04.02.2007

Alchimie

medium_Sol0016.jpg

Photographie empruntée à la collection d'Olivier Shindler.






De la Pierre,

L’Eau divine, la Lumière, et le Feu,
Se fondent et se confondent,
Se mêlent et s’entremêlent,
Dans le brutal flamboiement,
Que l’aube
Dans l’éveil, avait jusque là contenu.
L’eau, la lumière, et le feu,
Dans le mouvement perpétuel,
Dans l’exhalaison sèche et humide,
Du soleil d’or et de la lune d’argent
Se condensent et se transmutent,
En art d’Alchimie.
Vapeurs épaissies, se coagulent
Sous la flamme rougeoyante,
Au grand Œuvre,
Naissance de la matière en fusion,
Qui consume et délie,
Se lisse et se déplisse,
Terre et Esprit,
En miroir de mercure, de métal et de plomb,
Alumine et silice, Antimoine et stibine
Cristallisation,
En regard de ta pierre,
Le secret du Lion vert
Se pose sur la chaux d’or
Transmutation,
Dans la coupe sacrée, le calice de l’eau,
Sur le feu crépitant du creuset,
La fusion de la roche,
Se coule, se fond, se liquéfie,
Aux allégories symboliques
Au prières mystiques,
La pierre noircie, rouge flamboyant au blanc virginal,
Permutation,
A l’aurore de l’œuvre,
De sable d’or et de bleu,
De flamme et de feu,
Métal trempé, incandescent dans l’onde,
A ses frémissements,
Naissance du corps sensible, matériel et palpable,
La Pierre philosophale,
Élixir d’ « arum potabilé »
Charme d’Amour, de vie et de guérison.



Traité d'Alchimie:


La Pierre Philosophale (ou Pierre des Sages), centre d’intérêt de l’alchimie, l' Œuvre, serait une substance capable de réaliser la transmutation des métaux « vils » - il faut comprendre non-précieux - en or. On pourrait aussi en sortir la Panacée ou Élixir de Longue Vie, qui guérit tous les maux et rend immortel celui qui le boit. Pour les alchimistes du Moyen Âge, la Pierre serait le cinquième élément, nommé alkahest (les quatre éléments connus étant la terre, l'eau, l’air et le feu). Sa réalisation est le « Grand œuvre ». (Wikkipédia)



Ce Lion vert, certains Adeptes le nomment l’Émeraude des philosophes ou la rosée de mai [le Soleil traverse alors le signe des Gémeaux dont le maître est Vénus ; pour la Rosée, voir la section héraldique et alchimie].

Pour Newton, le Lion vert représente :

"le régime de l’œuvre de l’or commun après l’élaboration du Mercure philosophique."

Nous y verrions plutôt la maturation du Rubis au sein du compost mais c'est, du reste, ce que Newton imagine à propos du « régime de l'oeuvre de l'or commun ». L’alchimiste en œuvrant au magistère se sert d’un vase particulier dans l’une des voies possibles ; la voie sèche, celle qui est utilisée par les plus grands adeptes, nécessite un creuset dont le symbole est † et c'est la seule que nous analysons ici [cf. voie humide ]. Il manque un élément important dans cette analyse : le temps. La chronologie est en effet capitale ; en alchimie, le temps se conçoit selon des étapes bien précises qui renvoient à des couleurs retrouvées en héraldique (argent = blanc - sinople = vert - sable = noir - gueules = rouge).


La stibine était connue et utilisée dans l'Antiquité comme fard pour les yeux, ainsi que l'indique le mot grec stibi qui désigne ce fard d'après les notes de Pline. Elle a été également utilisée comme pierre décorative au Japon. Les cavités des filons de minerai de l'île de Shikoku (Ishinokawa) renfermaient de nombreuses druses de cristaux linéaires, dont certains mesuraient 1 m de long et plusieurs centimètres de large.



L'or a tenu assez tôt le premier rang entre les sept métaux - nous dit Nicolas Lemery - parce qu'on lui reconnaissait des vertus incomparables : il était réputé le plus parfait, le plus pesant, il recevait les influences du plus beau de tous les astres, qui est le Soleil. Assez tôt, aussi, en médecine, l'or fut considéré comme un bon remède pour ceux qui présentaient des signes d'intoxication au mercure, car ces deux métaux forment un amalgame. Voici comment on le purifiait naguère :

Mettez rougir dans un creuset, à grand feu, telle quantité d'or qu'il vous plaira ; et lorsqu'il commencera à prendre la fusion, jetez-y quatre fois autant pesant d'antimoine en poudre, l'or se mettra aussitôt en fusion ; continuez un grand feu jusqu'à ce que la matière jette des étincelles. Retirez votre creuset du feu, et le secouez, afin que le régule descende au fond. Cassez-le quand il sera froid, et séparez les scories du régule qui seront dessus. Si vous voulez conserver votre creuset, il faut renverser la matière en fusion dans un mortier de fer en culot, lequel vous aurez auparavant un peu chauffé et graissé de suif, puis frapper avec des pincettes autour dudit mortier, jusqu'à ce que la matière soit en masse. Laissez un peu refroidir cette masse, puis l'ayant renversée séparez avec le marteau le Regule d'or d'avec les scories. Pesez ce régule, faites-le fondre à grand feu dans un creuset ; et lorsqu'il sera en fusion, jetez dedans peu à peu trois fois autant de salpêtre ; continuez un feu très violent, afin que la matière demeure en fusion ; et lorsque les fumées étant cessées, elle paraîtra claire et nette, jetez-là dans votre mortier de fer, chauffé et graissé [...] et votre régule d'or sera très pur. Remarques - Le commun usage pour la purification de l'or est la coupelle, en laquelle on procède de la même manière que nous dirons en la purification de l'argent. Mais la coupelle n'étant pas capable de séparer l'argent d'avec l'or, on a recours à une autre opération, qu'on appelle Départ pour y parvenir. On fait fondre dans un creuset sur un grand feu trois parties d'argent avec une partie d'or, et lorsque le mélange est en fusion, on le jette dans l'eau froide, il se condense en grenailles ; lesquelles étant séchées, on fait la séparation de l'argent d'avec l'or, par le moyen de l'eau-forte, car ce dissolvant dissout fort bien l'argent, mais l'or demeure en poudre au fond du vaisseau par la raison que nous dirons au chapitre de l'eau régale. [...] On a encore une autre méthode pour purifier l'or, à savoir la cémentation qui se fait ainsi. On stratifie dans un creuset des lamines d'or, avec une pâte sèche qu'on appelle cément, dans lequel on fait entrer des sels gemmes et Armoniac : On couvre ce creuset, puis l'ayant entouré de feu on fait calciner la matière pendant dix ou douze heures avec beaucoup de violence, afin que les sels mangent et consument les impuretés de l'or ; mais souvent ils le laissent encore chargé d'autres métaux [...] La purification de l'or par l'antimoine est plus assurée que les autres ; car il n'y a que l'or qui soit assez solide pour résister à ce dévorant : il en mange souvent une petite portion, mais il ne laisse aucun autre métal. Il faut observer de mettre un tuileau sous le creuset, de peur que l'air venant par le cendrier, n'en refroidisse le fond. L'or se met en fusion aussitôt que l'antimoine est jeté dans le creuset, parce que l'antimoine est rempli de certains soufres salins, qui augmentent la force du feu, et séparent les parties de ce métal ; c'est alors que ce qu'il y a de plus poreux et volatil s'étant uni avec l'antimoine, une partie s'exalte en fumée, et l'autre partie qui est plus fixe demeure en scories. Les étincelles qui sortent de la matière, sur la fin, proviennent de quelques particules d'antimoine qui s'étant trouvées embarrassées dans l'or, ont fait violence pour en sortir : il faut alors retirer la matière du feu afin qu'il ne s'en perde point, et la renversant dans un culot, comme nous avons dit. On fait ensuite refondre le régule sur lequel on jette du salpêtre, afin qu'il absorbe tout l'antimoine qui pourrait être resté, et de cette manière on a un régule autant purifié qu'il peut l'être.
Nicolas Lefèvre ajoute trois dragmes de limaille de Mars et réitère trois fois l'opération. Il donne un procédé pour départir [faire le départ] de l'or sans eau-forte, inquart ni coupelle.L'or potable a toujours été un mystère pour ceux qui se sont intéressés tant soit peu à l'alchimie. On le disait pourvu de propriétés miraculeuses. On trouve en général une confusion entre l'aurum potabile, or buvable, et l'elixir vitae, élixir de vie, c'est-à-dire une décoction soluble de pierre philosophale. C.G. Jung a traité du sujet dans le chapitre Le Concepts de base de l'alchimie, §3. Conceptions et symboles du but, [Psychologie et Alchimie, Buchet-Chastel, 1970] mais là encore dans une perspective résolument psychanalytique et métaphysique, en éludant totalement la pratique des Adeptes. Armand Barbault, dans son Or du Millième matin [J'ai Lu, 1969] nous dit :

"La légende évoque souvent l'Elixir de longue vie destiné à lutter contre la vieillesse et la décrépitude. Plus près de nous, l'Or potable des alchimistes possédait de merveilleuses vertus pour guérir les maladies les plus rebelles, régénérer l'organisme et assurer un grand âge à son détenteur."



Extraits:

http://hdelboy.club.fr/etain.html#4_or

Génération des métaux (alchimie, histoire des sciences). - D'après Aristote, les
métaux sont formés d'eau et de terre : ce qui exprime leur fusibilité et leur fixité, aussi bien que leur aptitude à être changés en oxydes. Aristote distingue encore les corps en réceptifs on passifs, et actifs ou donnant la forme. C'est ainsi que l'étain disparaît en subissant l'influence de la matière du cuivre qui le colore. Nous touchons ici aux notions alchimiques. Il indique également qu'il existe dans la terre deux vapeurs ou exhalaisons, l'exhalaison sèche et l'exhalaison humide, laquelle produit les métaux. Ces énoncés rappellent, sous une forme plus vague, les théories forgées au XIXe siècle sur les minéraux de filons, produits par les vapeurs souterraines. Et ailleurs :
« L'or, l'argent, le cuivre, l'étain, le plomb, le verre et bien des pierres sans nom, participent de l'eau : car tous ces corps fondent par là chaleur. Divers vins, l'urine, le vinaigre, la lessive, le petit-lait, la lymphe participent aussi de l'eau, car tous ces corps sont solidifiés par le froid. Le fer, la corne, les ongles, les tendons, le bois, les cheveux, les feuilles, l'écorce participent plutôt de la terre : ainsi que l'ambre, la myrrhe, l'encens, etc. »



Maître du feu du métal et de la pierre:

Ogun est la divinité yoruba du fer et du feu. Le feu, élément insaisissable mais visible, manifeste à la fois la lumière, la couleur, la chaleur et le mouvement. Il purifie et ravage (cf. Bachelard).

Héphaïstos
Aztèques : le dieu du feu était appelé « Maître de la turquoise »

Commentaires

bon ...c'est un blog en mutation perpétuelle ....
je viens de mettre un commentaire sur l'autre version ..
dommage ...je vais tenter de la retrouver.....bonne soirée

Ecrit par : bernard | 04.02.2007

Quelles sont belles ces lignes pleines de passion et de force !
A relire plusieurs fois.

Ecrit par : joce | 04.02.2007

Heureux de voir que tu vas bien et que tu as gardé toute ta force.

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 04.02.2007

Très beau poème.

Ecrit par : enriqueta | 04.02.2007

Quelle belle force d'écriture Bonne semaine Bises

Ecrit par : mamita | 05.02.2007

La photo illustre parfaitement bien ton beau texte. on dirait de l'or an fusion.
Au fait si tu as la recette de l'elixir tu m'en envoie un peu pour réparer mon cerveau malade.

bisous tous doux

Ecrit par : framboise | 05.02.2007

Oui douce Claude, a lire et relire...Merçi de ta presence qui fait que la balance de la beauté s'incline du bon coté! :)
Besitos

Ecrit par : Catalina | 05.02.2007

A imprimer, à glisser dans le dernier "Gustav" apporté par le père Noël et à lire dans le 200 vers St Laurent.
Bon lundi Claude, vous embrasse.

Ecrit par : Louis-Paul | 05.02.2007

Bonjour Claude, que cet elixir de poésie, t'apporte toute la vigueur nécessaire à l'écriture de poèmes si riches en évocation. Bonne journée. Amitiés.

Ecrit par : lasidonie | 05.02.2007

Bravo pour ce poëme empli de bonheur et de jouissance à glisser sur le double sens...
J'aime à parcourir votre blog et cette photo m'a amenée à découvrir celui de votre "ami" photographe. Bonne continuation dans votre écriture... Dire et écrire n'est-ce pas là un sens à donner à la vie d'Homme?

Ecrit par : Matt | 05.02.2007

Heureuse de te retrouver aujourd'hui, de te lire, me régaler de tes phrases, tes vers et tes jolis clichés...

Ecrit par : irene | 05.02.2007

Bonjour Claude, tu nous reviens en très grande forme avec une très belle note et fort documentée.
Sur cette pierre que n'as-t-on construit, glosé, espéré, fondé! Elle a son coeur (qui ne reste pas toujours de pierre), elle a son âge, son plâtre, sa chaux, son fusil et son briquet; elle est levée, elle est couchée quand elle n'est pas penchée. Pierre d'autel, elle est bénite; elle est sacrée. Elle est précieuse pour certain, fine encore, aussi de lune. Elle pose problème, elle est calcul. Enfin, philosophale.
Et cependant le proverbe dit : "Pierre qui roule n'amasse pas mousse"!
Ne nous trompe-t-il pas?

Ecrit par : pierre2 | 05.02.2007

Pierre: Je te remercie, j'y ai passé un temps fou, tu sais je suis en plein dedans avec mon nouveau roman sur le Moyen Age, j'avance bien, mais toute cette période demande à être parfaitement documentée, je passe toute la période d'Aliénor d'Aquitaine au pègne fin et noie mes oreilles dans Carmina Burana... Toutefois, je te déconseille d'utiliser la décoction et la recette... Il y en a qui ont laissé leur vie...

Ecrit par : Claude | 05.02.2007

Irène: Merci Irène, bonne fête à Agathe alors, j'espère que tu vas nous écrire des histoires d'enfer et d'anges.

Matt: vous êtes la bienvenue, bonheur et jouissance me laissent un peu circonspecte la pierre philosophale pour les alchimistes n'apporte en réalité que la purification la guérison et la vie étenelle vous pourrez le constater en lisant le site répertorié ci dessous. Dire, écrire ne sont qu'une réalisation ce qui compte c'est l'action qui donne un vrai sens à la vie, c'est ce qui construit et élève, se tourner vers les autres.

Ecrit par : Claude | 05.02.2007

Joli texte... Il faut essayer la recette???

Ecrit par : Béatrice | 05.02.2007

Bonsoir, je ne voulais pas quitter votre blog sans y laisser un message : mes mots n'ont pas été compris, effectivement vos textes sont d'une pureté comme de l'Or et vous apportez, vous m'avez emplie de réconfort sans le savoir... Donner un sens à la Vie par l'action, sans omettre la réflexion que vous savez si bien communiquer dans vos écrits. Bravo encore pour votre site professionnel, j'ai passé la journée à le parcourir... Vivement que je lise votre roman La Garon. Merci encore.

Ecrit par : Matt | 05.02.2007

Matt: Prenez soin de vous Matt, et ne restez pas seule.
Si vous voulez participer au projet Médiathèque dans lequel je m'inscris envoyez des livres aux enfants de l'Armée du Salut Domaine de Morfondé à Villeparisis dans le 77. Je ferais bientôt un article sur cet établissement. Les livres doivent êtres faciles à lire avec beaucoup d'images.

Béatrice: Non béatrice, n'essayez surtout pas. Vous risqueriez d'en faire de mauvais frais.

Sido: fidèle amie toujours là, t'embrasse fort.

Louis Paul: Oui, l'alchimie qui fait rêver le Moyen âge en ce moment dans les Catharres. Mais demain préhistoire. Il faut en terminer car j'ai un admirateur qui attends avec impatience que je publie la suite de mes aventures à Lascaux. Je croyais qu'il n'y avait que mes lectures qui vous occupaient dans le bus. Je me suis donnée trois mois pour finir le nouveau, pensez vous que Gustav vous occupe pendant ce temps ?
Je vais vous emprunter aussi une de vos photos, me permettez vous ?
Vous embrasse.

Catalina: Catalina il faut qu'on se fasse un petit thé. Tu me manques trop. Si tu ne me sors pas des livres un peu je vais y rester scotchée. Les partiels sont ils finis maintenant ?
Muchos besitos.

Fram: La photo est superbe mais je l'ai empruntée car je n'avais rien qui ressemble à de l'or, je n'ai que des photos d'hiver où l'océan miroite sur de l'argent. ça n'allait pas du tout avec le texte. Quand à cet élixir je te le déconseille si tu ne veux pas passer de vie à trépas. Le temps d'un sourire.
Je vais aussi t'emprunter une photographie pour Méailles. Dans celles que tu m'as envoyées. Je t'embrasse cousinette. Douces pensées.

Mamita: douce semaine à toi. Fais attention en vélo ils annoncent grand vent. Je pense encore à ta tarte à la tomate...Miam. Bisous.

Jean Christophe: Je vois que tu n'as pas peur de te faire écorcher... Ceci dit cher docteur, tu ne me vois pas...

Ecrit par : Claude | 05.02.2007

Joce, et toi quel talent de creation!
T'embrasse Joce

Bernard quelque soit le blog je reçois votre commentaire, merci à vous, je vous ai aussi rajouté sur ma liste. Bien à vous.

Ecrit par : Claude | 05.02.2007

Merci pour tes mots ! Oui toujours dans mes questions philo;-))

Je vais lire ton texte à mon aise , car je suis un peu out ce soir

je te souhaite une bonne soirée . Je t'embrasse

ps : envoi un mail avec l'adresse pour l'echange de livres, comme convenu

Ecrit par : Bruno | 05.02.2007

Je pense que l'ecriture est une forme de fusion entre les elements.

Ecrit par : Nathalie K. | 05.02.2007

Chère Claude,
La chimie m'a toujours paru si compliquée !
Alors l'Alchimie !!
Le plus important est la bonne santé.
Et à bientôt

Ecrit par : Christan | 05.02.2007

Tu ne transformes peut-être pas le vil métal en or (quoique cela ne m'étonnerait même pas) mais tu es la grande prêtresse de la logochimie ou l'Art de transformer les mots en perles fines afin de nous offrir de magnifiques bijoux, de magnifiques tours de coeur...

Gros bisous à toi et merci.

Ecrit par : Plum' | 06.02.2007

Tu es revenue ma Claude, avec un merveilleux poème, si beau, à lire et à relire.
Je t'embrasse

Ecrit par : orchis-mauve | 06.02.2007

Un peu d'Elixir pour moi pour rajeunir. Bises

Ecrit par : mamita | 06.02.2007

coucou! mon navigateur ne veus plus d'OB!!! et je ne suis méme pas en V2 ..ça promet alors je passe tant que ça fonctionne un peu ...je pense bcp à toi , là je suis sur le pc de ma voisine!!!

Bientot la ST-VALENTIN alors voilà déja de la tendresse et un gros bisous

bon mis a part ma crise de nerfs avec la technologie mon avocat a des bonnes et moins bonnes nouvelles , les impots je dois les payer mais mes 2 autres graves problèmes vont enfin se régler ...mais assez parlé de moi!! je deviens égocentrique ...
j'aime l'alchimie mais celle qui fut la pré-science du moyen-age ...avec un penchant pour le mercure ...
ça m'a fait penser aussi au livre "l'alchimiste" ...
j'adore lire tes écris moi qui aime les livres, toi j'aime profondément tes mots ta sensibilité ...

Ecrit par : linda | 06.02.2007

Linda: Je suis heureuse pour toi Linda de ces bonnes nouvelles, et pour les impots cela devrait s'arranger maintenant. Sois sereine. Douceurs vers toi.

Mamita: oui je crois qu'il nous en faut à tous et à toutes...

Juliette: tout en douceur, moi aussi je t'embrasse.

Plum: ce n'est pas tant soit peu le métal que j'aimerai changer, mais faire que tout devienne beau, avec un regard du coeur.

Nathalie: Tu as raison et ci ces mots pouvaient être un élixir, je vous les offres.

Ecrit par : Claude | 06.02.2007

la plus belle alchimie n'est elle pas celle de la Dame Nature qui sait si bien mêler les élements...
l'Homme essaye de l'imiter mais il ne peut rivaliser et transforme plutôt l'or en plomb!!...

Ecrit par : corinne | 06.02.2007

Tout à fait corinne. Non seulement il transforme l'or en plomb, mais il crée des univers et des cycles parralèles dans lequels il se pourrait bien qu'il ne soit plus indispensable.

Mais là nous sommes très loin du Moyen âge, propulsés dans le présent et le futur. L'alchimie
Introduite en Occident au XIIe siècle, l'alchimie s'est développée au XIIIe dans les milieux artisanaux qui y trouvèrent l'occasion d'expérimenter de nouvelles recettes et l'espoir de fabriquer de l'or, mais aussi dans le milieu doctoral, intéressé, outre l'or, par la possibilité d'élaborer la minéralogie qui faisait défaut au corpus aristotélicien. Mais la crise profonde qui intervient au siècle suivant, en faisant chuter l'exploitation minière, détourne l'attention des universitaires de l'alchimie qui, d'ailleurs, n'avait pas tenu ses promesses. Quand la reprise économique de la fin du XVe siècle redonne une actualité à la théorisation du domaine minéral, l'alchimie n'est plus perçue, semble-t-il, comme un recours théorique possible ou souhaitable. Bien plus, l'opinion publique commence à tourner en dérision ceux qui s'y adonnent, comme en témoigne la littérature de l'époque, tandis que les condamnations religieuses se multiplient. Pourtant, bien loin de se ralentir, les pratiques de l'alchimie se développent, y compris au sein des cours princières, dans le cadre de mécénats qui ne sont pas toujours sans dangers.

Référence : centre d'Etudes Supérieur de la Renaissance. Tours

Ecrit par : Claude | 06.02.2007

Tu m' apprends quelque chose que je ne savais pas . je suis en train de lire justement Jung et ses passages sur l'alchimie ( le souffre ...) c'est fascinant .

je t'embrasse

Bruno

Ecrit par : Bruno | 06.02.2007

Je vous salue
Travailleurs aharnés
de la terre et du feu
L'oeuil avale le soleil
jusqu'à l'épuisement

Hommes demeurés seuls
comme des bléssures gravées
sur la peau du temps
Vous êtes les maîtres
des mystères et des songes


PS: Je suis heueux pour toi Claude...Ton absence forcée nous a donné des frissons....

Amitiés

Mohamed

Ecrit par : Mohamed El jerroudi | 06.02.2007

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