08.05.2008

Le regard du vivant et le regard du mort.

 

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A l’heure où je poussais mon premier cri ouvrant mes yeux à la vie, les ouvriers est allemands commençaient la construction d’un mur traversant Berlin dans toute sa longueur, du nord au sud de la ville. Au même instant, toutes les frontières de la RDA et les secteurs occidentaux furent fermés par des réseaux de plusieurs kilomètres de grillages et de barbelés séparant les familles. Les appartements qui longent la ligne de démarcation sont évacués ou investis par la police populaire allemande qui fait murer les portes et les fenêtres.  Ceux qui ne peuvent pas fuir, se jettent par les fenêtres du quatrième ou cinquième étage. Les allemands de l’est détruisent complètement les immeubles de la Bernauer Strasse pour faire place au mur définitif où flotte le drapeau de la Freie Deutsche Jungend (jeunesse libre allemande). Mon destin venait alors à jamais d’être scellé à cette heure historique, par le combat pour une humanité où prôneraient les valeurs morales de liberté, de fraternité, de dignité, de respect et de tolérance. Je ne savais pas encore combien ce mur et moi avions de cheminement à faire ensemble et combien il compterait dans ma vie....

Le premier cadeau que me fit la France, fut sans aucun doute, le manuel du « savoir vivre » qu’il était vivement conseillé aux épouses d’officiers de l'Armée Française de connaître par coeur. Un livre en "notes de services brochées", contenant les us et les usages, les coutumes, les grades et leur représentation symbolique, le placement à table, et tout une multitude d’astuces à respecter et d’impairs à ne pas commettre. C’est ainsi que j’appris qu’une épouse ne devait pas dire « mon Général » mais « Général »…

L’histoire, mon histoire, me rejoignit à Berlin lorsque l’ordre de mutation arriva alors que nous résidions à Metz.

 

Il nous fallut rejoindre Strasbourg où se trouvait le « Train militaire » qui assurait la ligne de la liberté entre la France et Berlin, jusqu’à seize trains par jours en 1947. En gare de Strasbourg je m’embarquai sur le même chemin que les juifs déportés, traversant les lignes de l’Allemagne de l’Est protégées par les barbelées et surveillées par les guérites militaires dans le brouillard matinal d’un voyage de douze heures pendant lesquelles ma fertile imagination me plongea dans le tréfonds de la douleur de l’Autodafé et de l’extermination de la race humaine par elle-même.

 

 Auschwitz 1,2 Million de morts, Buchenwald 60 000 morts, Chelmno 300 000 morts, Dachau 60 000 morts, Flossenburg 10000 morts, Lublin/Majdanek 200 000 morts, Mauthausen100 000morts,

Mittlebau/Dora 20 000 morts, Natzwiller/Struthof 22000 morts, Neuengamme 50 OOO morts,

Ravensbruck 90 000 morts, Sachsenhausen 84 000 morts, Sobibor 200 000 morts, Stuttof 60000 morts,Theresienstadt 35000 morts, Tréblinka… 750 000 morts …

 

Les visages de la douleur, de l’incompréhension, de la terreur défilant à la vitesse du trajet, s’inscrivaient sur ma route, dans ma chair dans ma peau, incisant avec profondeur le tatouage de l’immonde,  la destruction massive de l’humain par son congénère. C’est ainsi que germèrent à moi les premières graines de « La Garon », semées au vent par ce voyage, elle fusionnaient ainsi avec ma mémoire, et les paysages de mon enfance.

 

Nous débarquâmes à Berlin, en ce matin de juin 1990, juste sept mois après la chute du rideau de fer. Pour découvrir une RDA, portant encore les traces de la guerre, avec presque un siècle de retard technique.

 

Pendant quatre ans j’eus l’infime honneur de représenter La France, mon pays.

 

 Désignée par le Protocole, j’eus l’immense honneur privilégié de rencontrer  du temps de son Mandat, Monsieur Bill Clinton Président des États-unis d’Amérique, d’être invitée par son Altesse Royale, La Reine mère Elizabeth d’Angleterre « Queen Mumm »  dont Adolf Hitler avait dit, qu'elle était la femme la plus dangereuse d'Europe, en raison de son rôle aux côtés de son peuple durant la Seconde Guerre mondiale. Refusant de quitter Londres pour échapper au "Blitz", elle préférait remonter le moral de la population en se rendant dans les quartiers touchés par les bombardements, par Son Altesse Royale le Prince héritier Charles d’Angleterre,

Monsieur le Président Helmut Kohl… Sous les commandements du Général Jolibois,  du Général Gosset et du Général Brulard  qui furent tour à tour  commandants des Forces Françaises stationnées à Berlin. Je m’impliquais totalement dans l’organisation des manifestations caritatives au profit des associations inter nations. Recevais les dirigeants et les dignitaires conformément au protocole. Et je dois dire que le petit livre broché me fut d’un grand service. Grâce à l’éducation sévère que je reçus, je pus me sentir à l’aise en toutes circonstances.

 
La ville de Berlin Ouest est la vitrine de l’occident, Siemens et Mercedes sont attachés à l’ordre économique. L’éventail des manifestations artistiques, littéraires, musicales, théâtrales est optimal. Je bénéficie d’une voiture particulière avec un chauffeur garde du corps, et contrairement aux Français qui restent en Fransosich zone (le 12 aout 1945  les autorités militaires remettent les deux arrondissemnts de Wedding et de Reinickendorf au Général Beauchesne premier gouverneur de Berlin), je visite le patrimoine et les édifices laissés par nos compatriotes Huguenots Français chassés par la révocation de l’Édit de Nantes qui furent nourris de l’espoir de rentrer d’exil, les musées, en particulier le check point Charlie lieu de passage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Je visite Sachsenhausen à Orianenburg 84 000 morts : des soviétiques, des juifs, des prisonniers de guerre, des Français, des Polonais des « asociaux », des Tziganes, des prisonniers de haut rang, tous morts gazés ou ayant subi l’expérience médicale, ou bien encore d’épuisement après avoir servi comme main d’œuvre à de grands consortiums économiques comme BMW , Farben ou Heinkel. Mon livre La Garon prend forme. Il faut vulgariser l’horreur pour la mettre à portée du lecteur et le faire dès la plus jeune enfance pour que plus jamais l’homme ne commette de tels génocides.

 
Je suis pétrie de la douleur qu’expriment les lieux, cette souffrance et cette foi en l’homme qu’il me semble nécessaire d’éduquer à ce que l’on nomme humanité.

 

(Extrait de ma biographie).

 

Photographie de moi

©Simbad

La semaine dernière lors

d'une réunion de travail sur Ismail Kadaré

Saint Emilion 

 

 

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Le regard du vivant et le regard du mort.

 

 

Sans un bruit on élève la muraille,

Qui célèbre la peur et  fête la haine,
L'une s'enclave, tandis que l'autre s'élève,
Comme une rumeur,
Habite,
Le regard du vivant comme celui du mort.

 

L’œil,

Qui parcourait les plaines,

Se vêtit d’un voile,

Aveugle,

Il obscurcit l’horizon en souillant la mémoire


Avant le fruit, il n'y avait ni bien, ni mal,
Il n'y avait pas d'habits,
Pour vêtir du voile ce que l'œil voit,
Et l'œil poursuivait jusque dans la tombe,
La main fratricide qui perforait le cœur.

Les mots se figent comme le sang sèche,
L'âme se flétrit,
La bouche purpurine,
Se vide, comme la rue,
Les paupières se ferment,
Il n'y a plus que des absents.
Les yeux vides et caverneux,
Des vivants et des morts,
Sont derrière la citadelle,
Terrés par la peur.

Il y a des corps qui sont comme des tombeaux,

A l’éloge de l’ombre

Ils abritent l’ignorance,

Et sculptent par leurs actes de laideur,

Leur devenir façonné en enfer.

Ils sèment la douleur,

Enfantent la misère,

Et se servent de leurs frères,

Jusqu’au bout de leur chair,

Dans des champs de labeur,

Où s’inscrivent la trace de la sueur,

Le goût pourpre et amer des rivières,

De larmes et de sang.

 

J’entends le cri de tous ces silences,

Le bâillon

Qui scelle la parole,

Mon exhortation qui la délie,

Transperçant les murs, les clôtures, les bunkers, les frontières,

Érigés par les cultes, les préjugés et les hommes.

 

Et je chante,

Dans ce monde en perte de vitesse,

Où le cœur se glace d’indignités,

De toute mon âme

L’hymne d’Amour, de Tolérance et de Liberté,

Qui fonde tous les hommes

En une seule Nation

Celle de l’Humanité.

 

Et mon regard est celui du Vivant

Il n’y aura point de voile

Et je vous dirais tant

De ce qui me brûle dans la souffrance des gens.

Et me consume

Jusqu’à ce que ma plume,

Vous porte dans le vent,

Ce que mon cœur porte de sentiments.

 

©Claude Chatron-Colliet, Mai 2008

 

 

 

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 Israël et la Cis- jordanie
 
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Frontière Mexicaine Etats Unis
 
Gardée par des milices privées armées
 
Appuyées par les nouvelles technologie
 
 
 
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Les nouvelles infrastructures du panoptisme 

                                                       Lorsque La technologie devient le moyen de surveillance

Ceuta et Melilla au Maroc :

 

 

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 Crédits Photographies: Wikipédia

 

Pour en savoir plus sur les murs

Très bel article de Luc

http://chezluc.blogspot.com/2006/01/histoires-de-murs.html

 

 

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11:30 Publié dans Actualité , De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

22.04.2008

Le panoptisme et le phénomène de sidération

 

 

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 Le contrôle dans la démocratie

 Partie 1

 

Voilà bien deux mots incongrus qui pour tout un chacun reste un mystère lorsque nos yeux n’ont pas encore parcouru le livre avant gardiste de Michel de Foucault Surveiller et punir.

 

Dans cette œuvre l’auteur nous décrit comment une société développe une machinerie capable de « dresser » le corps et l’esprit. Cette diabolique manipulation humaine s’inscrit dans une construction carcérale très architecturée dont l’objectif de la structure est d’observer tous les prisonniers sans que ceux-ci puissent savoir qu’ils sont observés.

Ainsi tout se sait, tout est « omniscience » le prisonnier étant pris au supplice de Tantale sans distance réflexive dans une optique narcissique auto-suicidaire.

C’est Jérémy Bentham (1780) qui  mis au point cette idée afin de réformer la morale, préserver la santé, revigorer l’industrie, alléger les charges publiques et fortifier l’économie en créant un nœud de Gordien dénoué dans une simple formation architecturale, Michel de Foucault s’en inspira.

A travers ce dressage de l’esprit recadré dans un espace qui déstructure et déshumanise en fixant non plus sur la discipline qui demande des moyens considérables mais en « sidérant » (action de skotcher) les individus sur eux même.

L’intérêt pour le prescripteur est de surveiller le plus de monde possible avec des moyens matériels, financiers et humains modestes.

Bentham a inspiré l'univers carcéral (ou médical) et sa technique fut mise au point pour ce que l’on sait dans les  camps de l’Allemagne Nazi ou de l’Italie Mussolinienne en matière d’utilisation de l’image sidérante aliénant l’être  en interdisant toute forme de distance réflexive par rapport à un objet.

L’homme est happé dans un trou noir sans fin où il est à la merci d’autrui et de lui même, il devient facilement manipulable, manipulé, observé, décortiqué. Il y a là une forme d’autoritarisme et de fascisme à déposséder l’autre de son essence, le monde est alors réduit à ce que l’on peut en voir.

 

Ainsi, vous vous demandez dans qu’elles conditions et pourquoi,  moi qui aime tant la poésie, les chemins parfumés de roses et de jasmin,  je viens vous présenter ces différentes théories toutes droites sorties d’un autre monde qui n'appartient pas à notre quotidien. Détrompez vous, c'est le terme que vous ne connaissez pas car vous êtes constamment sous le contrôle soit de caméras, soit des médias des nouvelles technologies.

Cette application de la théorie du panoptisme et de l'image sidérante croise notre vie de tous les jours et   s’insinue de façon persiffleuse par ce qu'elle s’inscrit dans une gigantesque machine commerciale prête à faire de l’humanité de la matière.  Et que tout simplement  je continue cette série « De quoi sera donc fait demain si l’on n’y prend pas garde » à éveiller les esprits sur le risque potentiel du contrôle global de l'individu et de la société qui a pris naissance depuis la deuxième guerre mondiale: surveillance et le contrôle de l’individu, impact du panoptisme et effet de la sidération, entrant dans cette « œuvre de dépersonification » qui me terrorise et me désole.  

 

Si Jérémy Bentham comme beaucoup de scientifiques a mis au point un moyen qui permette de faire avancer la société et que sa découverte ait induit sous forme sous jacente le contrôle de l’individu, il n’en reste pas moins qu’elle implique aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies un contrôle non plus seulement de l’individu dans le moyen carcéral d’ordre hiérarchique  vertical« surveiller et punir », mais d’ organiser une mouvement  supplémentaire hiérarchique de façon horizontale propre au contrôle social mais aussi au contrôle des intérêts privés, économiques, sociaux, familiaux…

 

Comme je l’ai déjà évoqué  à propos de l’architecture du Technocentre de Renault  (Management et servitude),  notre société se structure au moyen du monde de l’image et de la communication dans le transfert immédiat  de l’information. La fluidité instantanée du flux informationnel et la capacité gigantesque des  mémoires informatiques vont permettre à un contrôle pur et dur de l’individu. Le Technocentre de Renault s’inscrit de façon « sidérante »  dans l’architecture panoptique.

 

 

De même que la fonction de management qui disqualifie, broie, et uniformise les acteurs de la structure au profit de la rentabilité et de la norme. La mise à disposition du nécessaire vital humain mis à disposition à l’intérieur de la matrice obligeant l’acteur à prolonger son temps de travail, et rester jusqu’à l’épuisement des ses forces physiques et intellectuelles. Et dans cette optique l’utilisation de la surveillance dite communautaire prévoit l'implication du sujet dans un réseau de partenaires acteurs qui se fonde sur la responsabilisation et entraine un lourd sentiment de culpabilité, voir de rejet si l’objectif n’est pas atteint dans une espace temporel restreint.  

 

Nous connaissons tous cette politique de partenariat pour l’avoir vécu de façon historique dans des situations de guerre, de prise de pouvoir et de dictature.

La forme subtile de ce quadrillage de contrôle vient du fait qu’elle repose sur l’adhésion du sujet non pas fondé sur une souveraineté acquise par voie hiérarchique comme cela le fut dans les dictatures, mais de façon subtile, voilée par l’enchâssement au réseau de partenaires qui tient lieu de substitut nutritif à la pensée comme une injonction sociale d’appartenance à un groupe dans une action pas forcément réflexive qui utilise le mental comme stratégie...

 

Peu à peu la pression se tisse non plus sur une toile carcérale, informatique ou économique, mais dépasse largement les entreprises de pointe pour infiltrer les administrations, les hôpitaux, les écoles… Les foyers.

 

à suivre

 

Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Panoptique

 

 

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 Cet article est dédié à Stella:

http://www.stellavidal.com/article-18297840.html 

 

Stella est une militante engagée.J'aime ses écrits francs sa plume aiguisée. Elle ne cache pas son interêt pour la politique. C'est aussi une amie fidèle  qui pense à moi et me téléphone de temps en temps pour prendre de mes nouvelles.En général je ne fais pas de politique j'interpelle sur l'Amour, la Croyance, et la Liberté.

 Ici la liberté d'expression me semble gravement remise en cause.  

  En septembre 2007 elle écrit une histoire sur son blog entre réalité et fiction avec sa pointe aiguisée et un ton piquant, une histoire banale humoristique, sans citer de nom. Quelqu'un se reconnait dans l'action et la poursuit au tribunal. On lui saisit son ordinateur, on lui prend ses empreintes, sa photographie. (bientôt biométrique)

Le 13 février elle est condamnée à 3000 euros de dommages et interets, plus 1000 euros au plaignant, plus mille euros d'amende.

 Je m'interroge ...

 

 

 

 Photographie du penseur de Rodin

Prise à Vence la semaine dernière  

 

 

Claude Chatron-Colliet ©2008

 

 

21:45 Publié dans De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

02.03.2008

Le Nombre et la Physique quantique 1

  

Être au monde.

 

Voilà une particularité qui est le constat physique de ce que nous sommes.

Mais n’est il pas sous jacent l’idée d’empilement des mondes suivant la nature de ce que nous sommes : son monde, quel monde, le monde de l’insecte, le monde des végétaux, le monde des mamifères, le monde visible ou invisible ?...

Entre autre est ce notre milieu qui définit le monde à Être, ou est ce que c’est Être qui définit le milieu dans ce rapport qui incline la réciprocité dynamique? Une dyade dans lequel le miroitement engendre la création.

Si tous les phénomènes naturels dépendent de la transformation d’un élément fondamental, de son déplacement dans le monde force est de constater que la nature est toujours présente et qu’elle est ce monde (phusis) en constante mue. Alors il existe une Nature dont naissent les autres choses[1].

Dans cette Nature s’exprime le Nombre sous la forme géométrique de la forme, l’harmonie des contraires, la cohésion de l’univers dont l’étrange son,  formerait le langage du monde, une musique extraordinaire qu’il suffirait d’être initié pour  l'entendre.[2] Ainsi, il n’y a ni commencement ni fin, mais la transformation perpétuelle du monde en tout et son contraire, le jour vient après la nuit, la nuit vient après le jour, la mort devient la vie et la vie devient la mort, ainsi de ses deux contraires il n’existe que l’unité. Nuit et jour, une seule journée, mort et vie juste Être.

Et ce feu, incarnation du logos, qui se nourrit de ce qui le consume dans un mouvement cyclique, transforme l’air en humidité, qui engendre la mer, qui engendre la terre, qui engendre le ciel n’est il pas l’expression qu’il n’y a jamais de commencement ni de fin aux manifestations du nombre. Ainsi, de ces oppositions, je suis née sous les étoiles du feu originel à aimer tout aussi bien la poésie que le Nombre car leur  révélation en est la beauté reçue comme un dépassement moteur de ma propre existence vers mon propre  devenir.

Ma pensée et mon Être ne sont qu’une seule et unique même chose mue par l’Amour, générateur d’existence par ce qu’il implique de nourrir le manque ou l’absence par le désir, tant il est vrai que notre recherche s’inscrit dans ce  manque à combler que l’on nourrit par l’espérance.

Et si en tout il y a une part du Tout, nous serions nous même le réceptacle de L’Essence, la perpétuelle immanence.

Entre le plein et le vide, il y a le rire qui lie les atomes pour créer des mers avec des larmes d’eau salée, des corps où chaque élément se compose d’une façon mécanique en se déplaçant où en s’agglomérant ou en se rejetant. De deux souffles naît un troisième dans ce qui est l’imprévisible.

 

Et l’imprévisible, c’est encore comprendre comment une forme émerge de la pluralité d’interactions. Comprendre l’auto-organisation de systèmes complexes dans la répétition des effets conjoints des énergies extérieures et d’interactions intérieures au cœur de la matière. Et que la science inspire l’art.

 

C’est Albert Einstein qui définit la lumière comme un composé de nombreuses particules, des « grains d’énergie » appelés photons qui se déplacent en se propageant sous une forme d’ondes électromagnétiques. C’est alors Planck qui finit par conclure que les échanges d’énergie entre le rayonnement et la matière se font par paquets discontinus appelés quanta par lesquels la lumière est véhiculée.

Ainsi on assiste à la naissance de la physique quantique mue par le flux dont le rôle est d’expliquer le comportement des particules élémentaires et de dire comment elles interagissent entre elles. Nait le principe de superposition fondement de la physique quantique : Lorsqu’on additionne deux ondes électro magnétiques, il en résulte une nouvelle onde électromagnétique… Ainsi, l’état de fusion ne permettrait plus l’identification de l’une ou l’autre des particules, mais un état nouveau.  Expérience fictive du chat de Schrödinger à la fois mort et à la fois vivant.

« Qui se nourrit de ce qui le consume », mais aussi le mouvement d’un son orchestrés où chacun des sons, propulsés en ondes acoustiques, forment une harmonie orchestrée sous le nom de concert. La somme des vibrations due à chacun des instruments qui le compose.

La mécanique quantique explique donc l’infiniment petit, elle est universelle car elle explique le comportement de la matière et des objets qui nous entourent plus finement que la physique classique car elle fait entrer en jeu l’imprévisible et la probabilité.

Il est nécessaire aux esprits rationnels de faire un pont entre la physique classique et la physique quantique par le phénomène de « décohérence ».mesurable par l’entropie[3] car les lois de la physique quantique sont fondamentalement statistiques.[4]

 

Collisions, chaos, ondes ondulatoires, fusion, sphère quantique, d’atomes, d’électrons de molécules. Juste la réplique invisible de ce qui nous entoure. Un monde infiniement petit qui justifie et explique l'infiniment grand, du microscosme au macroscope.

 

Un monde dans lequel je vous invite parcequ'il est beau et secret en parcourant la Gallerie du scientifique Eric J.Heller dont le travail d'étude quantique se situe autour du comportement des vagues et du chaos.

 

Extraits de la Gallerie d'Eric J. Heller : 

 

 

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Électrons injectés en un point de contact, le "soleil", dans un flux fils criblé de défauts aléatoires. . L'aspect quantique des électrons est affiché en couleur: nous suivons la nature ondulatoire des électrons en assignant rouge à la crête de la vague, cyan à un creux, sans cesse autour du cercle de couleur.

 

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La série des transports rend chemins de flux d'électrons dans un «gaz d'électrons bi-dimensionnel» (2DEG), inspiré par les expériences de Mark Topinka, Brian Leroy, et le professeur Robert Westervelt à Harvard. 

 Exponentielle est basé sur le flux d'électrons pour les électrons sur une circonscription paysage chaotique, qui est ce qu'ils rencontrent dans l'2DEG. Les électrons ont plus d'assez d'énergie pour rouler sur toute bosse dans le paysage, et les concentrations des flux d'électrons l sont inattendues : effets indirects de cette course chaotique. Le tranport par camera dans les extrêmes des branches fut une surprise, dans laquelle on peut imaginer les réelles implications de l'électronique nanotechnologique dans le futur. Il s'agit là d'une caractéristique de l'instabilité de la dynamique qui mène au chaos.  Plus de 100000 individus électrons ont été retrouvées sur les chemins, en commençant en haut à droite, où ils ont été lancés au cours de leur trajet, chacune avec une orientation légèrement différente. . Dans cette image, le blanc les régions montrent les voies privilégiées par les électrons. Certains chemins prises individuellement par les électrons peuvent être vues.

 

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Aléatoire et répétée superposition des vagues à la surface d'une sphère, de façon à simuler l'extrême chaos quantique.
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Etude des flux d'énergie dans les vagues de l'océan. Elles se déplacent à l'heure actuelle dans les tourbillons.  Cette situation peut conduire à la formation de gigantesques vagues scélérates.  L'image montre une ondulation reflètée en fait, qui est la technique de mécanisme par lequel on peut développer de nouvelles technologies.

 La nature et ses mystères dans les formes.

  

Claude Chatron-Colliet©2008

 

 


 Sur la physique Quantique à suivre

 

Le Grid Computing ordinateur quantique ?

Le vide n'existe pas.

Les Nanostructures et le Mems

La téléportation.

 

 

 

14:10 Publié dans De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

10.01.2008

Science et Langage universel N°1

La série « De quoi sera donc fait demain si l’on n’y prend pas garde » est un prologue à mon prochain Roman à paraître Samsarah . Vous pouvez  sélectionner et suivre cette série et les articles qui en découlent en cliquant à droite dans la partie Catégories.

 

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Il existe un langage universel à toutes les espèces, une bande sensorielle qui nous unit au vivant. Pour les végétaux, la plante nous indique par son feuillage la détresse de la déshydratation, et par son attitude ce grand singe si proche de nous, communique son infortune et le drame de l’enfermement.

 

Ces animaux et ces plantes ne sont que des « choses », des « objets » qui viennent compléter notre goût de l’esthétique ou de la découverte, non pas dans l’aventure et le risque, à armes égales dans la nature, mais dans l’asservissement, la mise à disposition, le rendement. Ce grand gorille photographié dans un Zoo est l’attraction principale, son bien être est rationalisé, identifié à ce que l’on pense, de ce dont il a besoin.

 

 C’est bien cette notion  de langage qui assimile l’homme différent de l’animal et place celui-ci au sommet de la hiérarchie du vivant. C’est aussi cette notion de langage qui réfute en l’animal l’âme et le sentiment comme cela le fut pour des hommes de races différentes « exempts d'âme » permettant l’esclavage, l’extermination, et l’avatar de la hiérarchie qui donne à l’humain le droit de vie et de mort sur les espèces de la biodiversité.

C’est pourtant l’animal qui nous enseigne sur l’origine de nos comportements, une animalité qui reste ancrée en nous.

 

Parfois je me demande ce que l’on va faire de cette logique cartésienne qui devient le symbole de notre comportement  moderne à permettre le calcul presque jusqu’à l’infini, la résolution du nombre et de l’équation aussi bien chimique, mathématique et physique. Qu’allons nous faire et devenir si  cette science  appliquée à l’industrie et aux technologies ne laisse pas la place à l’intuition, l’affect, la sensibilité ?

Je me demande encore,  ce que l’on va faire avec cette approche mécaniste qui organise nos vies autour de ratios, de quotas, de pourcentages, et induit dans nos loisirs, au travers des publicités (parfum où une femme monte un escalier ressemblant à une échelle ADN), des médias, des feuilletons télévisés ( NCIS, Les Experts, Boons, et autres) l’éloge de la perfection esthétique, culturelle scientifique et technologique. Une science détachée de l’être et du lien filial qui nous uni la Nature, nous rendant hermétiques et instrumentalisés.

Ce paradoxe s’instruit autour de la sidération visuelle du monde télévisé et du concept qui dénerve une logique scientifique autour de phénomènes entrecroisés de biologie, chimie et physique qui permettent aux acteurs de solutionner une enquête meurtrière ou un homicide. Les faits scientifiques sont au frontispice de la Vérité. Quelques séquences émotions viennent briser, la dissection du cadavre, proprement douché et sectionné en petit morceaux devant la caméra. Peut être afin d’initier le téléspectateur à son devenir futur au sein de la société à n’être que de la matière. Rappelons ici que les scènes de vivisection animale sont largement interdites à la télévision. Et que cela ne choque personne de voir ces émissions morceler ou reconstruire les corps humains de tous âges et de toutes sortes, du nourrisson, à la personne âgée. Tant que c’est pour la bonne cause…Et que la machine « Audit » fonctionne.

 

Cette techno science, hermétique, semble une préparation de la masse populaire humaine au cocktail du futur où l’homme mi- homme mi- machine, opterait  pour l’ingénierie génétique, les nanotechnologies de pointe, un eugénisme libéral dans lequel les enjeux économiques (choix des parents pour certaines caractéristiques génétiques…) et de pouvoir tenteraient de fonder une nouvelle race humaine née de la main et de l’esprit de l’homme, rappelant avec horreur les expériences des camps médicaux Nazis.

 

Cette « post humanité » en devenir serait le seul enjeu économique rentable du futur permettant une gestion fiable de l’humanité croissante en termes de nutrition, de reproduction de l’espèce et de perfectibilité.

 

 

C’est ainsi que les Transhumanistes se sont clairement développés aux États-Unis depuis les années 1980. Les hommes grâce aux technologies peuvent ils échapper à la souffrance à la vieillesse et à la mort ?

Le mouvement entend défendre et favoriser les recherches technologiques, notamment la cryogénie, les nanotechnologies, la recombinaison génétique, la psychopharmacologie, l’intelligence artificielle et les prothèses qu’elle couple… 

Parmi eux le célèbre inventeur du RFID[1]  Very Chip ®  John Proctor, dont la mégalomanie pousserait vers le désir à [2]taguer l’ensemble de la population humaine et entre autre de considérer l’homme comme un « objet » contenant des données enregistrable par la puce.

Un marquage  humain identique à celui d’un berger avec son cheptel.  Les informations ainsi concentrées seraient de l’ordre à savoir l’identification humaine : l’image biométrique de l’individu,  sa « composition biochimique et génétique», « son emballage moral et intellectuel », son étiquetage « en compétences, qualifications », son lieu de stockage planétaire (domiciliation, faits et geste surveillés en permanence), sa possibilité de commercialisation en rapport avec sa fiabilité, sa production sa qualité, la rentabilité de l’ « objet » aux fins et aux disponibilités promises.

Toutes les données étant bien entendu répertoriées et analysées par un immense Big Brother , en d’autres termes un Grid Computing (ordinateur d’une puissance extraordinaire de calcul) capable de gérer par grilles de calcul l’ensemble des ordinateurs reliés par un savant maillage sur toute la surface planétaire.

L’information épurée de l’ « erreur », serait la « seule à détenir Vérité » : Qui dit Centralisation de l’information implique  Pouvoir de décision confié à une seule Machine dont l’homme serait l’inventeur. « Deus ex Machina »

 




[1] Radio Frequency Identification : méthode utilisée pour stocker et récupérer des données à distance en utilisant des balises métalliques, les « Tag RFID ». Ces balises, qui peuvent être collées ou incorporées dans des produits, et qui sont composées d'une antenne d'une puce électronique, réagissent aux ondes radio et transmettent des informations à distance. Cette technologie est censée, à terme, remplacer les codes barres.

[2]

La technologie RFID repose sur le principe de la lecture automatique et à distance des tags. Dès lors, la communication entre le tag et le lecteur peut être initiée à tout moment. Le tag est toujours activable, subrepticement, à chaque fois qu'un signal est émis par l'Antenne 'un lecteur, le tag réagit en communicant les données qu'il contient. Le contenu du tag est ainsi décrypté par le lecteur, à chaque passage près de celui-ci, automatiquement. Les informations contenues dans le tag peuvent donc être transférées via Internet intéressés qui se chargent du traitement des données.

Le rayonnement d'un tag RFID est donc potentiellement illimité dans le temps. La lecture du tag peut donc se faire sans que son « propriétaire » en soit informé ni ne puisse donner son consentement. De plus, le porteur du dit tag n'a donc aucun geste particulier à effectuer et par la même, ne démontre en aucun cas son intention évidente de permettre la lecture du tag en question. (Futura science)

 

19:30 Publié dans De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

25.11.2007

Ecosysteme et Biotope

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On appelle écosystème, l'ensemble d'une communauté biologique (biocénose) et son milieu naturel (biotope) entre lesquels il existe un réseau d'interactions multiples.
La biocénose englobe l'ensemble des organismes que l'on peut classer en trois groupes: Le règne végétal composé de producteurs "dits" primaires, qui transforme par la photosynthèse l'énergie radiante du soleil en matière organique (les feuilles si belles et dorées de ton jardin), le règne animal qui comprend les herbivores et les carnivores dont l'homme que l(on pourrait considérer comme le groupe des consommateurs) et le troisième groupe les recycleurs de déchets (les microorganismes). On a donc bien la matière, la transformation de la matière et le recyclage dans la biocénose ce qui fait d'elle un système à part entière.

Le biotope constitue l'environnement actif de la biocénose, il comprend aussi trois domaines en étroite interaction, des domaines déjà révélés dans la philosophie antique. A cette époque la philosophie est la science de toutes les sciences. Ces quatre domaines sont
·        l'eau,

·        l'air, et

·         la terre.

·        Le feu solaire


L'interaction de ces éléments forme un nouveau système qui se nomme l'écosystème. L'écosystème est en interaction avec l'environnement, les échanges sont énergétiques essentiellement guidés par l'action du soleil qui se combine en cycles. (Transformation cycle alimentaire, cycle respiration photosynthèse, cycle décomposition des déchets levures bactéries...)
Si nous parlons de la niche de la biocénose ci-dessous évoquée les relations dans le cycle sont très complexes, elles se disputent une même ressource induisant la compétition ou la concurrence, ou bien encore montrent la symbiose dans l'haptonomie (solidarité), il en résulte une régulation de type homéostatique, un état d'équilibre dynamique des écosystèmes partiels et de l'écosystème général. Pour obtenir cet équilibre, le système qui détecte l'ajustement réfère un temps réponse que nous ne pouvons pas prévoir.
L'équilibre homéostatique est menacé depuis l'ère de l'industrialisation, la démographie est devenue galopante, nous sommes donc dans une phase de rétroaction amplificatrice du système.
Ce désir qui nous pousse à ne pas accepter notre finitude que l'on appelle mème, a permis autant de progrès que d'incertitudes quand à notre avenir d'humains.

Le Club de Rome qui rassemblait des personnes de toutes nationalités inquiètes de notre avenir définissent les axes dans lesquels l'humanité rencontrerai des difficultés:

- Explosion démographique
- Production alimentaire
- Industrialisation
- Épuisement des ressources
- Pollution

A savoir que dans les fondateurs du Club de Rome beaucoup étaient issus tous de grands milieux industriels, ayant eu des liens politiques douteux durant la seconde guerre mondiale

Ce traité leur a permis entre autre de faire entendre leur voix sur des campagnes de stérilisation grâce au fonds mondiaux, de mettre en place les structures scientifiques permettant à des grandes entreprises de s'orienter vers la semence, l'appropriation du gène humain, l'OGM après la guerre du Vietnam (agent orange) , de financer des organismes qui privilégient la « deep écology » donnant un anti humanisme dans lequel je ne me reconnais pas où l'homme serait le cancer de la terre et devrait en être exterminé. Aujourd'hui nous sommes des hommes et des femmes de raison et pour moi le cancer se soigne, j'en ai fait l'expérience, même si parfois on n’atteint pas le but il me semble nécessaire de s'en nourrir d'espoir. Il faut donc apporter les réponses adéquates aux problématiques en considérant que nous faisons partie de cette biodiversité, et qu'à ce titre nous nous sommes mis en danger.
Le taux de fertilité humaine a chuté de 20% à cause de la pollution. L'écosystème fait son travail lentement mais sûrement.

La planète survivra. Il n'est pas trop tard aux hommes de bonne volonté. Mais il est essentiel de se mettre en route rapidement. Elle a quatre milliards d'années. C'est une hérésie de croire qu'elle disparaîtrait, ce sont les espèces qui vont disparaître, les espèces dont nous faisons partie...


Je veux croire qu'enfin les hommes vont se donner la main.
Claude Chatron-Colliet©2007- Les Faux de Verzy sont des arbres extraordinairement rares, il en existe une trentaine sur la région Champenoise, à ce titre ils sont protégés et font partie du patrimoine de l’humanité.

 

 

21:35 Publié dans De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

24.09.2007

Génétique

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La Génétique 1 : L’inquisition biologique. Publié en 2006




A partir d’un individu, on peut maintenant constituer son patrimoine génétique mais aussi réaliser la trace des déplacements de ses ancêtres.
On peut ainsi réaliser non seulement les variations génétiques d’une population, mais aussi les évolutions morphologiques.
Alors que durant plusieurs années, les scientifiques n’ont cessés de réfuter le concept de race,
la génétique médicale ou appliquée à la généalogie, multiplie les références aux groupes ethniques et aux liens de sang.
Aujourd’hui, on assiste à « la génétique dite récréative ».

Des membres d’association généalogiste, Aprogemere, ont mis en œuvre dans le Cantal une étude génétique leur permettant de créer un arbre généalogique de la population. Il il s’agit d’identifier les gènes liés aux traits physiques. « Un portrait Robot à partir d’une trace de salive » G.C l’Express.

Toutes les informations requises vont alimenter des bases de données morphologiques associant le visage et l’ADN permettant de réaliser un fichier dit "Biométrique".

D’autres entreprises se sont lancées dans ce filon lucratif à double sens puisque d’une part les fichiers peuvent être revendus et d’autre part la recherche scientifique est payante : Wait Family, propose de retracer les déplacements, Family Tree DNA, de découvrir ses ancêtres.

Il y a pire encore lorsque ces recherches son effectuées par des ONG sur des peuples comme les Bochimans, les Pygmées, des tribus amazoniennes en échange de soutien matériel et financier.

On entrevoit déjà le danger de cette rationalité qui vise à cloisonner l’ensemble de ces informations de façon ludique à des fins qui pourraient être détournées comme par exemple l’utilisation de grands fichiers dans lesquels seraient mémorisés le patrimoine de l’humanité, sa diversité et de faire des sélections à des fins commerciales, utilitaires, raciales … (voir mon article sur le méta computeur « Grid »)
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La mise en place de « cartes d’identité » génétiques et biométriques permet, nous dit-on, de mieux nous protéger contre les terroristes…

De plus en plus on assiste à une vulgarisation « morale » du prélèvement ADN afin de soutenir la police et la justice (médiatisation de la biologie criminelle dans le cadre de séries télévisées avec morale du justicier)...

Le fichier National automatisé des empreintes génétiques, s’élargit de jour en jour. Délinquants, simples voleurs… sont mis en demeure du prélèvement au même titre que les suspects de hauts crimes, nourrissant la base de données d’une multitudes d’informations dont on ne sait aujourd’hui à quelles fins elles seront utilisées demain.

Rappelons insidieusement que cette mémoire d’information ne concerne pas un seul individu, mais ses parents, ses frères et sœurs, ses enfants et sa descendance lointaine… « L’ADN est une chaîne dont on peut lire l’amont comme l’aval » dit André Chaventré (Recherche génétique des maladies).

Qui peut dire que demain lors d’un entretien professionnel, qu'on ne laissera pas un cheveu avec lequel notre futur employeur fera à notre insu, une analyse sur les maladies, nos ancêtres…lui permettant de nous éliminer du postulat en question ?
Que des compagnies d’assurances refuseront les accès à des gens génétiquement prédisposés à certaines maladies ?
Les bureaux de recrutement américains utilisent déjà cette méthode.

Qui garantira mondialement que ces informations ne seront pas détournées à des fins mercantiles ?

Aujourd’hui, les laboratoires Oxford Ancestor, vend 6000 tests par jour à 270 euros pièce.

De quoi apporter de la matière à ma réflexion.

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Source : Tout savoir sur nos Origines
Article Gilbert Charles l’Express

 

Marquage génétique 2 Publié le 24 septembre 2007.

 

 

Voilà nous y sommes, le marquage des populations continue son avancée.

 

 

 

Nous sommes en pleine mode génético- généalogique et il se pourrait bien que l’anthropométrie génétique qui servait jusqu’alors à identifier les criminels ou à déterminer la paternité d’une personne par rapport à un enfant sans but médical devienne un instrument légal et juridique, un outil capable d’assurer non seulement le devenir mais aussi la filiation patriotique !

 

 

 

Ce portrait robot issu d’une trace de salive peut dors et déjà décider de l’avenir de l’homme et de la possibilité d’appartenir à une Nation ou pas.

 

 

Tristesse au fond de moi de penser à cette courageuse famille du terroir du cantal  « les généalogistes amateurs d’Aurillac » qui avait accepté de pointer son index sur une légère pointe acérée afin de faire analyser son suc et qui se retrouvait fort amusée de découvrir 3% de gènes asiatiques. Tous fiers de leur découverte ancestrale, on leur avait annoncé qu’il s’agissait sûrement des invasions barbares et Mongoles du XIIIéme siècle.

 

 

 

A cette époque tout le monde avait sourit car nous savons tous que notre pays, la France, est un melting-pot de populations, normandes, saxonnes, vikings, celtes, romaines, gauloises, berbères, slaves, indo-Européennes, nord africaine et j’en passe… Je m’interroge de façon caustique si finalement la France va répudier cette famille à 3% Mongole, mais « du terroir » depuis leur arbre généalogique du XVIIe siècle !