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19.01.2007

Les Evidences

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A la lumière du jour s’inscrivent les Évidences,
Comme dans les lignes de la main
Elles sillonnent les chemins,
Creusant chaque fois plus profondément,
Le sillon que le grain,
Apporté par le vent fait germer en son sein.

A la lumière de l’ombre quand la lune danse
Toutes les Évidences se donnent la main,
Elles parcourent le papier,
En scarifient la chair,
De pourpre et de sang,
Puis s’évaporent
Aux lueurs de l’aube
Et se dissipent dans le vent.

J’écoute le chant de toutes ces Évidences,
Qui dansent dans l’ombre de la nuit,
Je les entends dans le rouleau des vagues de l’Océan,
Comme avant dans les champs.

Je me réveille en sueurs,
Parfois même j’ai peur.
De voir toute ces Évidences croiser mon chemin,
Alors je ferme les yeux,
Et je m’imprime des rayons de soleil,
Aux couleur de miel,
Du jour qui se réveille,
Aux couleurs du ciel,
Du trésor dans ma main,
Déposé un matin,
Quand je n’attendais rien.
De ce qui guide ma plume,
Dans ce rayon de lune,
Des battements de mon cœur
Dans les lignes de ma main.

Demain il fera jour et j'irai voir l'Océan.

Claude Chatron-Colliet © 2007

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Commentaires

Un bien beau poème mon Amie et qui me va bien au sortir de la grotte (sourire)
Amitié.
michel.

Ecrit par : michelgonnet | 19.01.2007

les mains pleines jette-lui
les poignées d'évidences
grâce auxquelles tu es là...
et embrasse-le du regard
il est fier de toi...

Ecrit par : Camille | 19.01.2007

Te lire quelle joie!!!! c'est trés beau, au bord de l'océan je penserais à, toi, il est tout prés je l'entends en ouvrant les volets "gronder". Bises

Ecrit par : mamita | 20.01.2007

En votre compagnie l'océan scintille

Ecrit par : Christan | 20.01.2007

Quelle chance!... se promener les pieds dans l'eau marine en récitant ton poème...

Ecrit par : enriqueta | 20.01.2007

Tu veux connaître ma folle jeunesse?

Ecrit par : La vieille dame de Saint Cassien | 20.01.2007

Tu veux connaître ma folle jeunesse?

Ecrit par : La vieille dame de Saint Cassien | 20.01.2007

Un beau poème bien évidemment. L'évidence n'est pas donnée à tout le monde. tant d'entre elles restent invibles. Le poète, seul, sait les découvrir
Tu vas voir l'Océan aujourd'hui? Les photos sont déjà bien belles. Que seront-elles, demain, quand tu l'auras vu?

Ecrit par : pierre2 | 20.01.2007

Pierre: L'eau est mon élément, je n'en suis jamais loin.

Mais qu'il pleuve, vente ou neige, ma santé m'oblige à faire une heure minimum de marche. Je suis donc là sur cette plage tous les jours ou presque, à regarder mon fil d'horizon qui se tend quelquefois comme un filin, quelquefois en épousailles entre mer et ciel et je me dissous en pensées pour rejoindre la Terre de feu de l'autre côté.

C'est de là que je rêve et conçois ce que j'écris avant de repasser dans mon bureau.
C'est beau n'est ce pas ? C'est une évidence. En miroir d'argent, en bleu pâle au soleil hivernal. J'aime particulièrement les touches de vert intense aux trainées mauves.

La photographie ne transmet pas les sensations que je ressens, c'est chaque jour différent.
Des fois la plage est toute à moi parce qu'il fait trop froid, ou que la tempête est trop forte, ce sont les moments que je préfère lorsqu'il y a peu de monde et que le vent fouette mon visage.

Dés qu'il y a de l'eau il faut que j'aille la toucher, c'est plus fort que moi.

Bien sûr que j'y vais aujourd'hui, et demain et lundi... Je t'embrasse Pierre bon WE

Ecrit par : Claude | 20.01.2007

Camille: délice à te lire sur mes lignes. Tu me manquais je t'ai vue voler sur la plage...

Michel: Il faut bien que je fasse marcher mon esprit à raisonner Michel, sinon je perds la tête. Et Dieu seul sait tout ce qui me passe dans la tête lorsque j'arpente au pas vif les trois km de plage... De temps en temps j'alterne trois pas de danseuse, et 20m de jogging alterné, mais bon affaire à suivre;


Enriqueta: ton histoire est magnifique, elle me laisse rêveuse, qui sait je vais peut être trouver un touareg sur mon chemin....

Ecrit par : Claude | 20.01.2007

Ce ne sont pas les photos que j'attendais ... ;-)

Ecrit par : Jean Christophe Bataille | 20.01.2007

et si tu te réveille en peur c'est que le sens profond échappe au coeur c'est que l'âme voit mais la volonté s'accroche si fort encore qu'elle pèse sur l'âme et que celle çi devine plus qu'elle n'accepte. C'est cela la peur parce que de cela ce que l'on reçoit est bien plus beau que la mer, l'océan ou le soleil, cela ne se décrit pas.

Ecrit par : mandoue | 20.01.2007

Mandoue:
Tu as raison ce qui est offert ne se décrit pas, il se vit en fusion. N'a pas de forme, ni de voix, il a l'essence de l'absolu Amour. C'est une Evidence.
L'âme est dans la clairvoyance et son sens ne la trompe pas. C'est encore une Evidence.
Ainsi, la vie est chaque jour un cadeau merveilleux dans laquelle la toute beauté de l'univers se reflète dans une grande pureté. Le mot peur est un mot d'humilité.


Jean Christophe:

Je sais mais tu ne les auras pas!
D'ailleurs je n'ai pas seulement rencontré Clinton, tu n'as qu'à regarder ma biographie chez mon éditeur ou sur mon site. Je ne pense pas que tu aies besoin d'autre chose que les trés belles photos déjà en ligne... Bises :)

Ecrit par : Claude | 20.01.2007

"Demain il fera jour et j'irai voir l'Océan"...

C'est la promesse de nouveaux moments de bonheur. L'Océan si vaste contient à lui seul l'Espérance.

Bonne soirée Claude. Et merci pour ce très beau poème.

Ecrit par : joce | 20.01.2007

quand l'âme éclate au grand jour...et fait taire, dans le bruissement du monde...le vacarme de la dualité...tes mots Claude....pfff....tes mots.....Une montagne de tendresse....

Ecrit par : La petite cerise sur le gâteau | 20.01.2007

Les évidences ne sont-elles pas les Paradis des certitudes ?
Les évidences ne sont-elles pas les Eden de l'absolu ?
Après tout, l'Eve y dansent...

Bisous à toi, Claude, et excellent dimanche !

Ecrit par : Plum' | 20.01.2007

Soif...
Mémoire de l'eau
Nos yeux sont transpercés
de milliers de puits

L'errance porte son errance
de mirage en mirage

Nos visages se noient
dans la cruauté des vagues

Le regard se perd
Les images se superposent
Les mots se bousculent

Un cri...
à peine audible
évoque le fouet

de la noyade.



Mohamed du Maroc

ps:Je viendrai te lire avec un grand plaisir.

Amitiés

Ecrit par : Mohamed El jerroudi | 21.01.2007

trés joli poème, tite claude........beaucoup de douceur : tout à ton image !!

bizouxxxxx

Ecrit par : bleu-marine (chez souviens-toi) | 21.01.2007

Joli poème et très belles photos qui donnent envie d'aller voir l'océan...

Ecrit par : Bailili | 21.01.2007

Votre poème et tous ces commentaires m'ont inspiré ces quelques lignes, comme une "Evidence"
Bon dimanche Claude, vous embrasse.

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Dans océan, j’entends en premier Eau.
Cette eau qui bouge au gré des marées.
Cette eau salée qui lors du bain me porte
Et me fait tousser si je « prends la tasse »
L’océan de ma petite enfance
Que nous appelions La mer.

En Bretagne, toujours l’enfance et les vacances
Il y avait aussi « les terres »
Et de belles après-midi
Au bord d’un plan d’eau, d’un étang
Images gravées à jamais souvenirs de Locminé

Puis j’ai découvert le ruisseau, le torrent
La montagne et la récompense de l’eau
D’un lac après des heures de marche
Ou plus tard Camurac, à deux pas du chalet
Le « Lac » peint par le père, photographié par le fils
Eté ou hiver passage d’étape
Sur la route qui descend au village.

Hasard de la vie, voilà Nice et la méditerranéen
Si bizarre au départ
Sans sable ni marée et peu de place l’été
La recherche d’autres plages, plus loin vers Cannes ou le Var
Pour retrouver « du sable »
Que ma fille puisse faire des « pâtés »


Je pourrais lire, chanter, écrire des heures
Avec ce mot magique L’Eau
Que je cherche en tout endroit
Qui m’est indispensable à moi signe d’eau.
Et où sans jamais me lasser j’aime tant « me poser ».

Ecrit par : Louis-Paul | 21.01.2007

Claude bonjour, j'ai moi aussi un rapport à l'eau intime, et je dois pour ma santé marcher au moins 1 heure par jour. Je me retrouve dans ce que tu écris.
Merci CLaude et bonne journée

Ecrit par : stella | 21.01.2007

Un petit message à faire passer :

Peut-être serez-vous intéressé par l'action de "Magie à l'hôpital" ?
Auteurs, illustrateurs ont envoyé poèmes et illustrations à cette association afin de faire un livre pour les enfants...
Il manque quelques écrits (date limite fin janvier) :
http://www.magie-hopital.com/

Baisers Claude et bon dimanche !

Ecrit par : joce | 21.01.2007

"La mer qu'on voit au loin..." chante le poète;
Pour toi, elle est une évidence
Elle est là, à portée de ta main
Et tu t'y ressources chaque jour.
Je te remercie de ta belle et longue réponse pleine d'un air vivifiant. Bonne marche.

Ecrit par : pierre2 | 21.01.2007

Merci de ces jolis mots ,j'aime bien ta plume ,ce qui en découle ,je parle avec mes photos, ce que je ne peux pas dire avec les mots ..et j'aime lire les poèmes ou les écrits de ceux qui ont le don de cet art...j'aimerai bien lire ton livre..
dès que je le trouve ,je l'achète ..
bon dimanche .amitié.

Ecrit par : rima | 21.01.2007

Là je suis bcp moins dans l'évidence ...
MERCI à TOI D'éTRE Là GROS BISOUS ET BON DIMANCHE ...ENCORE MERCI

Ecrit par : picasso pt chat malin | 21.01.2007

La mer noie mes évidences
dans le fracas de la houle
dans la lumière qui danse
dans l'écume qui s'écroule
Et mes réalités sombrent
pour transfigurer mes ombres.

Faire taire les évidences quand elles nous obscurcissent...Amitiés. Sido

Ecrit par : lasidonie | 21.01.2007

Beau poème que celui des Evidences.

Et même si cinq fois tu enfantas, belle écrivaine tu resteras, car merveilleuse est ta plume.

Bon dimanche et gros bisous.

Pich

Ecrit par : Pich | 21.01.2007

tant de choses nous paraissent évidentes, et pourtant parfois nous avons le senbtiment que nous sommes bien peu nombreux à les voir...
Au bord de l'océan, je suis avec toi
Je t'embrasse

Ecrit par : orchis-mauve | 21.01.2007

Tu connais le jeu de cinq choses que..., Claude? Je t'invite...
Amitiés,
Marc

Ecrit par : Marc | 21.01.2007

Marc :
C'est toujours un régal de participer à tes jeux, j'arrive.

Juliette:
C'est vrai ma juliette, grande clairvoyance. Il ne pouvait en être autrement un fil quasi maternel.

Pich: tu vas me faire rougir, merci Pich, merci. Gros bisous à toi aussi.

Sido:
Pourtant la mer te rends sereine parfois. J'aime beaucoup lorsque tu souris tu me redonnes le mien.

Petit Chat: toujours là, on s'est fait un Noël d'enfer toutes les deux mais ça valait la peine n'est ce pas que tu aies le sourire ce soir là. Tendresse à toi.

Rima: Tes photographies sont superbes. J'aime beaucoup, je ferai mon tour de blog demain il est 23H00. Merci d'être passé.

Louis Paul: Je suis émue par votre homage à l'eau, je connais le prix de chaque mot posé sur ma page, et le travail de ces trois années. Notre amitié et le travail conçu ensemble. Merci du fond du coeur de ce trés beau texte. Et mon infinie reconnaissance à m'avoir poussée à faire ce blog et à rencontrer tant de tendresse et de chaleur humaine, moi qui avait si froid toute seule dans ma grande maison. Moi ici à La Rochelle au bord de l'Atlantique votre Océan natal et vous sur la mer de mes bleus azurés...
Merci Louis Paul.


Joce: Merci Joce, je vais participer. Je t'embrasse.

Stella: bon l'entraînement c'est l'entrainement un bon moyen de se ressourcer.



Pierre: Tout le plaisir est pour moi. J'ai trouvé des fleurs en promenade mais je ne connais pas le nom je les mettrai en ligne.

Balili: Merci beaucoup Balili. Merci

Mohamed :

Allégorie du "Cri"

Dans une vie, le plus important se murmure,
Comme le chant du ruisseau.
Il est inscrit dans le regard,
Qui s'en va au loin.
Parfois la parole n'est pas nécessaire,
Il suffit d'un souffle,
Il suffit d'écouter pour entendre le cri,
Au bord de la lèvre,
Que souvent le refus nous rend sourd,
Les yeux se détournent,
Le regard perdu dans le lointain,
Nous ramène,
A être des îles perdues dans un océan,
A la déchirure de ce que personne ne veut entendre ni voir.
Les rivières se tarissent,
Les lèvres se déshydratent,

Les cours s'assèchent,
Le sol s'appauvrit,
Les océans disparaissent,
Les rivières se meurent,
Les cascades se taisent,


Alors le monde a soif,
Imbu, il réclame son du,
Affamé car sinon il se meure,
Mais la rivière n'est plus...

Soif...
Soif... dit le monde

Epitaphe de l'eau en mémoire de ce qu'elle fut.

Claude Chatron-Colliet© 2007

Amitié Mohamed sur ce trés beau duo.
Je te salue homme du Maroc au langage croisé.

Quelle région ?
Y a t il des fleurs de Néroli chez toi ?

A bientôt.

Ecrit par : Claude | 22.01.2007

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