11.09.2007

La Pauvreté en France

Incroyable, Inconcevable, Intolérable !

Quatre millions de Pauvres en France dans l’indifférence la plus totale!

Pendant que les uns et les autres s’évertuent à garder leurs privilèges, d’autres, dans la misère la plus totale, ne savent pas s’ils mangeront à leur faim aujourd’hui ou de quoi sera faite leur journée de demain.

La France d’après l’observatoire des inégalités compterait 3 millions 7 de pauvres selon la définition la plus restrictive de la pauvreté.

Mais qu’est ce que la pauvreté ?

Selon l’Insee sont officiellement considérés comme « Pauvres », les personnes touchant un revenu mensuel inférieur à 720 € le seuil de pauvreté étant défini comme la moitié du revenu médian (chiffre 2006), cette mesure n’a rien d’objectif et de naturel lorsqu’on sait que de plus en plus de nos compatriotes font la queue à la soupe populaire, que les restos du cœur fonctionnent sans discontinuer tout l’hiver, et que les banques alimentaires ont du mal à fournir les populations nécessiteuses.

Vivre au jour le jour, c’est la condition de 4 millions de Français auxquels il faut ajouter 2 millions d’enfants et au moins 20% de la population Française (Intérimaires 2 Millions, retraités, stagiaires, jeunes avec ou sans qualifications, mal logés, SDF, CDD, R.Mistes, Contrats aidés, immigrés et nationaux…).

 

En totalité entre précarité et pauvreté nous ne serions pas loin de plus de 10% de la population globale du Pays.

 

Être Pauvre dans un Pays Prospère, c’est le constat amer d’un échec de la société à assurer à chacun des conditions de vie décentes constat encore plus lourd lorsqu’il se révèle être le pays des Droits de l'homme.

 

Depuis trente ans la pauvreté n’a cesse d’augmenter en France elle n’est plus résiduelle, elle est conjoncturelle.

 

Elle ne frappe plus seulement les cas dit « sociaux », ou des individus au bas de l’échelle sociale, mais le tout un chacun y compris les cadres par la perte de l’emploi. Cette perte, caractérise la vulnérabilité économique des salariés et des entreprises.

Elle entraîne inéluctablement une restriction des droits sociaux ceux-ci étant largement fondés sur la stabilité de l’emploi et par conséquent dès qu’il y a perte empêche de jouir aux droits fondamentaux.

 

En parallèle il ne suffit pas d’avoir un emploi pour être protégé car bien souvent les conditions de travail sont dégradées, les rémunérations insatisfaisantes, les contrats à l’avantage des employeurs.

 

D’ailleurs l’expression « Avoir un travail… », Ne signifie t elle pas la possession de garanties face à l’avenir, un avenir qui peut être enfin planifié dans lequel s’instaure le projet personnel et l’épanouissement dans l’activité productive ?

 

Si le rêve de nos parents les baby -boomer qui ont bénéficié d’une conjoncture économique exceptionnelle à savoir  : planifier le projet d’améliorer leurs conditions de vie , « Fonder un famille et devenir propriétaire… », On voit bien que ce rêve reste inaccessible pour nos enfants et  qu’ils s’en tiennent dans la mesure du possible à envisager l’espoir d’obtenir un emploi.

 Le mot rémunérateur n’arrive qu’au second plan, pire encore l’amour d’un métier n’est plus pris en compte comme un désir mais comme une utopie.

 

 

 

La Faim des Misérables :

 

 

 

Le peuple a faim, et lorsqu’il a faim, on sent la révolte gronder du fond des entrailles.

 

Quel choc et quelle révolte au fond de moi de voir la semaine dernière aux informations de TF1 des indigents se jeter sur les poubelles d’une supérette en plein Paris.

 

Passé une seule fois par le média, ce reportage de  4 minutes met le doigt sur la gravité du problème car ce n’est pas seulement à Paris que ces scènes se passent. Tout le monde réagit comme déconnecté du sens du devoir et de la cohésion humaine :  

 

 

-         « Choc oui et non, finalement tout le monde sait qu’il y a des pauvres dit une proche, ce n’est pas d’aujourd’hui ! ».

 

 

 

d284bd1f3839116bedf2f677c50d36eb.jpg

Ce que l’on ne sait pas c’est que cette pauvreté est cachée, qu’elle avance à pas de velours gangrenant l’arbre jusqu’à son issue fatale, c’est que peut être il s’agit du voisin, vous savez,  le vieil homme charmant, toujours bien mis et fort poli, qui une fois son loyer et ses factures payés n’a plus un sous en poche et file dans la poubelle du quartier d’à côté.

C’est la jeune mère célibataire qui n’a plus un sous parce que les couches et la garderie coûtent cher et qu’elle ne reçoit pas régulièrement sa pension alimentaire alors elle va piocher dans le container, c’est l’ancien cadre d’une grande entreprise, divorcé, qui vit des minimas sociaux. Ce ne sont plus les marginaux qui piochent dans vos poubelles, ce sont vos voisins, vos proches, dans le silence de la spirale infernale.

 

Combien de fois encore, dans les lycées, écoles, et cantines, rejetterons-nous les élèves qui n’ont pas payés ou qui rapinent le repas sans savoir, s’ils ont mangé ou pas ?

 

Je me souviens d’en avoir pris un sur le fait lorsque j'étais dans la médiation scolaire et de l’avoir présenté au C.P.E. du Lycée. Ses parents vivaient de revenus minimas, il aurait eu droit sans problème à l’aide mais devant la tonne de "paperasses" à faire signer, de déclarations à faire à l’assistante sociale (représentante de l'Etat et garante du lien social), les parents démissionnaires parce qu’....étrangers, honteux, dévalorisés, avaient préférés ne pas faire la démarche.

En réalité, ce sont ses camarades qui le nourrissaient à midi en lui fournissant pain et yaourts de leur propre repas dans l’indifférence la plus complète de l’administration (représentente de l'Etat)  et l’impossibilité de l’Assistante sociale à mettre en œuvre la fameuse « caisse noire » prévue à cet effet  par manque de déclarations dûment signées. Et de surcroit je tiens à témoigner qu’il n’était pas le seul…

 

Nous avons supprimé le lait des classes maternelles et le gâteau du petit matin sous différents prétextes, supprimé la cohésion du groupe scolaire par la diversité de ses collations que les parents fournissaient,alors que certains enfants ne déjeunaient que cela et que nous étions sûrs qu'ils avaient au moins cela.

 

Ainsi nous pouvons clamer à tue tête et à) qui veut l'entendre que nous sommes le pays des droits de l’homme alors que notre contexte économique, financier et social crée l’exclusion, parfois même l’acte suicidaire et la mort morale et physique de l’individu. (Voir article sur Renault)  

 

 

Jamais dit on la justice n’a autant été obligée de condamner pour vol de pain, de lait, on se croirait en plein Jean Valjean. (Victor Hugo les Misérables).Pourtant la pauvreté  est bien là, en économie, elle  se catégorise en trois états, la pauvreté marginale, la pauvreté intégrée, la pauvreté disqualifiante.

 

 

Si les marginaux et les SDF ont été largement stigmatisés parce qu’ils correspondent à une frange de population peu nombreuse, ils sont souvent renvoyés dans la catégorie dite des cas sociaux. Une pauvreté souvent minimisée et tolérée ou déniée suivant la conjoncture et le contexte économique du lieu où elle se manifeste. La pauvreté Intégrée correspond plus à une situation locale, l’abandon de l’industrialisation et de l’exploitation des minerais, la pauvreté est durable et se pérennise de générations en générations, ce n’est pas pour autant qu’elle est acceptable.

 

 

La pauvreté Disqualifiante est elle, plus insidieuse, plus perverse, c’est elle qui voit son chiffre augmenter le plus sournoisement car elle touche toutes les sortes de ménages, et toutes les tranches de population. Les situations précaires sont de plus en plus lourdes aussi bien au sujet du revenu, des conditions de logement, de la santé…et génère une angoisse collective de la peur de l’exclusion, de la déchéance sociale qui met en péril l'Etat providence de notre pays.

C’est l’émergence de l’insécurité sociale qui correspond exactement à la pyramide de Maslow longuement évoquée dans les approches précédentes

 

Partout en France, pauvreté économique, précarité de l’emploi, précarité psychologique et sociale....

À suivre

 

Je lézarde doucement au soleil de cette fin d’été et voilà à quoi mes pensées vagabondent.

C’est ma première journée entièrement seule depuis cinq mois…C'est donc la reprise officielle de Dire et Ecrire, moi aussi je tire au but!

 

 

Il était tant que je revienne vraiment sur mon blog, La poésie, se sera pour jeudi…

 

 

 

 

Pour en savoir Plus

 

 

 

 

 

Plus d’un million d’enfants sous le seuil de pauvreté

http://www.lesechos.fr/regions/atlas/atlas_04_02_2004.htm...

Insee Observatoire des inégalités

http://www.inegalites.fr/article.php3?id_article=270

Le Monde du 31/08/2007 Déclaration de Martin Hirsch

http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0,14-0,39-322410...

13:00 Publié dans De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend , Economie | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note

28.03.2007

Un peu de mondialisation

medium_images.85.jpg


Ce matin, je me suis fait un petit plaisir d'une demi heure sur la Mondialisation avec Jean Christophe.

Je voulais vous le faire partager.


Cher Jean Christophe,
En réponse à ton courrier,
Le principal problème de la mondialisation est qu’elle donne une image de proximité nouvelle entre les nations, elle n’est pourtant que virtuelle. La Chine devient l’atelier du monde, la population de l’Inde ne sait toujours pas ni lire, ni écrire. La moitié de la planète vit avec moins de deux euros par jour. La grande majorité de l’humanité n’est pas en mesure de participer à la fabrication d’une destin humain et partagé.

En France, la réaction identitaire à la mondialisation a pris forme dés les années 1990 alors que le commerce mondial entrait dans une phase de libéralisme en particulier sur l’industrie cinématographique et musicale. Au nom de l’exception culturelle on a imposé des quotas et des subventions pour soutenir l’Identité Nationale et Européenne. Cela allait contre les décisions de libre-échange et fut abandonnée depuis 93. Cependant le protectionnisme (impulsé par l’Unesco) à protéger les patrimoines culturels au même titre que la biodiversité c’est là où José Bové entre en jeu au niveau économique on se souvient tous de la guerre au Mc Do. Et j’en passe : (fromage à pâte sans ferment, chocolat sans beurre de cacao… )
Impose un « Métissage » qui passe par la douleur et le deuil de devoir abandonner les acquis non pas parce qu’ils semble impropres à l’utilisation, mais parce qu’ils est nécessaire de les abandonner pour se fondre à un moule standardisé qui ne tient pas compte des différences culturelles. On passe alors dans une période définie par Jean-François Liotard comme Postmoderne où l’on admet toutes les cultures comme équivalentes.

Ainsi, l’uniformisation, le repli identitaire, le métissage, la création continue, se présente dans un gros mixeur qui homogénéise innove, détruit, active, brasse et isole que l’on nomme Mondialisation.
Les réseaux et les communautés disparaissent mais réapparaissent sous la forme du Web par exemple où de « nouvelles familles virtuelles » se mettent en place autour des sensibilités,
Des micro-cultures voient le jour ci et là apportant des communautés de vie autour de valeurs, d’artistes, d’idées. On assiste aux pulsations cardiaques d’un foetus, où le cœur contracte et se rétracte.

La globalisation (terme économique de la mondialisation) à une extension progressive du Capitalisme, par l’interdépendance et la « connexion » des peuples et des pays du monde entier. Un processus de maîtrise de l’environnement commencé depuis l’apparition de l’homme sur la planète. La globalisation financière (création d’un marché planétaire des capitaux, et l’explosion des spéculations, la fins des régulations étatiques, l’offre et la demande internationale, les parités stables entre les monnaies, les financements de crédits étatiques…Et j’en passe jusqu’au micro crédit développé depuis peu. Grâce aux NTIC. (nouvelles technologies) tout est possible . Que diraient aujourd’hui les Vénitiens ?
Les protestants (qui sont des chrétiens je le rappelle) qui ont induits l’esprit du Capital dans nos sociétés occidentales,

Si on entend maintenant consommation et culture, il est nécessaire de le replacer dans ce contexte actuel de mondialisation pour projeter non pas à court ou moyen terme, et prendre en compte l’espace géographique, économique, et humain, d’en intégrer les différences et de palier aux déficiences. Le savoir est seulement une composante de la culture, l’acculturation nécessite bien plus de données. Leroi Gourhan paléanthologue célèbre, démontre dans ses recherches que l’homme a progressé de manière cumulative par empirisme et qu’il a évolué dans la création grâce à l’outil par la projection (mentalisation des idées). Quels sont les leviers qui vont permettre l’acculturation et l’accession au savoir ?
L’Education, or en Inde et dans d’autres pays, l’éducation n’est pas une priorité. Beaucoup sont analphabètes.
Le Savoir Faire : La technologie, la création de l’outil, le transfert des connaissances et des méthodes, progrès techniques,
La mise en place des moyens techniques et des méthodes de qualité : ce qu’on appelle l’efficience.
Et pour consommer, ne faut il pas avoir mis en place, tous les moyens de cette acculturation ?
Les pays « ateliers » accumulent des lacunes dans l’accession à l’acculturation non plus nationale, mais mondiale.
Pour compenser, ils doivent accélérer les cadences de production sans pouvoir consommer jusqu’au savoir qui, et il faut le dire aujourd’hui payant (énergie, personnel, infrastructure…), et ne pas atteindre l’efficience qui s’exerce de l’expérience des deux autres leviers liés à l’acculturation.

Ainsi, Plaisir et Culture ne s’opposent pas. Ils sont interdépendants, le sentiment d’injustice dans la mondialisation et en particulier dans le phénomène des délocalisations dépendra de la rapidité, des ajustements de l’évolution de la globalisation. Va-t-on mettre demain les moyens de profiter de l’essor au lieu de subir la concurrence ? Socialement la France s’appauvrit, il est temps de dévoiler les yeux qui restent clos sur la précarité grandissante et de planifier sur des données économiques qui incluent des valeurs humaines et sociales.
La mondialisation nécessite d’être régulée dans le cadre d’unions ou les conditions sociales et politiques doivent impérativement être harmonisées selon des valeurs communes. (Comme en grèce antique!)

Bises
Claude

09:20 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note