06/02/2011

ROUGE SAFRAN

 

Abdessaad Boussacsou_ Nour El Yaqin

 Atelier de la coupole Bleue

 Institut Français de Marrakech

Firasat Al Mumin

 

FIRASAT AL MUMIN - Nour ElYaqin*

Je parle une langue,
Vivante comme le feu,
Quelle soit sèche ou humide,
Moi seul l’entends,
Je la répands.

Elle pénètre l’oreille sans un son,
Subsistante, éternelle, et Divine,
Elle rempli ma coupe de joie,
Et coule effervescente,
Pareille au torrent et son chant,
Dit :

« Je suis le sol où tu portes tes pas,
Je suis le ciel que tu caresses en allongeant ton regard,
Dans la mer de nuages,
D’Occident à l’Orient
Mon trône est ton cœur,
Je suis l’insufflé, Je suis le révélé,
Tu m’as vu avec l’œil de ton cœur,
Tu m’as aimé, je t’aime en retour
Tu es le coffre de jade qui contient mon « trésor »,
Dont Toi seul a la clef,
Tu es mon jardin,
L’huile de ma lampe,
Où se consume la mèche.
Sans bruler, »

Al Mumin dit :
« Dans le nuage, je te vois,
Dans la poussière je te vois,
Nul autre Joyau que toi ne brille dans le ciel,
Ni lune, ni soleil,
Je te vois mon immortel,
Tu es mon lac de lait, ma rivière de miel,
Parole,
Créatrice,
Mon ذکر dhikr,
Feu dévorant.
J’avais faim et tu m’as nourri
Mes yeux secs tu les as dévoilés,
Par toutes les Eaux dont tu m’as gratifié.

Je connaissais le chemin des ombres,
Et ton Amour m’a tiré à la lumière,
Je glissais entre les roches,
Et j’ai trouvé la verte mousse.

Dans les crevasses de ma chair, tu as déposé le baume,
Qui referme toute les plaies de mes racines à mes feuilles
De mes feuilles à mes racines.
Je suis lissée.

Je voyais un soleil nocturne,
Dans l’antre des ombres,
Et tu as fais sourdre la source,
Qui me permet de grandir, de jaillir, et de m’élever,
Jusqu’à ma demeure,
Où je m’endors en Toi »


« Va »
Mon château intérieur,
Ton sommet est mon Qâf
Tu as trouvé ton Haqîquat


Je parle cette langue,
Que plus personne ne veut entendre
Car qui comprend les mots de la mer primordiale,
Lorsque les cœurs sont comme des citadelles,
Fermés comme des tombeaux.
Qui entends cette langue,
Lorsque l’âme concupiscente,
Se corrompt dans l’eau trouble.

« Va,

Tout ce qui est trouble, stagne,
Et tout ce qui stagne redevient clair »

J’ai saisi la plume de mon Simorgh,
Et j’ai écrit ton Amour.
Parce qu’à mon cou tu avais attaché un oiseau vert,
Qui me dictait les mots à dispenser aux hommes.



Claude Chatron-Colliet copyright

 

Commentaires

Bonjour Claude,
Un bref retour dans la blogosphère pour la promo de mon bouquin après 5 ans d'absence. J'espère que tout va bien pour toi. Je vois que tu n'as rien lâché ;-)
Amitiés.

Écrit par : Jean Christophe Bataille | 08/05/2011

Un passage vers l'âme des mots !

Écrit par : souvienstoi | 07/06/2011

Some great useful information’s to be absorbed from this post. I have learned a lot of useful things from this post

Écrit par : Name tag | 09/06/2011

absolument magnifique il faut continuer comme ça !

Écrit par : comparatif banque | 06/07/2011

Bonjour Claude! du temps que je ne m'arrêtais pas par ici! quelle beauté!!!!

je t'embrasse très fort

Écrit par : catalina | 12/01/2012

J'apprécie vraiment votre blog , je me permet donc de mettre un lien vers le mien , je suis serrurier paris http://serrurierparis-infos.fr/serrurier-a-paris/

Écrit par : invité | 02/12/2014

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