06/02/2011

ROUGE SAFRAN

 

Abdessaad Boussacsou_ Nour El Yaqin

 Atelier de la coupole Bleue

 Institut Français de Marrakech

Firasat Al Mumin

 

FIRASAT AL MUMIN - Nour ElYaqin*

Je parle une langue,
Vivante comme le feu,
Quelle soit sèche ou humide,
Moi seul l’entends,
Je la répands.

Elle pénètre l’oreille sans un son,
Subsistante, éternelle, et Divine,
Elle rempli ma coupe de joie,
Et coule effervescente,
Pareille au torrent et son chant,
Dit :

« Je suis le sol où tu portes tes pas,
Je suis le ciel que tu caresses en allongeant ton regard,
Dans la mer de nuages,
D’Occident à l’Orient
Mon trône est ton cœur,
Je suis l’insufflé, Je suis le révélé,
Tu m’as vu avec l’œil de ton cœur,
Tu m’as aimé, je t’aime en retour
Tu es le coffre de jade qui contient mon « trésor »,
Dont Toi seul a la clef,
Tu es mon jardin,
L’huile de ma lampe,
Où se consume la mèche.
Sans bruler, »

Al Mumin dit :
« Dans le nuage, je te vois,
Dans la poussière je te vois,
Nul autre Joyau que toi ne brille dans le ciel,
Ni lune, ni soleil,
Je te vois mon immortel,
Tu es mon lac de lait, ma rivière de miel,
Parole,
Créatrice,
Mon ذکر dhikr,
Feu dévorant.
J’avais faim et tu m’as nourri
Mes yeux secs tu les as dévoilés,
Par toutes les Eaux dont tu m’as gratifié.

Je connaissais le chemin des ombres,
Et ton Amour m’a tiré à la lumière,
Je glissais entre les roches,
Et j’ai trouvé la verte mousse.

Dans les crevasses de ma chair, tu as déposé le baume,
Qui referme toute les plaies de mes racines à mes feuilles
De mes feuilles à mes racines.
Je suis lissée.

Je voyais un soleil nocturne,
Dans l’antre des ombres,
Et tu as fais sourdre la source,
Qui me permet de grandir, de jaillir, et de m’élever,
Jusqu’à ma demeure,
Où je m’endors en Toi »


« Va »
Mon château intérieur,
Ton sommet est mon Qâf
Tu as trouvé ton Haqîquat


Je parle cette langue,
Que plus personne ne veut entendre
Car qui comprend les mots de la mer primordiale,
Lorsque les cœurs sont comme des citadelles,
Fermés comme des tombeaux.
Qui entends cette langue,
Lorsque l’âme concupiscente,
Se corrompt dans l’eau trouble.

« Va,

Tout ce qui est trouble, stagne,
Et tout ce qui stagne redevient clair »

J’ai saisi la plume de mon Simorgh,
Et j’ai écrit ton Amour.
Parce qu’à mon cou tu avais attaché un oiseau vert,
Qui me dictait les mots à dispenser aux hommes.



Claude Chatron-Colliet copyright

 

03/01/2011

Publication au Maroc du magnifique ouvrage d'Abdelhak Fikri el Kouch

 

Monsieur Abdelhak Kikri el Kouch écrivain et poète Marocain m'a fait l'immense honneur de publier la Légende de Lalla Zarah el Kouch que j'ai écrite et composée  dans son oeuvre sur la Koutoubia Blanche. DSC04028.JPG

 

 

 

 

 

 

 

L'oeuvre est arrivée juste pour les fêtes de Noël

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Je te regarde mon frère, le soir quand tes yeux se ferment

Je viens baiser ton front et t’apporter la Paix et la Sérénité du cœur.

 

Je suis la somme des quatre éléments, des trois principes de la science secrète.

Je suis les sept états de la matière, les sept étapes de l’évolution. Je suis le nombre parfait celui des sept dormants.

 

Qui plus que moi, connaît les sept cieux, les sept terres, les sept mers et les sept divisions de l’enfer ?

Dans ma bouche, les sept versets de Fatiha1, les sept lettres tombées sous la table, la Sahadâ . Les sept tours de la Kâ’ Ba. Les sept cours entre les Monts Cafâ et Marina.

Nous étions sept dans la caverne Ashab al Khaf2, nous sommes tous des sept Dormant.

 

Attar m’a offert dans le langage des oiseaux les sept vallées.

Je suis dans le talab à la recherche, je vole dans le Eshq (l’amour) juste au dessus de toi ma feuille d’olivier survole la ville qui doucement s’endort. Sens-tu la caresse de mon aile, qui de sa plume légère, effleure l’orbe de ton visage et apaise l’ombre de tes sables ?

Écoute dans ton oreille, je te glisse ma’rifat (la connaissance), pour que tu saches au fond de ton cœur quand je passe, le tawhîd, la science et le secret de l’unité parfaite, que chaque jour où tes yeux s’ouvrent sur la naissance du soleil, oh toi mon cœur tu t’émerveilles jusqu’à mon dénuement de la beauté de ton soleil.

 

 

Lorsque je manque d’eau pour étancher ma soif, je trouve le charme de la vie dans l’excès de souffrance qui cache dans mes entrailles le feu qui me consume.

Je m’enivre de ton amour au soleil de mon cœur quand les faveurs du ciel me comblent d’un de tes regards.

Moi, Lalla Zahra El Kouch, endormie saintement dans la tombe blanche de la Koutoubia, je veille sur le sommeil de mes frères dont les pieds sont entachés de sang et les chevilles encerclées de chaînes.

Je suis de la tribu des Kouch , les exilés, et tous les siècles passés ne sont que goutte légère au suc de la voie lactée.

Et toutes les douleurs perfectionnent la liqueur de mon cœur.

Je ne peux vous épouser Moulay, vous ne m’aurez jamais. Vous ne ferez pas de moi la soumise des sept dormants.

 

Je suis habillée de la simplicité. Et mon manteau porte les taches du sang que vous faites jaillir du peuple que vous haïssez pour asseoir votre pouvoir à la hauteur du soleil.

 

Ils sont des millions à connaître la peine, peuples assujettis à vos conquêtes et vos « gardes noires » ne me font pas peur.

 

Regardez, Moulay, du haut de mes dix sept ans, je ne marche pas, je vole.

 

Vous voulez être plus haut que lui, mais lui rester à jamais la lumière devant laquelle je suis toute entière en extase, avec laquelle je suis si confondue et indivisible qui rien ne pourrait la séparer. Je suis l’épousée du Roi des Rois.

Mon cœur contient une lampe qu’il est doux à mon âme de partager et de poser pour baume avec douceur sur les chairs meurtries par vos coups de fouet ? Répandre sur les corps affamés brisés jusqu’aux os le baume qui panse la détresse, soigne et embrasse les enfants comme les bras d’une mère. .

 

Je suis le lustre de cristal qui vous rappelle que vous n’êtes pas le soleil au Zénith car le prince, est le berger des pauvres. Plus vous êtes implacable et cruel, plus ma lampe brille, plus vous rasez, vous pillez, plus vous sombrez et je m’élève au 7 centres subtils de l’homme, dont Le plus haut a sa part divine. Les humbles, les orphelins, les déshérités…

 

L’ombre de mes ailes survole le souk, dans ma bouche l’olivier sacré sur lequel les 99 feuilles portent le nom de l’Unique. (Wahid)

 

Mon bien aimé, le chemin vers toi est rempli d’écueils,

Les épines perforent ma chair mais je n’ai nulle douleur,

J’erre, brûlante d’amour dans la prière.

Mon âme se calcine donne moi l’eau pour apaiser le feu du manque.

Je suis tant ta lumière dans l’obscurité du temple,

Délivre-moi du secret et montre-moi le chemin qui mène à ton éclat.

 

Je marche dans les ténèbres,

Montre-moi les parterres de fleurs,

Donne moi le baiser semblable à la fleur que le zéphyr et la rosée entrouvre.

Les richesses ressemblent aux nuages,

Le prince est celui qui dans son miroir reçoit en retour la richesse de ses actions.

Le berger fidèle à se moutons.

Je suis dans les draps sombres de la nuit,

L’obscurité étend son manteau sombre, je n’entends que les cris et la douleur des pauvres.

Envoie-moi les caresses de ton âme pour que siège en mon seinles étoiles du ciel aux reflets d’agates.

Ta main mon bien aimé, fera de mes vergers des arbres verdoyants où chantent le rossignol et renait le Simorgh.

 

Le jardin de mon cœur où la grâce de ton sourire trace,

La musique des mondes, la source de l’éternel.

Où l’heure est légère, quand le feu de ton regard,

Oh mon bien aimé fait de mon cœur,

La joie éternelle des fils invisibles qui m’attirent jusqu’à toi au milieu de ces larmes de ces cris aux aubes pâlissantes et aux noirs dessins de celui qui asservit. .

 

C’est ainsi qu’après avoir soigné et pansé les pauvres, les malheureux, les déshérités, adoré les enfants que dans un long soupir s’échappa de son sein, son âme brûlante puis s’exhala dans les airs.

Le bien aimé lui dit alors, enlève ton manteau.

 

Depuis la nuit, Lalla Zahra El Kouch vole, dans la rosée de dunes, les roses du jardin aux sept pétales, elle est de ces lys qui courbent dans le vent et qui jamais ne rompent de leurs tiges exhalant le parfum des grâces et des calices.

 

Parfois au dessus du Souk au milieu du Bazard, on sent le souffle de son passage, et le matin les femmes dans leurs voiles sourires aux lèvres envoient les enfants sur la koubba blanche pour que la jeune femme les accompagne sur le chemin de la destiné.

 

Elle dit aux enfants comme moi je leur dit en survolant les mers:

 

N'oubliez jamais la nature lumineuse de l'homme,

La nature humaine est le fruit du souffle Divin.

Il lui a insufflé son esprit,

Vous êtes pétris de boue et de sang coagulé,

Vous portez en vous,

La Loi, Shari'a

La Voie, Tariqa

La Vérité, Haqiqa

Afin de vous élever

Vers la Connaissance suprême

Où tout est Amour

En actes et en esprit.

Vous êtes mes enfants de nature à transporter la lumière,

 

Gardez votre cœur toujours pur,

 

Car vous êtes le pont entre les deux mondes,

 

Donnez le reflet extérieur

De la flamme intérieure

Qui brûle au fond de vous,

Vous êtes mes bijoux...

 

 

Je te regarde mon frère, le soir quand tes yeux se ferment

Je viens baiser ton front et t’apporter la Paix et la Sérénité du cœur.

Entre mes lèvres, la branche d’Olivier aux 99 feuilles et aux 99 noms.

 

 

©Claude Chatron-Colliet

1 Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux

1 Louange à Dieu, maître de l’univers.

2 Le clément le Miséricordieux

3 Souverain au jour de la rétribution

4. C’est toi que nous adorons, c’est toi dont nous implorons le secours.

5 Dirige nous dans le sentier droit.

6 Le sentier de ceux que tu as comblé de tes bienfaits.

7 Non pas de ceux qui ont encouru ta colère mais de ceux qui s’égarent

أنا أنظر إليك أخي ، ليلة عندما أغلق عينيك
أنا مجرد قبلة جبينك ويجلب لكم السلام وصفاء القلب.

أنا مجموع العناصر الأربعة للمبادئ الثلاثة للعلوم السري.
أنا سبع دول من المسألة ، وسبع مراحل من التطور. أنا الكمال عدد من ينامون سبع.

الذي أعرفه أكثر من سبع سماوات وسبع أرضين ، البحار السبعة وسبعة أقسام من الجحيم؟
في فمي ، والآيات السبعة Fatiha1 ، انخفض سبع رسائل من تحت الطاولة ، Sahada. الأبراج السبعة على درجة البكالوريوس في كا. الدورات السبع بين مقهى دومو ومارينا.
كنا سبعة في كهف اصحاب Khaf2 القاعدة ، ونحن جميعا من الكهف.

عرضت العطار في لغة الطيور سبعة الوديان.
أنا في البحوث طلب الصانع ، وأنا يطير في Eshq (الحب) أعلاه فقط لأنك ورقة زيتون بلدي أن يطير فوق مدينة تقع بهدوء نائما. هل تشعر عناق الجناح بلدي أن قلمه طفيفة اللمسات الجرم السماوي في وجهك والبلسم ظل نفطكم؟
 
الاستماع في أذنك ، وأنا زلة ma'rifat (المعرفة) ، حتى تعرف في قرارة نفسك عندما أمرر ، التوحيد ، العلم وسر الوحدة الكمال ، أن كل يوم عندما عينيك ليالي 'فتح على ولادة الشمس ، يا أيها قلبي عليك تدهش لكم حتى العوز بلدي جمال شمسكم.
 

عندما ينفد من المياه لارواء عطشي ، أجد سحر الحياة في زيادة المعاناة يخفي في قلبي النار التي تستهلك لي.
ابتهج في حبك لأشعة الشمس من كل قلبي عندما تفضل ملء السماء لي واحدة من عينيك.
الأول ، للا الزهراء كوش ، ونائما في القبر المقدس من الكتبية الأبيض ، أنام نومة إخوتي الذين أقدام ملطخة بالدماء والكاحلين مطوقة بسلاسل.
أنا سبط كوش ، والمنفيين ، وجميع القرون الماضية وانخفاض طفيف في عصير من مجرة درب اللبانة.
وجميع المشروبات الكحولية الألم الكمال قلبي.
لا أستطيع الزواج منك مولاي ، أنت لن يكون. أنت لن تجعلني موضوع الكهف.

أنا كنت أرتدي في البساطة. ومعطفي يحمل بقع الدم التي كنت بخ الناس أنك تكره الجلوس وسعكم في ذروة أحد

فهي تساوي ملايين لمعرفة والشعوب تحت إنجازاتك ، و "الحرس الأسود" لا تخيفني.

انظروا ، مولاي ، الجزء العلوي من سنة سبع عشرة بلدي ، وأنا لا أمشي ، أطير.

كنت تريد أن تكون أطول منه ، ولكنه لم البقاء ضوء قبل وأنا في كامل النشوة ، التي أنا في حيرة جدا وقابلة للتجزئة أن لا شيء يمكن أن تفصل بينهما. أنا العروس من ملك الملوك.
قلبي يحتوي على مصباح ما هو حلو لنفسي لتبادل واسأل عن المسكن بلطف على الجسد من كدمات رموشك؟ تنتشر على أجساد للجوعى كسر العظام التي بلسم بطن الشدة ، يهتم واحتضنت الأطفال الأسلحة الأم. .

أنا الثريا الكريستال التي تذكرك بأنك لا الشمس الساطعة للأمير ، هو راع للفقراء. كنت أكثر وحشية وقسوة ، وأكثر مصباح يضيء لي ، وأكثر انت الحلاقه ، النهب ، والمزيد من الظلام وأنا الاعتراض على المراكز من 7 رجل خفية ، التي لديها أعلى حصة الإلهي. المتواضع واليتامى والفقراء...

ظل أجنحتي وحلقت فوق سوق في فمي شجرة الزيتون المقدسة التي يترك معروفة 99 مثل واحد. (وحيد)

بلدي الحبيب ، المسار لكم هو الكامل من المزالق ،
الأشواك بيرس جسدي ولكن ليس لدي أي ألم ،
أنا يهيمون على وجوههم ، والحب حرق في الصلاة.
روحي حروق إلى رماد ، أعطني ماء لتهدئة في عداد المفقودين.
أنا مثل نورك في الظلام من المعبد ،
نجني من السرية وتبين لي الطريق الى تألق الخاص.

امشي في الظلام ،
تظهر لي زهرة سريرا ،
أعطني قبلة مثل زهرة لنسيم وملاعبة الندى.
ثروات مثل الغيوم ،
الأمير في مرآته التي تتلقى دعم ثراء من أسهمها.
الراعي المؤمنين على الخراف.
أنا في ظلمة الليل الملابس
الظلام ينتشر معطفه الظلام ، واسمع صرخات ألم والفقراء.
ترسل لي من المداعبات روحك على الجلوس في بلدي seinles نجوم في السماء ولون العقيق.
يدهم بلدي الحبيب ، وصيتي البساتين الخضراء حيث الأشجار يغني العندليب وسيمرغ لدت من جديد.

حديقة قلبي حيث نعمة ابتسامتك التتبع
في عالم الموسيقى ، مصدر الأبدية.
حيث الساعة طفيفة ، عندما نار عينيك ،
يا بلدي الحبيب لم قلبي ،
فرحة الابن الأبدي غير مرئية حتى ترسمه لي في وسط صرخات الدموع من سياج للشفرات ورسومات سوداء من الرجل الذي يستعبد. .

وهكذا ، فإن البؤساء ، والمعدمين بعد المعالجة ويرتدون ملابس الفقراء ، يتمتع الأطفال تنهد طويلا هرب من صدرها ، وحرق روحه في الهواء ثم الزفير.
وقال الحبيب إليها ، وخلع معطفه الخاص.

منذ ليلة ، للا الزهراء كوش الذباب في الندى من الكثبان ، والورود في الحديقة مع سبع بتلات ، وهي واحدة من تلك الزنابق أن ينحني في مهب الريح والذين لم ينبع من كسر تنزح رائحة العفو والكؤوس .

أحيانا فوق سوق في وسط Bazard ، تشعر النفس من صدوره ، في الصباح والنساء في الحجاب على الشفاه ابتسامة إرسال الأطفال على قبة بيضاء بحيث شابة أتاح لهم مسار القدر.

وقالت للأطفال كما قلت لهم وحلقت فوق البحار :

لن ننسى ابدا طبيعة مضيئة للرجل ،
الطبيعة البشرية هي نتيجة النفس الإلهية.
انه قد نفخ روحه ،
وأنت غارق في الوحل والدم متخثر
كنت تحمل في داخلك ،
القانون والشريعة
لين ، طارق
الحقيقة ، Haqiqa
لرفع لك
نحو المعرفة العليا
حيث كل شيء هو الحب
في الفعل وروحا.
كنت أولادي من المحتمل أن تحمل الضوء ،

إبقاء قلبك النقي دائما ،

لأنكم جسر بين عالمين

إضافة انعكاس خارجي
الشعلة الداخلية
أن الحروق العميقة في داخلك ،
كنت جواهر بلادي...


أنا أنظر إليك أخي ، ليلة عندما أغلق عينيك
أنا مجرد قبلة جبينك ويجلب لكم السلام وصفاء القلب.
بين شفتي ، وغصن الزيتون مع 99 يترك وأسماء 99.


 

2 Le Coran La caverne :

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LETTRE DE REMERCIEMENTS DE LA FONDATION CHERIFIENNE EL KOUCH

 

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Si Warmeriville m'était conté

Si Warmériville m’était conté :

 Introduction -Chroniques de Warmeriville- Hommage a Françoise HOURDEAUX

 Remerciements à :

  •  Patrice Mousel, Maire de Warmériville qui a sollicité de ma part ce travail pour les habitants de l'agglomération.
  •   Denis Capitaine pour leur affection et leurs encouragements à la rédaction de l’ouvrage.

 

 « Warmo », voilà un nom que l’on entend partout lorsqu’on se promène dans la commune de Warmériville. Pourtant il serait préférable d’évoquer la ville en célébrant « Warmé » dans sa signification et son sens premier.

Lors de la protohistoire, Warmériville comme nous le verrons plus tard était un oppidum1 Celte sur lequel furent retrouvé par Monsieur Bosteaux-Cousin en 1894 deux tumulus et une nécropole dont nous vous parlerons prochainement.

Si nous nous intéressons à l’étymologie du mot et dans ce cas du Nom propre, il revient à dire que l’origine en est germanique2.

 En effet, Warmériville vient du germain Warinhari qui se décompose en trois parties, WARME-/-RI-/-VILLE-. Warin = Protection, Hari = Armée, ou garde ; quand au terme  Villae » il est d’influence Gallo-Romaine. Remis dans son contexte historique originel veut dire exploitation agricole.

 C’est seulement au moment de la Renaissance avec l’influence des guerres d’Italie sous François Ier, que le mot «Villae » se transforme en « Villa » et sera appliqué aux lieux de plaisance.

Dans l’antiquité de l’âge de fer, le territoire de Warmeriville s’étendait au-delà d’Heutrégiville, Villa Hidericiaca" (du latin "Ville/cité d'Huldéric") et englobait Aussonce, Vaudetré, le mont Sapinois où l’on retrouve une tombe à char et une nécropole Hallstattienne3.

The English surname has the same root as as the German surname as it was based on the French Version of the old Germanic name Warneheri (see above). Le nom anglais « WAR » qui veut dire guerre est de même racine que le nom allemand « Warneheri » ou « Warinhari ». Warenheri was a common Norman personal name. In some cases the English WARNER seems to have derived from the French names VARNEY/VERNEY which are NOT Germanic but were probably associated with a geographic locale or feature.

 Dans certains cas, la consonance WARNER/WARMER semble avoir donné lieu à des noms ou mots que l’on retrouve en français : VARNEY/ERNEY/GARNIER/GUERRIER. On attribue ces transformations à la prononciation qui fait de ce que le « W » qui se prononce «WOUA » se prononce « VOUA » et se transforme « GOUA » à la même époque. WOUARNIER= VOUARNEY=GUARNIER et se Transforme en GARNIER et s’associe à la fonction de guerrier.

The IRISH Warners seem to have come from Germany via England or Scotland and, in fact, many Irish Warners have German ancestry.

Tout au long de l’histoire, Warmériville ou la ville de « Garnier le Guerrier », reste une place forte puisqu’elle appartenait conjointement aux Archevêques de Reims et aux Comtes de Rethel, et qu’ils y édifièrent un château sur une butte appelée « La motte aux Griffons » au lieu dit Ragonet.

Il est impressionnant de constater que Ragonet a lui-même une signification bien précise dans la fonction qui lui est attribué comme le « Lieu du Conseil ». En effet si on en recherche la racine germanique on obtient : (Ragwald : rag = conseil + waldan = gouverner sans oublier wald=forêt).

Or nous savons que le cours de la Suippe est un vaste ruban de verdure au milieu de terres dites pouilleuses (calcaires). Nous pouvons donc en déduire d’après la formation étymologique que Ragonet est le lieu où se prennent les décisions. Il n’est donc pas étonnant que dans Warmériville, c’est à Ragonet qu’aient été construits, le château (place forte), la ferme, le Moulin-de haut. Au cœur des batailles féodales du Moyen âge, dans les petites seigneuries, la population venait se réfugier au château, c’était là que l’on prenait les décisions, derrière les murs construits sur une motte, entourée de grands fossés. Avec la propriété de cette motte castrale, c’est la féodalité qui se met en place progressivement. On montre sa puissance dans un lieu facile à défendre. Bien souvent au cœur d’un marécage l’emplacement se répartit en deux cours cintrées de palissades de Bois. La plus haute contenait le donjon, la plus basse le logis seigneurial.

Voici ce qu’en dit l’Etude historique de Cousin-Henrat : « Le château était composé de trois pavillons de pierres ayant ensemble une longueur de 23 toises et de 2 pieds ; le tout composé de chambres hautes et basses, de cuisine et étables » « Quatre grands fossés entouraient le terrain dans lequel se trouvait, au centre, le Manoir…Un canal amenait les eaux de la rivière dans les fossés…Plusieurs ponts levis permettaient la sortie de cette enceinte fortifiée » p 272.

La dernière trace du Château et de la ferme sont corroborées dans les Archives départementales de Châlons en Champagne à l’époque de la Révolution4. Le Nom de Warmériville a subi bien des variantes tout au long des siècles.

Le Magnifique ouvrage de Cousin-Henrat couronné par l’Académie nationale de Reims en 1899 nous en fait l’apologie. En particulier, il cite ce document rédigé en 1050 de l’existence de Warmeriville sur le Polyptique de Saint Rémy5 sous le nom de Villa Warmenera, 1149 Garmerivilla Abbaye de Saint Thierry, 1202 Verrevilla, Warneriville 1222 livre des Vassaux de Champagne, 1384 Warmeyville Archives Nationales de Paris, Vermeriville 1384 Archives administratives de Reims, 1526 Warmeriville-sur-Suippe, etc.… À Suivre… Prochain épisode : « Le Trésor de Warmériville »

©Claude. Chatron-Colliet

20/07/2009

Indispensable


James blunt : You're beauteful

 

J'écouterai,
Longtemps, le murmure de ta voix déposé sur le mouvement de tes lèvres,
Mon œil fixé sur le ciel où la lune immaculée nous raconte ce "Nous" qui déjà s'en va,
A la hauteur de ce soleil qui me rendait si belle,
Et qui dans le tapis du ciel,

Fait chavirer les autres astres constellés.


Je regarderai,
Fixées dans l'ombre,
Les nouvelles étoiles,
De cette voute sans lune,
Comme le gel en hiver,
Se fixe sur les ramures,
De mes branches au ciel dépouillées de feuillures.

Déjà j'ai froid.
Mon langage se mure,
Crispé dans le bleu de mes doigts.
J'ai froid.



Claude Chatron-Colliet ©2009

14:41 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (5)

14/05/2009

L'Art et le Développement Durable

 

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©Photographie CLASS

 



 

 

Projet du Lycée Colbert de Reims

L'ART ET LE DEVELOPPEMENT DURABLE

 

 

De la Pierre à l'écran :

 

L’art, avec le langage et la technique, est un domaine des cultures qui distingue l’homme des autres espèces.

 

Comme le langage, l’Art n’est qu’un support qui permet de véhiculer des pensées qui le précèdent. Il s’agit donc d’une méta représentation où tout porte à croire que la pensée et les images mentales conditionnent le langage écrit, sculpté, dessiné et non l’inverse, car il présuppose en dehors du sens esthétique, du désir de création. L’homme est alors apte à produire des représentations mentales par exemple, l’objet doit être conçu mentalement avant d’être réalisé, et s’intègre dans un processus dépendant d’un mécanisme cognitif à forger des « images mentales » que l’on nomme idées.

On pourrait alors se poser la question comment est apparue cette fonction très spécifique de l’être humain sinon sa prédisposition et sa capacité à anticiper, à se projeter dans l’avenir et à émettre des idées et des hypothèses qu’il sélectionne en vue d’élaborer un Projet.

 

Cette aptitude cognitive comme l’anticipation, présuppose une « niche culturelle ».

Empruntée à la biologie évolutive, la niche culturelle désigne l’ensemble des transformations que les organismes font subir à leur environnement. Elle s’inscrit chez l’homme dans le cadre de la planification et de l’organisation vers le but recherché. Cette niche pourrait être l’équivalent d’un système dans lequel la partie la plus intéressante serait comme toujours la notion de « feed-back » c'est-à-dire « la remise en question constante de l’idée ou de l’objectif projeté, permettant une évolution dynamique de la pensée et des solutions aux problématiques soulevées. Ainsi surviennent les concepts comme le concept de l’hiver qui induit la nécessité de mettre en place à la fois la chasse en vue de s’alimenter et de faire des provisions, mais aussi de pourvoir aux peaux pour se protéger du froid ou encore de tirer la graisse pour voir dans les cavernes et encore imaginer des histoires et préfigurer des Peintures rupestres racontant le monde intérieur qui les accompagne[1]. C’est ainsi que naît le symbolisme, un langage à système d’icônes ou de mimes. En effet ce langage appartenant aussi bien à l’art qu’à l’écrit, permet des interrelations qui libère l’utilisateur des buts liés aux conditions présentes, il fait appel à l’imaginaire en sélectionnant à la fois l’architecture et le sens du mot ou du graphe, ou encore de l’image par laquelle est avertie le receveur, permettant d’instruire les membres d’un groupe et d’entreprendre des actions collectives.

 

Ainsi on assiste à la naissance du mème dont je vous ai déjà largement parlé au cours de mes conférences, le même est la conjonction du mot « gène » et « même » qui distingue une identité culturelle de base : « l’idée ». Les mèmes[2] se condensent se combinent, se concurrencent et se reproduisent à l’identique. Ils véhiculent les conceptions comme la morale, la religion, les recettes de cuisine…Et ce créant une culture adaptative à son environnement de façon à pouvoir varier et diversifier et permettre une continuité aux différentes séquences. On a donc une organisation modulaire de l’esprit humain qui dépend de « modules ». Ces modules sont dits d’apprentissages qui ne sont pas préformés à l’avance mais qui évoluent en épigénèse sous l’impact d’ « inputs » (stimulations visuelles, olfactives et autres sentiments et sensations…). Cette modularité de l’esprit humain permet conjointement la stabilité des cultures et des variations, mais aussi de faire un parallèle avec l’évolution de tous les systèmes existants qu’ils soient de forme simple ou complexe en particulier la similitude avec l’évolution de la génétique et la cybernétique, dans l’émergence, le changement, la diversité. On parle donc de coévolution.

 

 

Nous avons vu que l’art de la préhistoire est un support de mémoire[3]. L’écrit y est encore absent toutefois l’art permet de conserver ce qui sans lui tomberait dans l’oubli. On y trouve des figurations réalistes d’animaux sous la forme de bestiaires, mais on y trouve aussi des graphismes abstraits. Nous n’avons pas encore trouvé la clef qui permettait l’exploitation de tous ces signes afin de leur donner la valeur sémiologique qu’ils véhiculent ainsi que les procédés des métonymies qui permet de reconnaître la crinière d’un animal préfiguré. Il est difficile voire impossible de pénétrer dans un système de représentation qui ne correspond pas au notre sans guide et sans représentant pour nous initier à la connaissance. Cette codification symbolique ne nous est pas connue et ne rentre pas dans notre champ d’acculturation d’autant plus qu’il semblerait que quelques membres uniquement aient accès à ce savoir disparu et soient formé à la codification et au déchiffrement. Une élite serait seule apte à comprendre le support de mémoire, son sens, et sa compréhension. Cela présuppose que l’on ait déjà à faire à une société bien organisée, comprenant une hiérarchie tribale avancée.

 

 



[1] La vie extérieure est fort peu représentée. Les premiers hommes avaient pour nourriture des bouquetins et autres mammifères de petite taille dont on a retrouvé les ossuaires. Cependant ce sont des bestiaires d’animaux que l’on imagine féériques qui sont représentés en particulier à Lascaux. Bisons, chevaux…

[2] R Dawkins La gène égoïste 1976

[3] Préhistoire et fondement de l’humanité par Claude Chatron-Colliet

 

 

Etude de la photographie :

Symbolique :

La Roue, la pensée, l'envol, l'unité, la rose, la connaissance, l'or de l'alchimiste.

 

 

 

 

06/05/2009

Revue Littéraire Culturelle d'Albanie LE PELEGRIN


Cher Nase Jani et l'équipe du Pellegrin,

 

En ce jour du 4 mai 2009, j'ai eu la grande émotion de recevoir de Grèce la revue dans laquelle vous avez choisi trois  de mes poésies afin de les publier dans votre Magazine International. Je ne saurai vous dire l'émotion que j'ai ressentit lors de cette lecture, de l'excellente traduction de Vasil Qesari, ainsi que du travail réalisé pour la mise en page aussi bien sur le recueil que sur le site.  J'ai beaucoup  de fierté à faire partie de vos auteurs et suis très honorée des quatre pages que vous m'avez consacrées. Je vous souhaite aux travers de mes simples mots, la réussite et je félicite l'ensemble des écrivains qui font parti de cet ouvrage de grande qualité et d'une grande profondeur culturelle.

 

Je vous envoie mes voeux les plus chers de réussite.

 

Claudia

Le PELLEGRIN




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Chers lecteurs du Pelegrin,

 

Je suis très honorée d’avoir été invitée par Vasil Qesari  et l’équipe du Pelegrin à  publier mes poésies dans votre magnifique magazine littéraire.

J’ai découvert l’Albanie en allant en Grèce pour la première fois en 1976. Passionnée d’histoire autour de la « Mare Nostrum », je m’intéressais aux fouilles archéologiques menées par Léon Rey et l’italien Luigi Ugolini à la recherche d’antiquités de l’époque gréco-romaine dans les anciennes cités de Bouthrôtos et de Phoiniké. Plus tard, les fouilles ont eu pour objet de révéler  et d’expliciter les fondements de votre magnifique Pays et d’affirmer son identité au travers de l’Art.

Et c’est bien au travers de l’art, la culture, la musique et les danse que le pays se caractérise comme unité flamboyante.

 

Dès 1590 la littérature se révèle par les quatrains en octosyllabe de Budi,  et Bogdani  décrira l’universel qui m’attache tant dans son œuvre  Krijimi i rruzullimit  et  je passe de nombreux auteurs jusqu’à Ismaïl Kadaré que j’ai eu le grand bonheur et l’immense honneur de rencontrer en ce mois fleuri de mai à l’occasion du colloque International en littérature comparée à la Faculté de Nanterre à Paris qui eut lieu le 29 mai de cette année en compagnie de votre Ambassadeur son excellence Ylljet Aliçka  représentant votre peuple en France. A cette occasion j’ai eu grande joie à  rencontrer certains de vos compatriotes tous épris du génie de l’écrivain merveilleux qu'est Ismaïl Kadaré, en particulier mon très cher ami Vasil Qesari journaliste reporter à FR3 Bordeaux, Alexandre Zotos professeur universitaire à la faculté de saint Etienne, Yzeri Ilir  Professeur à l’université d’Elbassan, Dashnor Kokonozi journaliste, Todorushi Ornella ‘doctorante à la faculté de Nanterre…et Madame Gely organisatrice de cette rencontre internationale.

 

Vous êtes les fils et filles de l’aigle emplis de loyauté et de courage, descendants des Indo-Européens, baignés dans le mythe grec dont vous êtes en partie origine et vecteur j’aime votre pays de mer et de montagnes et vous envoie mon plus beau sourire.

© Claude Chatron-Colliet pour les lecteurs du Pelegrin Revue Culturelle littéraire des écrivains Albanais Exilés. 2008

 

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PELEGRIN

Claude Chatron-Colliet en 1961 et remporte son premier prix de poésie à l’âge de 11 ans. A la fois, écrivain, poète, photographe ses thématiques humanistes s’orientent autour de l’Amour, la tolérance, la solidarité, la liberté.

Auteur de deux romans la Garon «  un livre pour les belles âmes » dira Dominique Autié Chevalier des Arts et des Lettres de la langue Française publié en 2006 aux Éditions Thélès et Samsarah dont la publication est prévue au dernier trimestre 2008 (Thélès). La romancière n’a cessé de plaider contre la violence, l’hégémonie, la xénophobie et d’élever les valeurs humaines et identitaires à la coexistence. Son recueil de poésies et photographies intitulé l« Femme de Lumière » est la pure expression de sa personnalité au travers du message poétique, une allégorie du « Beau » aux noces de la terre et du ciel.

SACRE/KURORËZIM





Sacre


Si les pas de tes rêves te portaient par hasard en ce jour,
Au pied de ma maison, et que ton âme cicatrisée se recueille quelques instants,
Là,
Dans le souffle des fleurs à l’orbe de mon cœur qui bat, tout doucement. Juste à Être,
Un instant,
Un seul souffle,
Un seul battement.
Ta tête sur ma poitrine,
Mes lèvres sur ton front.
Caresser chaque ligne d’une infinie douceur,
Dans un enlacement d’âmes jusqu’aux barrières du temps.
Il nous faudra plus de mille ans.
Je te dirais avec mes yeux,
La profondeur du lac dans lequel tout est pardon,
Je te dirai avec mes mains le délicat contour de ton visage où chaque sillon de ta douleur est comblé de ma compassion.
Mes lèvres sur ta bouche et s’élever en Amour de la plus belle façon,
A la hauteur des sentiments célestes que chaque être devrait connaître Dans une folle passion,
De mes chevilles à tes yeux,
De tes mains à mes mains,
De tes lèvres à mon corps,
De tes yeux à mon cœur,
Posés là,
Dans le creux de ma main,
Au plus prés de mon cœur,
Fermer
Mes paupières lourdes de tous les sillons de mer,
Nourrie d’avoir gouté,
Une fois dans ma vie à ce Divin nectar que d’être Aimée,
Amoureusement d’une aussi belle et ardente façon.

Chaque fois que je fermerai les yeux et jusqu’à mon dernier souffle,
Je verrai des méharées,
D’où naissent des oiseaux nimbés d’Or
Épris de mer et de vent,
Qui volent vers de nouveaux voyages
Le cœur léger d’avoir vécus ce seul instant.


Claude Chatron-Colliet©2008
Femme de Lumière




Pour Le Magazine Littéraire et Culturel D'Albanie

Le Pelegrin


KURORËZIM


Në se një ditë hapat e ëndrrave të tua rastësisht do të sjellin
Poshtë shtëpisë sime e zemra jote plagë aty do ndalet për një çast,
Atje,
Mes erës së luleve, në botën e zemrës sime që troket butësisht,
Për të qenë
Së bashku,
Qoftë edhe për një çast,
Për një psherëtimë,
Për një rrahje zemre,
Kokën mbështetur mbi timin gjoks,
Buzët e mia mbi tendin ballë,
Mes përkëdheljesh ëmbëlsisht pa fund,
Në bashkim shpirtrash gjer në barrierat e kohëve,
Qe s’do na mjaftonin as për njëmijë vjet.
E unë do flisja me gjuhen e syve të mi,
Këtyre liqejve të thellë që falin gjithmonë,
Do flisja me gjuhën e duarve të mia delikate rreth fytyrës tende,
Ku çdo rrudhe dhimbje është mbushur plot me dashurinë time.
Me buzët e mia në gojën tende dashurinë do ta shprehja bukurisht,
Në lartësi ndjenjash qiellore që çdo krijesë njerëzore do ketë njohur,
Me të çmendurin pasion,
Nga thellësitë e trupit drejt syve të tu,
Nga duart e mia në të tuat duar,
Nga buzët e tua në trupin tim,
Nga sytë e tu në zemrën time.

Dhe me të ëmblat duar mbyllmë lehtë,
Të rëndat qepalla nga hullitë e detrave,
Që të lumtura për të vetmen herë në timen jetë,
Thithen nektarin Hyjnor të jem e Dashuruar,
Kaq thellësisht me të bukuren të zjarrtën mënyrë.

Dhe sa herë që do mbyll sytë e gjer në fundmen frymë,
Para meje do shfaqen karvanë beduinësh,
Prej të cilëve zogj të praruar do fluturojnë
Drejt detit e erërave,
Duke shkuar drejt brigjesh të reja,
Zemerlehtë se kanë jetuar,
Qoftë dhe një të vetëm çast.

Traduction De Vasil Qesari

 

Mon Aube - AGIMI IM

Mon Aube


Au fond, mon aube,
Si tu voulais partir loin de moi,
Je te comprendrais,
Je ne retiendrais pas.
Même si mon âme me brûle,
Que mon cœur se vide,
Et que je m’évapore.

Au fond mon aube,
Si tu étais loin de moi,
Je te comprendrais,
Je ne te retiendrais pas.

Tes pas seront à jamais dans les miens,
Ancrés,
Profondément,
Par cette étreinte qui nous lie,
Cet enlacement d’âmes.

Si le silence t’oppresse,
Je chanterai pour toi et où que tu sois, tu m’entendras.

Si le manque te dévore,
Je serai dans un rayon d’or
Au lever du soleil,
Pour que tu t’émerveilles encore,
De mon amour pour toi.

Si la faim te tenaille,
Je répandrais des semailles,
D’où je ferai germer les plus belles moissons,
En toutes saisons.

Si le froid te glace,
Parce que tu me chasses,
Et que tu t’arraches,
Je te réchaufferai de mon Amour ardent.
Avec compassion,
Dans le soleil et dans le vent.
Dans le flot d’un ruban.

Si la soif te déshydrate,
Et que ta peau se craque
Je ferai jaillir des Lacs,
Au milieu des déserts,
Où tu te désespères.

A chaque pas, que tu seras loin de moi,
Je poserai à tes pieds,
Des brassées de jasmin,
Pour te remémorer mon parfum
Et apaiser ton cœur.

Ainsi mon Aube,
Je serai toujours là,
Invisible, absolue, immuable.
Dans la nuit des temps.

Mais pour l’instant,
Garde le silence,
La nuit s’en va flottante,
Laissant darder les premiers rayons au colophon céleste,
Aux pétales de roses blanches, aux profondeurs sans fin.
La cité des nuages dévoile son ciel d’azur,
Viens lover ton âme tout contre moi,
Sous l’alcôve céleste,
Là où brûle la source,
Dont la froide pâleur,
Inonde le monde d’Amour intense.

Laissons nous porter par les vagues.
Jusqu’à demain...


Claude Chatron-Colliet© 2007

Traduction en Albanais pour le magazine de Littérature International "Pellegrin" Grèce par Vasil Qesari

AGIMI IM

Në fund të fundit
Agimi im,
Në se ti do ikësh larg prej meje,
Unë do të kuptoj,
Nuk do të ndaloj,
Dhe pse shpirti më digjet,
E zemra më fiket
E unë avulloj.

Në fund të fundit,
Agimi im,
Në se ti larg meje je,
Unë do të kuptoj,
Nuk do të ndaloj.

Hapat e tu në të miat do jenë,
Mbi njëra tjetrën,
Me lidhjen që na mban,
Me pleksje shpirtrash.
E në se heshtja të pushton,
Për ty do të këndoj,
Kudo që të jesh,
Dhe ti do më dëgjosh.

Në se mungesa ime
Përbrenda të gërryen,
Rreze ari do bëhem,
Kur dielli të çelë,
Qe ti afër të ndjesh,
Dashurinë time për ty.

Në se uria do të zërë,
Fara përreth do të hedh
E grunjëra do valëviten,
Përherë në çdo sezon.

Ne se ftoma do të ngrijë
Nga që ti më s’më do,
E nga zemra më ke hequr,
Me dashurinë time zjarr,
Me timin të zjarrtë pasion,
Diell e fllad do të bie
Dhe një të ngrohtë ruban.

Ne se etja do të thajë
E trupi do të mpaket
Liqej të freskët do bie,
Në shkretëtirën pa fund,
Ku ti etjen do shuash ...

Kudo që të jesh larg meje,
Në gjurmët e këmbeve të tua,
Do vë tufa lulesh jasemin,
Për të sjellë parfumin tim,
E zemrën plot ngashërim.

Kështu Agimi im,
Me ty gjithmonë do jem,
E padukshme e palëvizur,
Në netët e çdo kohe.

Por tani,
Ruaj heshtjen,
Nata rrjedh si lumë
E pas sjell të parat rreze veshur me celofan,
Me petale të bardha trëndafilash në qiejt pa fund.
Bota e reve ikën e qielli i kaltër po çel,
Hajde vure zemrën pranë timit kraharor.
Aty në hapësirën qiellore,
Atje ku digjet burimi,
Në zbehtësinë e ftohtë,
Mbushur plot me timen dashuri.

Le ti lemë dallgët të harbohen
Gjer në të nesërmen ditë ...

Claude Chatron-Colliet © 2008

Shqipëroi nga frëngjishtja: Vasil Qesari

Voyages - TË UDHËTOSH

Tu voulais me parler d’un voyage ?
A me lire, à m’entendre, à me dire.
Ce que dans mes mots,
Je trace,
D’infini,
De l’infime à l’incommensurable,
Qui je suis, comment je suis dans la soif, d’où je viens ?
D’entendre, de caresser, et de boire jusqu’à la lie,
Cette terre inconnue,
Qui abreuve, enrichit et lie,
Les épis de blés,
Sur des terres desséchées.

Vivre, intensément chaque instant de ce manque,
Presque jusqu’à l’agonie,
Et moi, d’implorer chaque jour,
L’aube de mes ciels,
D’un rayon de miel et de fils d’arcs en ciel,

Tu voulais me parler d’un voyage ?
A regarder le matin l’astre du jour s’élever
Au colophon des plus hauts sommets,
Marcher dans les neiges rosées, des cerisiers japonais,
Traverser l’Amazonie et dormir tendrement dans la canopée,
Voir le char du soleil s'enfoncer dans le ciel,
Contempler du Mont Athos, le bleu infini coupé de voiles immaculées,
Qui me serviront de robes pour mes ailes blanches,
Prêtes à s’envoler.

Me prendre dans tes bras pour me faire danser,
Marcher les pieds nus sous les oliviers,
Traverser les déserts dans des méharées,
Glisser sous des cascades glacées.

Et moi dans mes larmes d’eau douce et mes larmes salées,
J’ai fait tous ces voyages, juste en t’écoutant parler,

Sur mes ailes
Sans ne plus rien penser
Qu’aux couleurs de l’arc en ciel.
Et au Grand Teinturier .

Je rêve à Itaka,


Traduction en Albanais pour le magazine international littéraire Le Pelegrin par Vasil Qesari avec toute ma reconnaissance.

TË UDHËTOSH

Ti doje të më flisje për udhëtime ?
Të më lexoje, të më dëgjoje, të më thoshe
Pikërisht për atë që prej kohesh,
Trasenë ja kam hapur gjer në infinit.
Ti doje të dije kush jam, prej nga vij ?
Të dëgjoje, të përkëdhelje e të jetoje,
Gjer në dehje këtë tokë të panjohur
E cila ngroh e mban thellë në gji,
Kallinjtë e grurit nga fara e gjer në korrje.

Doje të jetosh, fort të ndjesh çdo çast në jetë,
Furishëm e thellë gjer në agoni.
E unë, pranë teje çdo ditë,
Të ndjeja agimet e qiejve,
Rrezet e arta e ylberet verbues.

Ti doje të më flisje për një udhëtim ?
Mëngjeseve të shihja yllin e agimit,
Zbardhjen e majave të larta,
Të ecja në dëborë trëndafilash,
E mes qershizash japoneze,
Amazonën ta kaloja mespërmes
E natën të flija paq në një kasolle,
E në të gdhire që andej diellin
Të shihja fuqiplotë në hapësirë.
Të shkoja në malin Athos,
Prej andej të kundroja blunë e pafund,
Prerë nga vela varkash virgjëresha,
Me to të veshja të bardhët krahë,
E udhën ta vazhdoja në fluturim.

E ti të më rrëmbeje në të tuat krahë,
Për të vallëzuar këmbëzbathur nenë ullinj,
Për të përshkruar shkretëtira e oaze
E pastaj udhën për të vazhduar,
Drejt kaskadash akujsh të ngrirë.

E unë mes lotësh uji të ëmbël përzier me kripë,
I bëra gjithë këto udhëtime
Teksa për to ti më flisje.

Me krahët e mia fluturuese,
Pa menduar për gjë tjetër,
Veç për ngjyrat e ylberit,
Dhe për një të Madh Pikturist.
Dhe ëndërrova:
ITAKËN



Claude Chatron-Colliet ©Avril 2008

Shqipëroi nga frëngjishtja: Vasil Qesari

 

 

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Réunion de travail
Vasil Qesari Journaliste  FR3 Aquitaine  traducteur en langue Albanaise et Claude Chatron-Colliet Poète Ecrivain Photographe
Colloque Interational de lecture et Poésie comparée sur l'auteur Nobélisable Albanais : Ismaïl Kadaré
Facultée de Nanterre
Paris 2008

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Ismaïl Kadaré
Portrait par Claude Chatron-Colliet
©CLASS

 

 

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22/04/2009

ALHAMDOULILLAH



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ALHAMDOULILLAH



Les jardins sont remplis de jasmin,
Alhamdoulillah !
Le rossignol chante tout au bord du ruisseau,
Alhamdoulillah !
Nul autre que l’esprit ne contient le secret,
Des rubans qui se nouent dans les aubes naissantes,
Les frémissements de la brise,
Lorsqu’elle frôle mes cheveux épis de blé,
Alhamdoulillah !
Wâlayâ nourriture de mon cœur,
Muette dans le chemin du silence,
Ma joie,
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Contemple,
Le tissage du ciel,
La broderie des mers,
Le blond du désert,
Jardins rieurs et embaumés, Mes déserts,
Mes palmeraies…
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Au dessous de moi,
Les terrasses du ciel,
Les armoiries de feu quand le soleil se couche,
La perpétuation de la vie dans le lever du jour,
Le premier cri dans la première douleur !
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
L’amour sans connaissance est ténèbres,
Plus grande est la douleur,
Plus mon âme mène l’assaut avec ardeur,
A toute vie,
Car il est sans fin et sans commencement,
Unique et incrée.
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Tu boiras l’eau de la souffrance,
Et allumera le feu avec le bois du désir,
Ton âme éprise d’Amour chantera et dansera l’Aube de tous les matins du jour
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah
Générosité de ton don,
Les jardins sont remplis de jasmin,
Je pose mon oreille contre ta bouche,
Pour que tes lèvres me glissent,
Le secret de ton cœur dans les battements de mon âme,
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah
Je m’en vais vers ma source,
Soupirs et tremblements au cœur,
Je ne possède rien,
Sinon l’espérance,
Car tu es en toi-même, en tout lieu en toutes choses,
Dans les sonorités de la harpe de mon cœur.
Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Comme un parchemin non écrit,
Une ombre dans l’eau vivante,
Écrivit un traité sur la vie,
La source jaillissante,
De compassion le remplit,
Et toutes les choses ont resplendit,
Irradiant en elles ce qu’elles avaient reçu :

La forme donnée par l’ombre,
Le fond alloué à l’âme capable d’intelligence,
L’esthétique offerte par l’Amour.

Alhamdoulillah !
Alhamdoulillah !
Et je m’en vais,
Dans ma forêt parfumée de lys blancs,
Entendre le silence,
En suivant mon berger,
Me fondre dans le baiser,
De la terre et son eau, et, du ciel de son feu,
M’émerveiller de l’enfant qui prend le sein,
A connaître.
Et de toutes les beautés qu’engendre ce monde,
Et de toutes les souffrances,
Quand je l’inspire et qu’il m’aspire,
J’ouvre mes yeux d’aveugle dans les ténèbres,
Je n’y vois que la Lumière.
..ALHAMDOULILLAH !


Nour el Yaquine
© Claude Chatron-Colliet


ALHAMDOULILLAH



The gardens are filled with jasmine,
Alhamdoulillah!
The nightingale sings at the edge of the creek,
Alhamdoulillah!
No one but the mind holds the key,
Ribbons that are formed in the blades emerging
The tremors of the breeze,
When my hair frôle wheat,
Alhamdoulillah!
Wâlayâ food of my heart,
Silent in the path of silence,
My joy
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Contemplates,
The weaving of the sky,
The embroidery of the seas,
The blond desert
External gardens and embalmed, My desert
My palm ...
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Below me
The terraces of heaven,
The arms fire when the sun goes down,
The perpetuation of life in the dawn,
The first cry in the first pain!
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
Love without knowledge is darkness,
The greater the pain,
Plus my soul leads the attack with vigor,
A whole life,
Because it is without end and without beginning,
Unique and uncreated.
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
You drink water from the suffering,
And ignite the fire with wood of desire,
Loving your soul to sing Love and the Dawn of every morning of the day
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah
Generosity of your donation,
The gardens are filled with jasmine,
I put my ear against thy mouth,
For me your lips slipping,
The secret of your heart beating in my soul,
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah
I go to my source,
Sighs and trembling to the heart,
I do nothing,
If not hope,
Because you are yourself, at any place in all things
In the sound of the harp of my heart.
Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
As a parchment unwritten,
A shadow in the water alive,
Wrote a treatise on life,
The spring,
Compassion fills,
And all things shines,
Radiating in them that they had received:

The form given by the shadow,
The funds allocated to the soul capable of intelligence,
The aesthetics offered by Love.

Alhamdoulillah!
Alhamdoulillah!
And I am going,
In my forest of fragrant white lilies,
Hear the silence
Following my shepherd,
I melt into the kiss,
Of land and water, and sky light,
Marvel of the child takes the breast,
A known.
And all the beauties qu'engendre this world
And of all the suffering,
When I inspire and m'aspire,
I open my eyes for the blind in darkness,
I do not see the Light.
ALHAMDOULILLAH ..!


Nour el Yaquina

14/04/2009

UNIS



Unis comme deux gouttes composées d’eau et de sel,





Amoureuses,

Enlacées,

Quand l’une compose l’autre, l’autre se décompose,

De deux il n’en restait plus qu’une,

Flottant dans l’irréel,



Une étreinte,

Où chacun s’imprègne l’une de l’autre

Alcôves aux parfums,

Lys aux brassées de jasmin,

Bois aux douceurs de mousse,

Merveilleuse tiédeur qui pénètre les veines,

Dans le bain d’une force vivante,

Elle danse un pied sur chaque étoile,

Elle a des ailes d’ange,

Tandis qu’il se fond, se dissolve,

Toujours plus profondément,

Plongé la douceur enveloppante,

De son soleil,

Unis comme une goutte composée d’eau et de sel.





Claude Chatron-Colliet©

ITAKA
Fille de la mer


United composed as two drops of water and salt,





Love,

Enlacées,

When one makes up the other, the other breaks,

Two it remained one,

Floating in the unreal,



An embrace,

Where everyone gets one of the other

Alcoves to perfumes,

Lys brewed with jasmine,

Sweet wood to foam,

Wonderful warmth that enters the veins,

In the bath of a living force,

She danced a foot on each star,

It has angel wings,

While it melts, dissolves,

Ever more deeply,

Plunged softness enveloping

From its sun,

United as a drop made of water and salt.





Claude-Chatron Colliet ©

ITAKA
Daughter of the Sea