10.05.2008
Graines de Poètes 2
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08.05.2008
Le regard du vivant et le regard du mort.

A l’heure où je poussais mon premier cri ouvrant mes yeux à la vie, les ouvriers est allemands commençaient la construction d’un mur traversant Berlin dans toute sa longueur, du nord au sud de la ville. Au même instant, toutes les frontières de la RDA et les secteurs occidentaux furent fermés par des réseaux de plusieurs kilomètres de grillages et de barbelés séparant les familles. Les appartements qui longent la ligne de démarcation sont évacués ou investis par la police populaire allemande qui fait murer les portes et les fenêtres. Ceux qui ne peuvent pas fuir, se jettent par les fenêtres du quatrième ou cinquième étage. Les allemands de l’est détruisent complètement les immeubles de la Bernauer Strasse pour faire place au mur définitif où flotte le drapeau de la Freie Deutsche Jungend (jeunesse libre allemande). Mon destin venait alors à jamais d’être scellé à cette heure historique, par le combat pour une humanité où prôneraient les valeurs morales de liberté, de fraternité, de dignité, de respect et de tolérance. Je ne savais pas encore combien ce mur et moi avions de cheminement à faire ensemble et combien il compterait dans ma vie....
Le premier cadeau que me fit la France, fut sans aucun doute, le manuel du « savoir vivre » qu’il était vivement conseillé aux épouses d’officiers de l'Armée Française de connaître par coeur. Un livre en "notes de services brochées", contenant les us et les usages, les coutumes, les grades et leur représentation symbolique, le placement à table, et tout une multitude d’astuces à respecter et d’impairs à ne pas commettre. C’est ainsi que j’appris qu’une épouse ne devait pas dire « mon Général » mais « Général »…
L’histoire, mon histoire, me rejoignit à Berlin lorsque l’ordre de mutation arriva alors que nous résidions à Metz.
Il nous fallut rejoindre Strasbourg où se trouvait le « Train militaire » qui assurait la ligne de la liberté entre la France et Berlin, jusqu’à seize trains par jours en 1947. En gare de Strasbourg je m’embarquai sur le même chemin que les juifs déportés, traversant les lignes de l’Allemagne de l’Est protégées par les barbelées et surveillées par les guérites militaires dans le brouillard matinal d’un voyage de douze heures pendant lesquelles ma fertile imagination me plongea dans le tréfonds de la douleur de l’Autodafé et de l’extermination de la race humaine par elle-même.
Auschwitz 1,2 Million de morts, Buchenwald 60 000 morts, Chelmno 300 000 morts, Dachau 60 000 morts, Flossenburg 10000 morts, Lublin/Majdanek 200 000 morts, Mauthausen100 000morts,
Mittlebau/Dora 20 000 morts, Natzwiller/Struthof 22000 morts, Neuengamme 50 OOO morts,
Ravensbruck 90 000 morts, Sachsenhausen 84 000 morts, Sobibor 200 000 morts, Stuttof 60000 morts,Theresienstadt 35000 morts, Tréblinka… 750 000 morts …
Les visages de la douleur, de l’incompréhension, de la terreur défilant à la vitesse du trajet, s’inscrivaient sur ma route, dans ma chair dans ma peau, incisant avec profondeur le tatouage de l’immonde, la destruction massive de l’humain par son congénère. C’est ainsi que germèrent à moi les premières graines de « La Garon », semées au vent par ce voyage, elle fusionnaient ainsi avec ma mémoire, et les paysages de mon enfance.
Nous débarquâmes à Berlin, en ce matin de juin 1990, juste sept mois après la chute du rideau de fer. Pour découvrir une RDA, portant encore les traces de la guerre, avec presque un siècle de retard technique.
Pendant quatre ans j’eus l’infime honneur de représenter La France, mon pays.
Désignée par le Protocole, j’eus l’immense honneur privilégié de rencontrer du temps de son Mandat, Monsieur Bill Clinton Président des États-unis d’Amérique, d’être invitée par son Altesse Royale, La Reine mère Elizabeth d’Angleterre « Queen Mumm » dont Adolf Hitler avait dit, qu'elle était la femme la plus dangereuse d'Europe, en raison de son rôle aux côtés de son peuple durant la Seconde Guerre mondiale. Refusant de quitter Londres pour échapper au "Blitz", elle préférait remonter le moral de la population en se rendant dans les quartiers touchés par les bombardements, par Son Altesse Royale le Prince héritier Charles d’Angleterre,
Monsieur le Président Helmut Kohl… Sous les commandements du Général Jolibois, du Général Gosset et du Général Brulard qui furent tour à tour commandants des Forces Françaises stationnées à Berlin. Je m’impliquais totalement dans l’organisation des manifestations caritatives au profit des associations inter nations. Recevais les dirigeants et les dignitaires conformément au protocole. Et je dois dire que le petit livre broché me fut d’un grand service. Grâce à l’éducation sévère que je reçus, je pus me sentir à l’aise en toutes circonstances.
La ville de Berlin Ouest est la vitrine de l’occident, Siemens et Mercedes sont attachés à l’ordre économique. L’éventail des manifestations artistiques, littéraires, musicales, théâtrales est optimal. Je bénéficie d’une voiture particulière avec un chauffeur garde du corps, et contrairement aux Français qui restent en Fransosich zone (le 12 aout 1945 les autorités militaires remettent les deux arrondissemnts de Wedding et de Reinickendorf au Général Beauchesne premier gouverneur de Berlin), je visite le patrimoine et les édifices laissés par nos compatriotes Huguenots Français chassés par la révocation de l’Édit de Nantes qui furent nourris de l’espoir de rentrer d’exil, les musées, en particulier le check point Charlie lieu de passage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Je visite Sachsenhausen à Orianenburg 84 000 morts : des soviétiques, des juifs, des prisonniers de guerre, des Français, des Polonais des « asociaux », des Tziganes, des prisonniers de haut rang, tous morts gazés ou ayant subi l’expérience médicale, ou bien encore d’épuisement après avoir servi comme main d’œuvre à de grands consortiums économiques comme BMW , Farben ou Heinkel. Mon livre La Garon prend forme. Il faut vulgariser l’horreur pour la mettre à portée du lecteur et le faire dès la plus jeune enfance pour que plus jamais l’homme ne commette de tels génocides.
Je suis pétrie de la douleur qu’expriment les lieux, cette souffrance et cette foi en l’homme qu’il me semble nécessaire d’éduquer à ce que l’on nomme humanité.
(Extrait de ma biographie).
Photographie de moi
©Simbad
La semaine dernière lors
d'une réunion de travail sur Ismail Kadaré
Saint Emilion
Le regard du vivant et le regard du mort.
Sans un bruit on élève la muraille,
Qui célèbre la peur et fête la haine,
L'une s'enclave, tandis que l'autre s'élève,
Comme une rumeur,
Habite,
Le regard du vivant comme celui du mort.
L’œil,
Qui parcourait les plaines,
Se vêtit d’un voile,
Aveugle,
Il obscurcit l’horizon en souillant la mémoire
Avant le fruit, il n'y avait ni bien, ni mal,
Il n'y avait pas d'habits,
Pour vêtir du voile ce que l'œil voit,
Et l'œil poursuivait jusque dans la tombe,
La main fratricide qui perforait le cœur.
Les mots se figent comme le sang sèche,
L'âme se flétrit,
La bouche purpurine,
Se vide, comme la rue,
Les paupières se ferment,
Il n'y a plus que des absents.
Les yeux vides et caverneux,
Des vivants et des morts,
Sont derrière la citadelle,
Terrés par la peur.
Il y a des corps qui sont comme des tombeaux,
A l’éloge de l’ombre
Ils abritent l’ignorance,
Et sculptent par leurs actes de laideur,
Leur devenir façonné en enfer.
Ils sèment la douleur,
Enfantent la misère,
Et se servent de leurs frères,
Jusqu’au bout de leur chair,
Dans des champs de labeur,
Où s’inscrivent la trace de la sueur,
Le goût pourpre et amer des rivières,
De larmes et de sang.
J’entends le cri de tous ces silences,
Le bâillon
Qui scelle la parole,
Mon exhortation qui la délie,
Transperçant les murs, les clôtures, les bunkers, les frontières,
Érigés par les cultes, les préjugés et les hommes.
Et je chante,
Dans ce monde en perte de vitesse,
Où le cœur se glace d’indignités,
De toute mon âme
L’hymne d’Amour, de Tolérance et de Liberté,
Qui fonde tous les hommes
En une seule Nation
Celle de l’Humanité.
Et mon regard est celui du Vivant
Il n’y aura point de voile
Et je vous dirais tant
De ce qui me brûle dans la souffrance des gens.
Et me consume
Jusqu’à ce que ma plume,
Vous porte dans le vent,
Ce que mon cœur porte de sentiments.
©Claude Chatron-Colliet, Mai 2008
Lorsque La technologie devient le moyen de surveillance
Ceuta et Melilla au Maroc :
Crédits Photographies: Wikipédia
Pour en savoir plus sur les murs
Très bel article de Luc
http://chezluc.blogspot.com/2006/01/histoires-de-murs.html
11:30 Publié dans Actualité , De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
03.05.2008
Immersion

Dire l’indicible
Voir l’invisible
Toucher l’impalpable
Sentir l’insondable
Comme une connaissance à Être
Fluide,
Appartenir à la Mouvance
Qui rythme la danse,
Les battements de l’univers.
Ondes,
Frôlent l’espace,
Vibrent,
A l’infini des chants de mer,
Horizons
Sans frontières,
Sans barrières,
En dérive dans le monde intérieur
Entendre les battements du cœur,
En totale immersion.
Sans voix,
Sans Yeux,
Sans Mains,
Sans parfums,
En pensées,
Exister dans le monde
A l’infini de Soi
A l’infini de Toi
Ivresse
À
Naître au monde
Et
Exister
Dire l’indicible
Voir l’invisible
Toucher l’impalpable
Sentir l’insondable
Voler
Et s’envoler dans la Joie
Entre la mer et le ciel
Claude Chatron-Colliet©Mai 2008
Concerto pour Clarinette
Amadeus Mozart
19:35 Publié dans ITAKA | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
29.04.2008
Goutte de la Mer

Frôle
Effleure
Le satin velouté de mes ailes
Envol effarouché, à toutes Voiles se poudre,
Et courbe, l’irisé de mes dunes.
De poudre et de satin
Infinie douceur,
Des joies étourdissantes
Où tout s’émerveille
Se pâme dans le bleu diaphane des ciels éthérés,
Vol
Aérien
Jusqu’au souffle coupé,
Doux, agile, ailé,
Voluptueusement, fascine, captive
Se liane, et butine l’inflorescence qui s’ouvre et libère le parfum,
Délicates circonvolutions, d’une plume dans le vent.
Je boirai jusqu’au calice les perles de rosées
De ton cristal limpide
Mon champ de fleurs, Ma soie tissée,
Fleurie de mer et de muguet,
Mon eau translucide,
Mon lys blanc,
Toujours aux cheveux dans le vent,
Le vert de tes yeux, a rejoint mon bleu
En
Apesanteur,
Tout près de mon cœur,
Dans ma main,
Je t’ai capturée.
Émerveillé de ta beauté.
Et je ne sais pas,
Je ne sais pas,
Si jamais,
Un jour,
Tu voudras resteras près de moi,
Belle, fragile et si frêle
De tes ailes
Je ferai de toi
Mon étoile
Ma "Stella Maris"
Claude Chatron-Colliet©Avril 2008
- WIKIPEDIA
- Stella Maris ou étoile de la mer est un nom donné à Alpha Ursae Minoris
- Stella Maris est un nom religieux donné à Marie de Nazareth.
- Marie, en grec Μαριαμ, Mariam, de l’hébreu Myriam מרים, est la mère de Jésus de Nazareth. Les Églises catholiqueorthodoxe accordent une place spéciale à Marie, qu'elles appellent Vierge Marie, qui est l'objet d'un culte particulier. De nombreuses interprétations sur l'étymologie de ce nom ont été données, mais à ce jour aucune ne s'est imposée. La racine égyptienne m.r.y (= et aimer) semble pourtant séduisante.Une autre très courante également est : « noble, élevée ». En revanche, il convient de tenir pour purement poétique l'explication par l'hébreu mar yam (« goutte de la mer »), latinisé en stilla maris, lui-même devenu Stella maris (« Étoile de la mer »). On rencontre quelquefois l'explication par la racine hébraïque marah, « rebelle » ou « chagrine ». L'étymologie populaire fait dériver le nom de ra'ah, « voir », d'où « prophétesse » ou 'wr, « éveiller » ou encore de mara, « maîtresse WiKipédia
12:25 Publié dans ITAKA | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
28.04.2008
Graines de Poètes
Graines de Poètes vous êtes la lumière de mon cœur.
Je Vous embrasse très fort et je viendrai vous voir,
Mes pas me porteront vers le chant de votre innocence…
Dans le souffle du vent,
Je vous dépose des baisers
J’attends impatiemment
La suite de vos écrits…
Merci Monsieur Aissaoui,
Merci Mounir de ces instants de joie.
Cher Monsieur,
J’ai pu lire votre publication et celle de vos élèves sur le site de mon ami et mon frère Mounir Hamamouda.
J’ai eu grand bonheur à lire la poésie de ces jeunes talents et je vous laisse être le messager de mes vœux quand aux germes sans aucun doute fertiles des graines que vous avez planté ainsi que mes chaleureuses félicitations. Le poème de Keziz Amel d’ailleurs vous fait l’hommage de son cœur.
Tous les poèmes sont magnifiques ! Et j’ai eu les larmes aux yeux de les lire tant j’ai eu de joie.
J’ai eu moi même le Prix de la ville d’Antibes lorsque j’avais leur âge et je n’ai jamais cessé d’écrire cette danse de l’âme qu’Heidegger nommait la « langue primitive ».
Le poète est par essence un exilé en ce monde, il a la nostalgie de l’harmonie par la perception sensible d’un monde angélique dont le caractère reste la nature sacrée et mystérieuse.
Cette initiation que vous leur transmettez s’inscrit dans une dimension de connaissance du langage, du rythme et du sacre dans une langue différente de leur langue maternelle. Ainsi, les enfants grâce à vous ont senti la calligraphie du poète, celle qui s’inscrit non pas sur le papier, mais dans la représentation de la nature intérieure de l’homme à l’image du créateur, l’intégrale musique, le rythme et le mouvement profond et subtil des mots qui s’enlacent pour créer une harmonie signifiante qui parle directement à l’âme.
Vous leurs avez transmis le mystère qu’au travers des mots l’homme rejoint la part divine qu’il porte en lui dans laquelle s’illustre la beauté. Ils sont devenus l’instrument du souffle de l’esprit et vous leur avez appris à cristalliser l’émotion.
Je vous en remercie Cher Monsieur, mon amitié vous accompagne
Main sur le coeur
Collège SALEM Bouzidi Oumache
Biskra
ALGERIE
Madame Claude Chatron-Colliet,
Si vous avez vu cette joie légère, aérienne émanant des yeux innocents de mes chers élèves ;
Si seulement vous étiez là et vous avez aperçu cette béatitude qui flottait dans l’atmosphère de notre espace estudiantin.
La réception de votre message (email) débordant de mots affectueux, encourageants, a vivifié les cœurs purs de mes enfants qui avaient tant besoin de stimulation, de motivation.
Grâce à vous et votre doigté, mes poètes en herbe ont découvert la muse qui inspire le poète, mes poètes en herbe ne considèrent plus les vers et les rimes comme une quelconque trace écrite sur une feuille mais un mode de vie, une façon d’être ; tout est devenu poésie pour eux…
Je vous remercie sincèrement pour ce coup de pouce comme j’ai remercié mon cher ami Mounir Hammouda qui m’aide et aide mes élèves dans leur apprentissage de la langue française.
Ma main et celles de mes élèves sur les coeurs
M. AISSAOUI Mohamed Azzeddine, responsable du CLUB de poésie
Pour lire mes Graines de Poètes :
Cliquez
7234168c98dee793a6af022f4a17e3fc.pdf
b1401350801125ecdb619fd96bf0b1d7.pdf
Vous faire connaître le coeur de Monsieur AISSAOUI Azzedine:
Bravo mes Très chers élèves
O mes enfants !
Mes très chers apprenants,
Si vous savez combien je suis ravi
De voir grandir cette envie.
De voir la passion de la poésie
En vous si rosie.
O mes enfants !
Mes très chers disciples chéris,
Si vous savez combien je me réjoui
De voir cette amour fervent,
Des vers, des strophes et des rimes
En vous atteignant les cimes.
Je veux le dire mes enfants
Votre poésie est tel un souffle divin
Qui se déplace en croissant
Il emplit le coeur et le rend serein.
Je veux le dire mes enfants
La graine que j’ai semée
A la naissance de cette saison
Vient juste de germer
Mais elle attend seulement
D’être entretenue prodigieusement
Pour grandir, pour fleurir
Et surtout pour s’épanouir.
M. AISSAOUI Med Azzeddine
Mon professeur
Il ne vient jamais en retard, mon professeur
Monsieur est toujours dans le coeur
Monsieur est comme les stars
Il n’aime pas les avares
Donc il est dans le coeur le meilleur
Grâce à mon Dieu, il est un très bon professeur
Il est civil monsieur
Je le dis et je le dis, il n’y a pas comme monsieur
Nous avons besoin de vous
Sans vous, il n’y a pas de goût.
Avec ses camarades, il y a une différence
Il chemine toujours en silence.
Salem Mohamed Lakhdar 4°AM/2
Les jours qui passent
Dans la terre et dans l’espace
Je suis très content
Avec mes frères et mes parents
J’aime mon professeur
Grâce à lui, je suis meilleur
Il est pareil à une fleur
Je suis très heureux
Car monsieur est sérieux
Vous êtes excellent
Travaillant en classe et à la maison
Mon professeur est vraiment bon
C’est pourquoi nous obéissons
Lui, il ordonne et nous exécutons
Salut de nous à celui qui suit le chemin de la
vérité.
Salem Mohamed Lakhdar
4°AM/2
Je suis le meilleur
Et vous êtes les meilleurs
Grâce à mon Dieu
Grâce à mon professeur
A la fin de cette année
Tous les élèves passeront
Et la joie se dessinera sur leurs visages
Et quand vous passerez
Il n’ y aura plus de bipage
Vous êtes capables
Pour devenir au futur indispensable
Grâce à notre professeur
Donc, il est et il restera dans le coeur.
Houili Ilyès 4°AM/3
Lle meilleur parmi les gens
Vous êtes cher comme les parents
Vous me faites voir l’avenir
Avec un grand espoir
Vous ouvrait mes yeux à un futur
Qui était sombre et noir
Mon coeur et mon esprit vous remercient
Ma gloire et mon succès vous bercez
Et grâce à vous, je vois très haut
Et mon horizon devient très beau.
Keziz Amel 4°AM/
Je pourrai tous les mettre tant il vont droit à mon âme...
Je vais me promener dans
Les Champs derrière ma maison et penser à tout cet Amour
10:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23.04.2008
Voyages

Tu voulais me parler d’un voyage ?
A me lire, à m’entendre, à me dire.
Ce que dans mes mots,
Je trace,
D’infini,
De l’infime à l’incommensurable,
Qui je suis, comment je suis dans la soif, d’où je viens ?
D’entendre, de caresser, et de boire jusqu’à la lie,
Cette terre inconnue,
Qui abreuve, enrichit et lie,
Les épis de blés,
Sur des terres desséchées.
Vivre, intensément chaque instant de ce manque,
Presque jusqu’à l’agonie,
Et moi, d’implorer chaque jour,
L’aube de mes ciels,
D’un rayon de miel et de fils d’arcs en ciel,
Tu voulais me parler d’un voyage ?
A regarder le matin l’astre du jour s’élever
Au colophon des plus hauts sommets,
Marcher dans les neiges rosées, des cerisiers japonais,
Traverser l’Amazonie et dormir tendrement dans la canopée,
Voir le char du soleil s'enfoncer dans le ciel,
Contempler du Mont Athos, le bleu infini coupé de voiles immaculées,
Qui me serviront de robes pour mes ailes blanches,
Prêtes à s’envoler.
Me prendre dans tes bras pour me faire danser,
Marcher les pieds nus sous les oliviers,
Traverser les déserts dans des méharées,
Glisser sous des cascades glacées.
Et moi dans mes larmes d’eau douce et mes larmes salées,
J’ai fait tous ces voyages, juste en t’écoutant parler,
Sur mes ailes
Sans ne plus rien penser
Qu’aux couleurs de l’arc en ciel.
Et au Grand Teinturier .
Je rêve à Itaka,
Claude Chatron-Colliet ©Avril 2008

ITHAQUE
Quand tu partiras pour Ithaque,
Souhaite que le chemin soit long,
Riche en péripéties et en expériences.
Ne crains ni les Lestrygons,
Ni les Cyclopes,
Ni la colère de Neptune.
Tu ne verras rien de pareil sur ta route
Si tes pensées restent hautes,
Si ton corps et ton âme ne se laissent effleurer
Que par des émotions sans bassesse.
Tu ne rencontreras ni les Lestrygons,
Ni les Cyclopes,
Ni le farouche Neptune,
Si tu ne les portes pas en toi même,
Si ton cœur ne les dresse pas devant toi.
Souhaite que le chemin soit long,
Que nombreux soient les matins d'été,
Où, avec quels délices !
Tu pénétreras dans des ports vus pour la première fois.
Fais escale à des comptoirs phéniciens,
Et acquiers de belles marchandises :
Nacre et corail,
Ambre et ébène,
Et mille sortes d'entêtants parfums.
Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums.
Visite de nombreuses cités égyptiennes,
Et instruis toi avidement auprès de leurs sages.
Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit.
Ton but final est d'y parvenir,
Mais n'écourte pas ton voyage :
Mieux vaut qu'il dure de longues années,
Et que tu abordes enfin dans ton île aux jours de ta vieillesse,
Riche de tout ce que tu as gagné en chemin,
Sans attendre qu'Ithaque t'enrichisse.
Ithaque t'a donné le beau voyage :
Sans elle, tu ne te serais pas mis en route.
Elle n'a plus rien d'autre à te donner.
Même si tu la trouves pauvre,
Ithaque ne t'a pas trompé.
Sage comme tu l'es devenu à la suite de tant d'expériences,
Tu as enfin compris ce que signifient les Ithaques …
_________________________ Konstantin Kavafis
(1863 – 1933 )
Né et mort à Alexandrie d'Egypte. Issu d'une famille byzantine qui quitta le Bosphore pour l'éternelle ville des Lagides. Il est assurément le plus illustre Poète de la Grèce intemporelle. Mais aussi, à coup sûr, le poète ayant le mieux évoqué l'exquise sensualité des furtives amours masculines. Il a su d'un certain quotidien faire de l'Histoire, et ramener l'Histoire à notre quotidien. Il nous a transmis l'antique beauté des profils de bronze. Comme celle, enivrante, des tendres visages de chair. Son œuvre est un vibrant témoignage d'un certain art de vivre millénaire. Hellénistique, Artistique, et si … Sensuel !
18:50 Publié dans ITAKA | Lien permanent | Commentaires (23) |
























