'aimer,
Autrement qu'une soeur,
Autrement qu'une amie,
Autrement qu'avec mon coeur,

Que vais je devenir maintenant,
J'ai les ailes brisées.
Juste parce que tu m'aimes,
Et que tu as volé la clef que j'avais cachée.
Si j'étais libre je viendrai,
Il me suffirait d'un coup d'ailes,
Je te donnerai un baiser,
Je mettrai ma main dans la tienne,
Tu me donnerai des leçons,
Et je te conterai des histoires,
Jusqu'à ce que tu n'aies plus soif,
Jusqu'à ce que tu n'aies plus faim,
Je serai la rose de ton jardin,
Cachée sous tous les jasmins,
Peut être que j'aurai un rêve,
Enfin un grand rêve,
Un rêve comme je n'ai jamais eu,
Plein de fleurs, d'eau, de feu et de lumière,
Un jour lorsque je regarderai le reflet,
De moi un visage ridé et toi les traits encore lisses et jeunes,
Tu ne connais pas le gout de ma peau,
le sel le sucre et l'amertume,
Les chagrins de mon coeur,
Toute ma douleur,
Et tu voudrai me faire rire,
Me faire grandir et chanter,

Redonne moi la clef que tu m'as dérobée.
J'ai besoin de penser.
Ferme tes yeux,
Tu n'a rien entendu,
Tu n'as rien espéré,
N'espère rien,
Ne le dis pas, ne l'entends pas, je n'ai pas le droit de te le dire, je ne veux pas que tu le saches.

Moi aussi je t'aime.



© Claude. Chatron-Colliet