08.05.2008
Le regard du vivant et le regard du mort.

A l’heure où je poussais mon premier cri ouvrant mes yeux à la vie, les ouvriers est allemands commençaient la construction d’un mur traversant Berlin dans toute sa longueur, du nord au sud de la ville. Au même instant, toutes les frontières de la RDA et les secteurs occidentaux furent fermés par des réseaux de plusieurs kilomètres de grillages et de barbelés séparant les familles. Les appartements qui longent la ligne de démarcation sont évacués ou investis par la police populaire allemande qui fait murer les portes et les fenêtres. Ceux qui ne peuvent pas fuir, se jettent par les fenêtres du quatrième ou cinquième étage. Les allemands de l’est détruisent complètement les immeubles de la Bernauer Strasse pour faire place au mur définitif où flotte le drapeau de la Freie Deutsche Jungend (jeunesse libre allemande). Mon destin venait alors à jamais d’être scellé à cette heure historique, par le combat pour une humanité où prôneraient les valeurs morales de liberté, de fraternité, de dignité, de respect et de tolérance. Je ne savais pas encore combien ce mur et moi avions de cheminement à faire ensemble et combien il compterait dans ma vie....
Le premier cadeau que me fit la France, fut sans aucun doute, le manuel du « savoir vivre » qu’il était vivement conseillé aux épouses d’officiers de l'Armée Française de connaître par coeur. Un livre en "notes de services brochées", contenant les us et les usages, les coutumes, les grades et leur représentation symbolique, le placement à table, et tout une multitude d’astuces à respecter et d’impairs à ne pas commettre. C’est ainsi que j’appris qu’une épouse ne devait pas dire « mon Général » mais « Général »…
L’histoire, mon histoire, me rejoignit à Berlin lorsque l’ordre de mutation arriva alors que nous résidions à Metz.
Il nous fallut rejoindre Strasbourg où se trouvait le « Train militaire » qui assurait la ligne de la liberté entre la France et Berlin, jusqu’à seize trains par jours en 1947. En gare de Strasbourg je m’embarquai sur le même chemin que les juifs déportés, traversant les lignes de l’Allemagne de l’Est protégées par les barbelées et surveillées par les guérites militaires dans le brouillard matinal d’un voyage de douze heures pendant lesquelles ma fertile imagination me plongea dans le tréfonds de la douleur de l’Autodafé et de l’extermination de la race humaine par elle-même.
Auschwitz 1,2 Million de morts, Buchenwald 60 000 morts, Chelmno 300 000 morts, Dachau 60 000 morts, Flossenburg 10000 morts, Lublin/Majdanek 200 000 morts, Mauthausen100 000morts,
Mittlebau/Dora 20 000 morts, Natzwiller/Struthof 22000 morts, Neuengamme 50 OOO morts,
Ravensbruck 90 000 morts, Sachsenhausen 84 000 morts, Sobibor 200 000 morts, Stuttof 60000 morts,Theresienstadt 35000 morts, Tréblinka… 750 000 morts …
Les visages de la douleur, de l’incompréhension, de la terreur défilant à la vitesse du trajet, s’inscrivaient sur ma route, dans ma chair dans ma peau, incisant avec profondeur le tatouage de l’immonde, la destruction massive de l’humain par son congénère. C’est ainsi que germèrent à moi les premières graines de « La Garon », semées au vent par ce voyage, elle fusionnaient ainsi avec ma mémoire, et les paysages de mon enfance.
Nous débarquâmes à Berlin, en ce matin de juin 1990, juste sept mois après la chute du rideau de fer. Pour découvrir une RDA, portant encore les traces de la guerre, avec presque un siècle de retard technique.
Pendant quatre ans j’eus l’infime honneur de représenter La France, mon pays.
Désignée par le Protocole, j’eus l’immense honneur privilégié de rencontrer du temps de son Mandat, Monsieur Bill Clinton Président des États-unis d’Amérique, d’être invitée par son Altesse Royale, La Reine mère Elizabeth d’Angleterre « Queen Mumm » dont Adolf Hitler avait dit, qu'elle était la femme la plus dangereuse d'Europe, en raison de son rôle aux côtés de son peuple durant la Seconde Guerre mondiale. Refusant de quitter Londres pour échapper au "Blitz", elle préférait remonter le moral de la population en se rendant dans les quartiers touchés par les bombardements, par Son Altesse Royale le Prince héritier Charles d’Angleterre,
Monsieur le Président Helmut Kohl… Sous les commandements du Général Jolibois, du Général Gosset et du Général Brulard qui furent tour à tour commandants des Forces Françaises stationnées à Berlin. Je m’impliquais totalement dans l’organisation des manifestations caritatives au profit des associations inter nations. Recevais les dirigeants et les dignitaires conformément au protocole. Et je dois dire que le petit livre broché me fut d’un grand service. Grâce à l’éducation sévère que je reçus, je pus me sentir à l’aise en toutes circonstances.
La ville de Berlin Ouest est la vitrine de l’occident, Siemens et Mercedes sont attachés à l’ordre économique. L’éventail des manifestations artistiques, littéraires, musicales, théâtrales est optimal. Je bénéficie d’une voiture particulière avec un chauffeur garde du corps, et contrairement aux Français qui restent en Fransosich zone (le 12 aout 1945 les autorités militaires remettent les deux arrondissemnts de Wedding et de Reinickendorf au Général Beauchesne premier gouverneur de Berlin), je visite le patrimoine et les édifices laissés par nos compatriotes Huguenots Français chassés par la révocation de l’Édit de Nantes qui furent nourris de l’espoir de rentrer d’exil, les musées, en particulier le check point Charlie lieu de passage entre Berlin Est et Berlin Ouest. Je visite Sachsenhausen à Orianenburg 84 000 morts : des soviétiques, des juifs, des prisonniers de guerre, des Français, des Polonais des « asociaux », des Tziganes, des prisonniers de haut rang, tous morts gazés ou ayant subi l’expérience médicale, ou bien encore d’épuisement après avoir servi comme main d’œuvre à de grands consortiums économiques comme BMW , Farben ou Heinkel. Mon livre La Garon prend forme. Il faut vulgariser l’horreur pour la mettre à portée du lecteur et le faire dès la plus jeune enfance pour que plus jamais l’homme ne commette de tels génocides.
Je suis pétrie de la douleur qu’expriment les lieux, cette souffrance et cette foi en l’homme qu’il me semble nécessaire d’éduquer à ce que l’on nomme humanité.
(Extrait de ma biographie).
Photographie de moi
©Simbad
La semaine dernière lors
d'une réunion de travail sur Ismail Kadaré
Saint Emilion
Le regard du vivant et le regard du mort.
Sans un bruit on élève la muraille,
Qui célèbre la peur et fête la haine,
L'une s'enclave, tandis que l'autre s'élève,
Comme une rumeur,
Habite,
Le regard du vivant comme celui du mort.
L’œil,
Qui parcourait les plaines,
Se vêtit d’un voile,
Aveugle,
Il obscurcit l’horizon en souillant la mémoire
Avant le fruit, il n'y avait ni bien, ni mal,
Il n'y avait pas d'habits,
Pour vêtir du voile ce que l'œil voit,
Et l'œil poursuivait jusque dans la tombe,
La main fratricide qui perforait le cœur.
Les mots se figent comme le sang sèche,
L'âme se flétrit,
La bouche purpurine,
Se vide, comme la rue,
Les paupières se ferment,
Il n'y a plus que des absents.
Les yeux vides et caverneux,
Des vivants et des morts,
Sont derrière la citadelle,
Terrés par la peur.
Il y a des corps qui sont comme des tombeaux,
A l’éloge de l’ombre
Ils abritent l’ignorance,
Et sculptent par leurs actes de laideur,
Leur devenir façonné en enfer.
Ils sèment la douleur,
Enfantent la misère,
Et se servent de leurs frères,
Jusqu’au bout de leur chair,
Dans des champs de labeur,
Où s’inscrivent la trace de la sueur,
Le goût pourpre et amer des rivières,
De larmes et de sang.
J’entends le cri de tous ces silences,
Le bâillon
Qui scelle la parole,
Mon exhortation qui la délie,
Transperçant les murs, les clôtures, les bunkers, les frontières,
Érigés par les cultes, les préjugés et les hommes.
Et je chante,
Dans ce monde en perte de vitesse,
Où le cœur se glace d’indignités,
De toute mon âme
L’hymne d’Amour, de Tolérance et de Liberté,
Qui fonde tous les hommes
En une seule Nation
Celle de l’Humanité.
Et mon regard est celui du Vivant
Il n’y aura point de voile
Et je vous dirais tant
De ce qui me brûle dans la souffrance des gens.
Et me consume
Jusqu’à ce que ma plume,
Vous porte dans le vent,
Ce que mon cœur porte de sentiments.
©Claude Chatron-Colliet, Mai 2008
Lorsque La technologie devient le moyen de surveillance
Ceuta et Melilla au Maroc :
Crédits Photographies: Wikipédia
Pour en savoir plus sur les murs
Très bel article de Luc
http://chezluc.blogspot.com/2006/01/histoires-de-murs.html
11:30 Publié dans Actualité , De quoi sera donc fait demain si l'on n'y prend | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.04.2008
Graines de Poètes
Graines de Poètes vous êtes la lumière de mon cœur.
Je Vous embrasse très fort et je viendrai vous voir,
Mes pas me porteront vers le chant de votre innocence…
Dans le souffle du vent,
Je vous dépose des baisers
J’attends impatiemment
La suite de vos écrits…
Merci Monsieur Aissaoui,
Merci Mounir de ces instants de joie.
Cher Monsieur,
J’ai pu lire votre publication et celle de vos élèves sur le site de mon ami et mon frère Mounir Hamamouda.
J’ai eu grand bonheur à lire la poésie de ces jeunes talents et je vous laisse être le messager de mes vœux quand aux germes sans aucun doute fertiles des graines que vous avez planté ainsi que mes chaleureuses félicitations. Le poème de Keziz Amel d’ailleurs vous fait l’hommage de son cœur.
Tous les poèmes sont magnifiques ! Et j’ai eu les larmes aux yeux de les lire tant j’ai eu de joie.
J’ai eu moi même le Prix de la ville d’Antibes lorsque j’avais leur âge et je n’ai jamais cessé d’écrire cette danse de l’âme qu’Heidegger nommait la « langue primitive ».
Le poète est par essence un exilé en ce monde, il a la nostalgie de l’harmonie par la perception sensible d’un monde angélique dont le caractère reste la nature sacrée et mystérieuse.
Cette initiation que vous leur transmettez s’inscrit dans une dimension de connaissance du langage, du rythme et du sacre dans une langue différente de leur langue maternelle. Ainsi, les enfants grâce à vous ont senti la calligraphie du poète, celle qui s’inscrit non pas sur le papier, mais dans la représentation de la nature intérieure de l’homme à l’image du créateur, l’intégrale musique, le rythme et le mouvement profond et subtil des mots qui s’enlacent pour créer une harmonie signifiante qui parle directement à l’âme.
Vous leurs avez transmis le mystère qu’au travers des mots l’homme rejoint la part divine qu’il porte en lui dans laquelle s’illustre la beauté. Ils sont devenus l’instrument du souffle de l’esprit et vous leur avez appris à cristalliser l’émotion.
Je vous en remercie Cher Monsieur, mon amitié vous accompagne
Main sur le coeur
Collège SALEM Bouzidi Oumache
Biskra
ALGERIE
Madame Claude Chatron-Colliet,
Si vous avez vu cette joie légère, aérienne émanant des yeux innocents de mes chers élèves ;
Si seulement vous étiez là et vous avez aperçu cette béatitude qui flottait dans l’atmosphère de notre espace estudiantin.
La réception de votre message (email) débordant de mots affectueux, encourageants, a vivifié les cœurs purs de mes enfants qui avaient tant besoin de stimulation, de motivation.
Grâce à vous et votre doigté, mes poètes en herbe ont découvert la muse qui inspire le poète, mes poètes en herbe ne considèrent plus les vers et les rimes comme une quelconque trace écrite sur une feuille mais un mode de vie, une façon d’être ; tout est devenu poésie pour eux…
Je vous remercie sincèrement pour ce coup de pouce comme j’ai remercié mon cher ami Mounir Hammouda qui m’aide et aide mes élèves dans leur apprentissage de la langue française.
Ma main et celles de mes élèves sur les coeurs
M. AISSAOUI Mohamed Azzeddine, responsable du CLUB de poésie
Pour lire mes Graines de Poètes :
Cliquez
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b1401350801125ecdb619fd96bf0b1d7.pdf
Vous faire connaître le coeur de Monsieur AISSAOUI Azzedine:
Bravo mes Très chers élèves
O mes enfants !
Mes très chers apprenants,
Si vous savez combien je suis ravi
De voir grandir cette envie.
De voir la passion de la poésie
En vous si rosie.
O mes enfants !
Mes très chers disciples chéris,
Si vous savez combien je me réjoui
De voir cette amour fervent,
Des vers, des strophes et des rimes
En vous atteignant les cimes.
Je veux le dire mes enfants
Votre poésie est tel un souffle divin
Qui se déplace en croissant
Il emplit le coeur et le rend serein.
Je veux le dire mes enfants
La graine que j’ai semée
A la naissance de cette saison
Vient juste de germer
Mais elle attend seulement
D’être entretenue prodigieusement
Pour grandir, pour fleurir
Et surtout pour s’épanouir.
M. AISSAOUI Med Azzeddine
Mon professeur
Il ne vient jamais en retard, mon professeur
Monsieur est toujours dans le coeur
Monsieur est comme les stars
Il n’aime pas les avares
Donc il est dans le coeur le meilleur
Grâce à mon Dieu, il est un très bon professeur
Il est civil monsieur
Je le dis et je le dis, il n’y a pas comme monsieur
Nous avons besoin de vous
Sans vous, il n’y a pas de goût.
Avec ses camarades, il y a une différence
Il chemine toujours en silence.
Salem Mohamed Lakhdar 4°AM/2
Les jours qui passent
Dans la terre et dans l’espace
Je suis très content
Avec mes frères et mes parents
J’aime mon professeur
Grâce à lui, je suis meilleur
Il est pareil à une fleur
Je suis très heureux
Car monsieur est sérieux
Vous êtes excellent
Travaillant en classe et à la maison
Mon professeur est vraiment bon
C’est pourquoi nous obéissons
Lui, il ordonne et nous exécutons
Salut de nous à celui qui suit le chemin de la
vérité.
Salem Mohamed Lakhdar
4°AM/2
Je suis le meilleur
Et vous êtes les meilleurs
Grâce à mon Dieu
Grâce à mon professeur
A la fin de cette année
Tous les élèves passeront
Et la joie se dessinera sur leurs visages
Et quand vous passerez
Il n’ y aura plus de bipage
Vous êtes capables
Pour devenir au futur indispensable
Grâce à notre professeur
Donc, il est et il restera dans le coeur.
Houili Ilyès 4°AM/3
Lle meilleur parmi les gens
Vous êtes cher comme les parents
Vous me faites voir l’avenir
Avec un grand espoir
Vous ouvrait mes yeux à un futur
Qui était sombre et noir
Mon coeur et mon esprit vous remercient
Ma gloire et mon succès vous bercez
Et grâce à vous, je vois très haut
Et mon horizon devient très beau.
Keziz Amel 4°AM/
Je pourrai tous les mettre tant il vont droit à mon âme...
Je vais me promener dans
Les Champs derrière ma maison et penser à tout cet Amour
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24.01.2008
Mercredi 23 janvier 2007

A mes petits élèves de la Classe de Madame Volle
CM1
Résumé de mon intervention de mercredi 23 janvier 2008
La Communication
L’homme est doté de nombreux outils qui lui permettent de communiquer.
Communiquer, c’est transmettre l’information.
Une information qui nous entoure et que nous réceptionnons à partir des cinq sens : entendre, voir, toucher, sentir, gouter… pour lesquels nous sommes « équipés » de récepteurs neurologiques (qui sont relatifs au système nerveux). Il s’installe alors un dialogue entre nos sens et notre cerveau qui nous permet de les transcrire en sentiments (amer, rugueux, lisse, courbe, joli…).
L’information est multiple. Elle circule à l’intérieur de nous, ou à l’extérieur de nous.
La mémoire nous permet de la recevoir, de la mimer (vue) et de la retransmettre.
Elle est conçue à la fois comme un mécanisme spontané vers notre cerveau et utilise un canal qui ne se contente pas d’enregistrer ou de restituer l’information, mais de la sélectionner, de la transformer et de l’utiliser…
Exemple :
Dans un premier temps :
Hugo connaît Platon et Socrate, il a enregistré l’information parce qu’on la lui a transmise.
Deuxième temps :
Hugo répond à la question et connaît la réponse, il la transmet à son tour à toute la classe.
Il utilise l’information après l’avoir sélectionnée.
Communiquer, c’est aussi partager, éprouver ensemble une émotion. Par exemple, j’ai grand bonheur de voir et sentir votre joie lorsque j’arrive dans votre classe et de voir l’affection que vous me portez. J’ai grand bonheur aussi à partager ces moments, d’entendre que vous applaudissez vos camarades lorsque vous constatez vous-même les progrès qu’ils ont fait, ou de partager comme hier les larmes d’Espérance.
Ce « radical » Commu de communiquer vient du mot latin « communis ».
On le trouve aussi bien dans le mot communication, communauté ou communion.
On pourrait dire alors, que nous partageons ces instants vous et moi, le mardi au club théâtre, le mercredi dans votre classe, autour d’un rituel dialoguiste où je suis l’émetteur et vous le récepteur de l’information que je vous transmets.
Lors de ma venue dans votre classe nous avons évoqué plusieurs types de communication.
En particulier le langage Oral et le langage Écrit.
Nous avons vu pour le langage Oral, qu’il existait dans une langue de grandes finesses et qu’il était important d’en comprendre le fonctionnement pour pouvoir la comprendre, y répondre pour y forger son propre jugement. Cela nécessite une interaction avec d’autres matières, comme l’histoire, la géographie, l’art et la philosophie…
Avant d’écrire, les hommes échangeaient soient par mimes, soit par sons, soit par l’art.
Nous avons abordé l’art pariétal et la culture de l’iconographie. (Image et bestiaire).
Nous avons évoqué, cette image toujours plus présente dans nos vies actuelles, et sa transformation en média. L’image a donc un pouvoir langagier.
L’écriture va naître de l’image par abstraction et symbolisation.
A partir de cet évènement la préhistoire laisse place à l’histoire.
Dans cet espace bien défini du langage Oral, nous avons défini ce qu’était un locuteur et un interlocuteur.
Le locuteur est celui qui a la parole.
L’interlocuteur est le « partenaire » du locuteur, celui qui lui répond.
Il s’installe alors un dialogue, par l’échange réflexif de l’information. (Nous avons abordé au Théâtre le monologue, la narration…)
Nous avons soutenu une brève conversation sur les différents langages d’une langue et son utilisation. Le langage familier, courant et soutenu. L’évocation de l’importance du vocabulaire a pris toute son ampleur.
Nous avons rappelé le mot grec « logos » évoque la parole et le raisonnement et ainsi constaté le rapprochement des langues, toutes issues pour l’Europe du continent Indo-Européen (mis en aparté du Pays Basque).
Nous avons aussi évoqué l’unité d’une langue pour diriger un pays afin que soient cohérents la compréhension orale et écrite de textes et leur interprétation. Nous avons échangé sur le fait que l’incompréhension d’une langue pouvait mener à la violence et à l’exclusion et qu’il était nécessaire d’en saisir le maximum de détails.
À ce sujet, nous avons fait une brève incartade sur François Premier[1] et montrer l’interrelation entre toutes les matières.
Depuis l’aube des temps, (je sais que cette introduction va vous faire sourire), les êtres humains se sont servis de différents supports pour peindre, sculpter et écrire et compter.
- Les minéraux : la pierre, (grottes, disques, pierre dite de rosette, tablettes et cailloux…)
- Les végétaux : le bois, les papyrus, le papier, l’écorce de bouleau, le bambou…
- Les animaux : Les peaux de bêtes et les carapaces de tortues (Chine), coquillages, os
- Et aujourd’hui l’écran et la puce comprenant toutes les nouvelles technologies en particulier les médias.
Ainsi que différents outils
- Minéraux : couleurs et pigments, pierres de tailles et de sculptures, outils divers
- Végétaux : pinceaux, et cannes pour souffler, mousses, charbons…
- Animaux : griffer et sculpter
- Mains et pieds
- Encres (pieuvres) et cendres…
Nous sommes donc passés de la phase de la parole « logos » à la phase de la symbolisation (l’alphabet qui nous vient de Phénicie est une forme de symbolisation), de la symbolisation au graphe (écriture représentative du visible), et nous passons et vous passerez du direct à l’instantané en utilisant l’ordinateur vers la simulation ou la stimulation des sens. (Machines odorantes simulant l’odeur du pain etc.). J’espère que ces machine ne viendront pas à corrompre vos sens (5 sens) et que le livre, l’écriture et la parole, donneront toujours un Sens à votre démarche afin que vous puissiez raisonner, être autonomes et critiques, du discours, de l’œuvre, ou de l’image…
[1] Ordonnance de Villers Cotterêt en 1539 qui contribue à la centralisation de l’état en imposant le Français alors que le pays se divisait en langue d’Ol et en langue d’Oc ainsi qu’en plusieurs dialectes. Il fonde le Collège de France en 1529, ainsi que la Bibliothèque Nationale de France et le musée du Louvre dont l’origine de la collection était ses propres tableaux dont la Joconde de Léonard de Vinci.
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Mercredi 23 janvier 2007

Deuxième partie :
La structure de la phrase et son enrichissement:
Ici, il ne s’agit pas de faire de la grammaire, mais de comprendre comment on enrichit un texte. Personnellement je travaille avec un dictionnaire, je passe de longues heures à chercher des mots et à enrichir mon vocabulaire. Je les répertorie par thèmes.
J’observe beaucoup la nature et j’y projette mes sentiments.
En classe nous avons pris l’exemple du brouillard.
Vous avez répondu :
Le brouillard est : cotonneux, enveloppant, froid, moite, glacial,
Qu’inspire t il ?
La peur, l’angoisse, la tristesse, le manque de dynamisme…
Voilà quelques idées pour construire un texte de deux phrases sur le brouillard pour la prochaine fois. :
Après lecture de mon lexique de vocabulaire personnel :
Les arbres élèvent dans le ciel bleu glacé leurs ramures et leurs ramilles arborescentes.
La Phrase simple :
Le travail se situe uniquement sur l’action des mots et non pas sur leur nature.
Le travail essentiel étant l’enrichissement de la phrase.
La phrase est constituée d’un moteur.
Un moteur comme un cœur.
Un peu comme un trésor caché qui bat, le cœur de la phrase est le Verbe qui donne le rythme tout entier à la phrase. Il fait l’action.
Chante, Danse… s’élancent.
Le Sujet en serait le corps. Cela pourrait être une enveloppe qui contiendrait un pronom personnel, un groupe nominal, un nom ou un prénom…
Je, les fleurs,
Ensuite, il suffirait de qualifier, de quantifier, ou de compléter la phrase.
Qualifier, c’est donner la manière d’être d’un objet ou d’une chose, l’aspect, la qualité ou le défaut. Par exemple :
Qualité de taille :
- petit, grand
Qualité morale :
- gentil, méchant, vertueux, diabolique…
Qualité esthétique :
- beau, laid, affreux, joli…
Quantifier : c’est donner une quantité numérique ou un pourcentage…
- Des douzaines d’œufs…
- Mille hommes
Compléter :
Des compléments en voici quelques uns que vous rencontrez dans vos lectures :
- D’objets directs ou indirects répondant à la question directs Qui ou Quoi ?
Indirects à qui à quoi… ?
- de lieu où ?
- de temps quand ?
- de manière comment ?
Par exemple :
Évolution d’une phrase simple:
Le garçon mange.
Qualifiant :
Le petit garçon mange.
Complément d’objet direct:
Le petit garçon mange de la confiture.
Complément de lieu :
Le petit Garçon mange de la confiture dans le placard.
Double complément de lieu :
Le petit garçon mange de la confiture dans le placard de la cuisine.
On pourrait donc imaginer un train auquel on ajouté sans cesse des wagons.
Une phrase simple peut devenir complexe.
Plusieurs phrases forment un paragraphe.
Plusieurs paragraphes forment un chapitre.
Plusieurs chapitres forment un Livre.
De la même façon si l’on prend un Livre qui est un objet fini et complet, on pourrait le diviser en d’innombrables parties dans le sens contraire, du livre, au chapitre, du chapitre au paragraphe, du paragraphe à la phrase, de la phrase au mot, du mot au "graphème ou au morphème" jusqu’à l’unité connue la plus petite qui forme le livre. On aurait parlé alors de dissection du livre par l’unité mais on aurait oublié l’essentiel son « Sens » qui est un peu comme notre âme.
(Une petite note pour Hugo, Anaxagore a été le premier à définir l’infini, tout est assemblage et désassemblage, les éléments sont divisibles à l’infini. Tout est compris dans le Tout, il eut semble t il pour disciple ton cher Socrate et profita de l’Athènes démocratique installée par Périclès, je reste à ta disposition pour ton exposé sur la démocratie.) Je précise pour les lecteurs qu’Hugo est en CM1. Il serait délicat ici de parler de Saussure mais je le ferai pour les grands dans un autre article.
Vous êtes tous capables d’écrire un petit livre et vous le faites à partir de ce travail sur les images de sapins.
Alors, comment procéder :
Nous avons vu combien l’image était très importante dans notre vie et ce depuis que l’espèce humaine existe. L’image est une représentation.
Son rôle peut être positif ou négatif.
Son impact sculpte notre imaginaire, elle est mémoire, spectacle, tragédie, magie ou arme…
Dans votre travail sur la photographie que vous a donné la maîtresse. N’oubliez pas l’obligation de toujours faire une introduction :
L’introduction c’est la « mise en place du thème ».
Elle doit toujours répondre aux questions :
- où ?
- quand ?
- comment ?
- pourquoi ?
La lecture de l’image se fait toujours par différents plans, un peu comme un tableau.
Ici le premier plan est l’image des sapins que la maîtresse vous a donnés à inclure dans un deuxième plan de votre choix.
Vous avez choisi dans la majorité de dessiner des montagnes.
Vous devez retracer l’historique et rédiger vos observations de façon à écrire un conte, chaque image correspondant à une page.
Exemples exprimés oralement après travail :
Il était une fois, dans une forêt splendide, au cœur des montagnes un petit sapin nommé Rondin qui était aimé de toute sa famille.
La consigne introductive a bien été suivie en général
Deuxième image :
Rondin, abritait dans ses branches de nombreux amis dont il était fier. Il y avait Plum, aux gazouillis mélodieux, Rouquin l’écureuil facétieux, Carotte le petit lapin nain, et le Daim câlin, tout brun et tacheté de Blanc.
Les phrases ont donc bien été toutes enrichies d’adjectifs qualifiants, de compléments.
A suivre
Photographie Ecoles Fénelon-Notre Dame-La Providence
La Rochelle
La cour côté petits et les arbres qui s'élancent dans le ciel bleu glacé...
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20.11.2007
Projet Pédagogique de l'école Primaire Fénelon à La Rochelle
C’est le jour où mes cinquante et un élèves de l’école primaire Fénelon à la Rochelle m’attendent avec impatience pour éveiller leur talent de mimes, et d’acteurs. Ils ont travaillé toute la semaine avec une ardeur impatiente m’a dit la maîtresse, en attendant mon retour sur les fables de Monsieur Jean de la Fontaine : Le Loup et l’agneau, et la Cigale et la fourmi.
Nous avons la semaine dernière présenté le projet de façon à relever l’adhésion des élèves et de fédérer le groupe autour d’un maillage largement préparé. Dans ce cadre, nous ne disposons que d’une heure et demie de temps qui se partage ainsi où je transfère des Savoirs et des Savoirs faire sur plusieurs matières correspondant au programme de Cm1 , l'objectif étant pour les élèves de "Savoir, pour Transmettre".
Ø Une partie didactique de vingt minutes reprise en semaine par les maîtresses, puisqu’elle correspond au programme scolaire avec des expériences suivant les matières :
La Biosphère (Science et vie de la Terre)
L’écosystème (Le cycle de l’eau) (Sciences)
L’homme et son interaction sur l’environnement : (Histoire et Géographie)
· L’homme Nomade (Préhistoire jusqu’à l’Histoire)
- Conquête des territoires
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